BloguesDu haut de la King

L’écho des locaux: b.e.t.a.l.o.v.e.r.s

Présentement, Charles Lavoie joue de la guitare. Je le sais, j'en suis sûr, because Lavoie joue partout, tout le temps de la guitare. La dernière fois que je suis tombé sur lui, il étrennait une nouvelle «maîtresse» vintage, à genoux par terre au milieu d'un party de salon très Auberge espagnole, ne stoppant un rythme reggae que pour se lancer dans une complainte de Tom Waits.

Mais Charles Lavoie n'est pas un simple gratteux de six cordes de feu de camp. Quand il discipline son plaisir brut de jouer, le musicien peut aussi bien compléter des cours universitaires en composition classique, contribuer au (feu) brumeux collectif post-rock the random partition occurs through nowhere ou, en complicité avec Benoit Converset et Jessie Ens, devenir b.e.t.a.l.o.v.e.r.s.

C'est par la force des choses que la formation a vu le jour il y a tout juste deux mois, lorsque des sessions d'improvisation ont permis de mener à terme quelques embryons de chansons de Lavoie. Le trio s'encabane ensuite chez Eis à Bolton et forge un répertoire folk-rock expérimental (psyché folk) passé au filtre de son érudition musicale, de ses expériences éclectiques (beaucoup de musiques du monde pour Converset, du bluegrass avec United Steel Workers of Montreal en tournée pour Ens) et des extended techniques (façons non orthodoxes de jouer d'un instrument).

b.e.t.a.l.o.v.e.r.s mettra bientôt en boîte un premier EP au studio The Pines de David Bryant (Godspeed You! Black Emperor) et remonte sur la scène du Tremplin 16-30 après un fructueux concert-bénéfice pour Haïti. Le 5 février à 21h30, avec Mike Sterling en première partie.

www.myspace.com/betalovers

b.e.t.a.l.o.v.e.r.s

photo: Pascale Talbot