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BloguesÉlise Desaulniers

Comment attirer les femmes dans des colloques ?

Hier, on a beaucoup parlé de l’absence de femmes et de minorités parmi les dix invités de la Semaine de la souveraineté à l’Université de Montréal. L’organisatrice de l’événement, Catherine Fournier, déplore la situation contre sa volonté : aucune femme n’a accepté son invitation.

Le problème de la sous-représentation des femmes dans les événements académique n’est pas propre au colloque de l’UdM. L’automne dernier, la question de la place des femmes en philo a été longuement discutée (aux États-Unis, 16,6% des profs seraient des femmes alors qu’elles comptent pour 27,1% des étudiantes au doctorat et la situation est encore plus troublante chez les femmes de couleur). À la recherche de chiffres spécifiques à la présence de femmes dans les conférences, je suis tombée sur un excellent texte Olga Khazan dans The Atlantic publié il y a à peine quelques jours : The Easiest Possible Way to Increase Female Speakers at Conferences.

En 2014, les femmes sont encore sous-représentées en tant que conférencières, dans le monde académique comme ailleurs. Ça nuit à leurs perspectives de carrière (c’est toujours les mêmes qui sont invités) alors que les modèles de femmes qui prennent le micro pour débattre d’idées sont encore pas assez nombreux.

Que propose Khazan ?

Il est souhaitable que des femmes, des minorités ethniques et sexuelles prennent la parole publiquement : personne ne va dire le contraire. Mais pour que ça arrive, il faut renverser une tendance lourde et ça va prendre de réels efforts. Pas seulement de bonnes intentions et de plates excuses.