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Rétrospective 2011

Bilan resto : 2011: des chefs qui bougent, qui bougent

L’année 2011 a été pleine de rebondissements pour la restauration montréalaise. Petit tour de l’équipe gastronomie de Voir la Vie pour faire le bilan des coups de cœur et des coups de gueule.

Nos coups de cœur /

Les nouveaux restos: Van Horne, Bouillon Bilk, Kazu, Tandem, Foodlab

Les plats qui ont affolé nos papilles: Le demi-homard servi avec des ris de veau et des graines de citrouille concocté par le chef François Nadon du Bouillon Bilk, le petit pot de crème chocolat, caramel et romarin de Nicolas Sénépart, chef pâtissier invité au Communion.

Les cafés où nous avons aimé nous arrêter: Le Café Ellefsen et le Falco pour leur ambiance sympathique et leur décor inspirant. Et aussi pour les petits plats aux saveurs lointaines qu’ils y servent.

La terrasse de l’été: Celle du Icehouse pour déguster un lobster roll, un verre de bière à la main.

Le sommelier qui nous a bien conseillés: David Vincent de chez Laloux.

Les tendances 2011 /

Les chefs musicaux: Martin Juneau, Seth Gabrielse, Michelle Marek, Jonathan Lapierre-Réhayem, Stéphanie Labelle, Stelio Perombelon… Ils ont tous changé d’établissement cette année, et même plusieurs fois pour certains.

Les chefs nomades: Au Communion, au Nouveau Palais ou à l’Europea, les chefs voyagent de plus en plus. Venant de loin ou non, ils nous permettent de goûter à leur cuisine le temps d’une soirée ou plus. Mention spéciale aux Cookies Unite du Nouveau Palais qui donnent la chance au public de découvrir la cuisine de la relève montréalaise.

Les izakayas: Depuis Big in Japan, plusieurs bars japonais ont ouvert leurs portes, dont Kazu, Ryù et Imadake. Cette cuisine terriblement savoureuse est un régal qui vaut l’attente parfois longue pour avoir une table.

Une pêche responsable: Cela s’en vient petit à petit, mais reste encore insuffisant. On aime les restaurants qui proposent des produits Ocean Wise et qui s’inquiètent de l’état de nos océans.

Les coups de gueule /

Les cupcakes: Après les crèmes brûlées, c’est aux petites pâtisseries au glaçage multicolore que nous disons à leur tour: «Stop, plus capable!»

Le sel: Est-ce parce que les chefs sont en amour ou pour lutter contre l’insipidité? En tout cas, un peu moins de sel dans nos assiettes ne ferait pas de mal à nos artères.

L’huile de truffe: Comme les cupcakes… on n’en peut plus!

Le service: Trop d’endroits où l’excellent travail du chef est massacré par un service exécrable et arrogant. Le service, ce n’est pas qu’une job d’étudiant.

Les deux services: Se faire jeter dehors sans avoir fini le repas parce que l’heure du deuxième service arrive… non, on n’aime vraiment pas ça.

Les détails qui ne servent à rien: La branche de romarin plantée au milieu du plat et le «sparage» de balsamique dans le fond de l’assiette. C’est tellement 2002!

En vrac /

L’ouverture qui a peut-être trop fait parler d’elle: Laurier Gordon Ramsay

La fermeture qu’on regrette déjà: La Montée de lait

Le meilleur livre de cuisine: celui de Joe Beef