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After the flood

Ce matin, je me suis réveillé avec le lever du soleil dont le reflet s'étirait paresseusement dans le coude du Mississippi que je peux voir depuis ma chambre.

Les drapeaux devant le casino Harrah's battent mollement dans la brise matinale. Il fait 20 degrés Celcius (on prévoit 26 ce midi), l'air est chaud, humide; il transporte avec lui l'odeur du Mississippi et des magnolias en fleurs.

Il fait combien à la maison? 2, 3 degrés? Hier soir, avant de me coucher, Discovery Channel présentait une émission qui portait sur la crise du verglas au Québec.

Chacun ses drames.

Dans le Wall Street Journal que je lis en déjeunant, une critique du nouveau roman de Philip Roth, récit désespéré d'un mourant dans la veine de La bête se meurt.

Et bien il semble que cette ville, où je suis, ait choisi, contrairement à Roth qui s'y soumet, de faire un magistral bras d'honneur à la mort.

New Orleans ne se contente pas de ressusciter, elle se relève en poussant un cri de ralliement. Difficile de ne pas répondre à l'appel.

Après un peu de jogging matinal, visite dans le Garden District, à quelques encablures du quartier français (deux portions de la ville qui ont été épargnées par les inondations lorsque les digues ont cédé) puis direction Jazz & Heritage Festival.

Sur un champ de course, près d'une dizaine de scènes sont érigées. Pour chacune, une thème: cajun, jazz de grand ensemble, folk, etc.

On s'en reparle ce soir.

Au fait, l'une d'entre-nous a croisé The Edge -le guitariste de U2, pour les incultes- dans une rue hier. Doit-on s'attendre à une performance surprise du groupe irlandais dans un bar du coin ce soir ou demain?