Sue Foley
Avec son septième et plus récent album, intitulé Where the Action Is, la guitariste et chanteuse blues Sue Foley s'est enfin élevée au rang des plus imposantes actrices du genre. Étonnamment, c'est l'album où Foley montre son penchant pour le rock avec le moins de retenue qui lui vaut tant d'éloges dans le milieu du blues, un disque où la musicienne va même jusqu'à reprendre le Stupid Girl des Stones avec aplomb, affirmant même sur une autre chanson: "Gotta keep movin' leave the blues behind." Un tournant dans la carrière musicale de cette blueswoman qui, déjà reconnue pour son jeu charmeur et son chant à la fois tendre et suave, montre aujourd'hui les dents. À l'Autre Caserne le 7 décembre.
Vincent Vallières
Le jeune auteur-compositeur-interprète qu'est Vincent Vallières est parti de loin. Du statut peu enviable de chansonnier aux textes quelconques, il s'est rapidement hissé jusqu'aux sphères très prisées du nouveau rock québécois, devenant une sorte de cousin de la fesse gauche de Fred Fortin, comme le disait éloquemment un collègue. Son dernier album, Bordel ambiant, en fait foi: Vallières y va d'invectives molles, d'un discours volontairement bâclé qui se veut le miroir d'une génération qu'on reconnaît dans tout ce qu'elle a de brouillon et dans son ambiguïté à se définir à la fois dans l'action et l'inertie. Dans une salle de spectacle qui conviendra sans doute mieux à ce genre de prestation que le Cabaret du Capitole où il était passé l'an dernier, Vallières revient, mais sur la scène de l'Autre Caserne, le 6 décembre.
Fred Fortin
Et puisqu'on en parlait, Fred Fortin s'amène pour un dernier tour de piste avant de reprendre le chemin de la maison pour un repos bien mérité. Musicien qui, comme plusieurs de ses consorts, ne reçoit pas toute l'attention qu'on devrait lui allouer, Fortin a vécu une dernière année tumultueuse, quittant sa maison de disques (La Tribu), alignant les dates de spectacle dans un ballet frénétique où il alternait entre ses différents projets: de Gros Mené à Galaxie 500 en passant par le solo en homme-orchestre qu'il trimbale depuis deux ans. Une dernière occasion pour venir le saluer avant qu'il ne retourne dans son bucolique patelin du Lac, au Kashmir le 7 décembre.
En bref:
Les gagnants du dernier Conga, Wideload, s'attaquent maintenant à la Rive-Sud. Ils présenteront les pièces de leur tout nouvel album au Melting Pot le 7 décembre.
Sorte de projet plus épuré du Polémil Bazar, l'Orchestre "D'rue" commence à faire sérieusement parler de lui. À découvrir si ce n'est déjà fait, au Fou Bar, le 9 décembre.
Pour ceux qui préféreraient la violence à l'état pur, l'Arlequin propose un trio des plus décapants le 7 décembre en invitant les Atheretic, Mesrine (dont le nom ne cesse de nous renverser par sa puissance d'évocation) et Utopy à partager une même scène. Acouphènes au sortir garantis.