BloguesDu haut de la King

L’écho des locaux: Triniland

Le blues-rock de Triniland, énième rejeton de la filière Stevie Ray Vaughan, ne jettera personne par terre par son inventivité. On peut toutefois difficilement faire plus authentique, qualité dont la voix rauque de Trini Savard est la pierre de touche. Que le guitariste-harmoniciste de la race des bourlingueurs à l'inexpugnable indépendance ait donné au groupe son surnom, dont on l'a affublé à cause des origines trinidadiennes de son père, se comprend en deux ou trois accords!

Avec un brin du Jimi Hendrix dans le nez, le bum à chapeau à plumes galère à travers la province et ses nombreux événements blues accompagné de la chanteuse Véro Pelletier et du bassiste Céd Allard, avec un succès à la mesure de l'investissement du dernier larron, le batteur Fred Therrien. Reléguant aux oubliettes tous les préjugés sur la fainéantise des teneurs de baguettes, l'homme est le travailleur acharné derrière le leader bohème, se démenant afin de faire manger de la route à sa bande. Quelques faits saillants? Finale du dernier Concours de la relève du FestiBlues international de Montréal, passage dans la mecque blues le Bistro à Jojo et clôture du Festival de blues de Saint-Fortunat.

Un premier album, Heart and Soul (2007), comporte des incursions reggae et, fait rarissime dans le genre, des chansons en français. En attendant un retour en studio, Trini prend du galon sur chacune des tribunes offertes. Tout le monde ensemble: «Au jour le jour, chaque chose en son temps.» Le 13 mars à 20h, à la Maison de la culture de L'Avenir.

www.myspace.com/trinilandblues