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Et maintenant, comment discréditer Martine Ouellet?

Ça y est, les puissants qui tremblaient à l’idée de voir un VRAI écologiste au ministère de l’Environnement et de la Faune ont réussi leur coup: il fallait faire tomber cet incorruptible qui ne négocierait pas nos richesses dans un club privé… Retour au XXe siècle?

On a trouvé quelques squelettes à activer pour empêcher Daniel Breton de réaliser ses ambitions: celles clairement affirmées de redonner son indépendance au Bureau d’audience publique en environnement (BAPE) et d’entreprendre un réel contrôle étatique sur nos ressources naturelles. Ses nominations en témoignent: comment envisager que le BAPE puisse être détourné de son mandat ou dirigé politiquement avec une personnalité aussi crédible que Louis-Gilles Francoeur comme commissaire? L’ambition claire de Daniel Breton était de redonner son indépendance au BAPE. Ce que ses adversaires ne toléraient pas est justement que le BAPE puisse maintenant être un instrument de transparence démocratique et d’acceptabilité sociale des grands projets…

L’erreur la plus grave de Daniel Breton dans cette affaire, c’est qu’il ne s’est pas efforcé avec sa première paye de ministre, de régler ses dettes avec son ex-propriétaire. Le reste, dans le paysage actuel de puissants intérêts qui vivent grassement en se partageant le gâteau au mépris des moins nantis et des fonds publics, c’est… du petit gâteau justement.

Au fond, plusieurs intérêts puissants sourient aujourd’hui. Malgré la chute de l’ex-Président de SNC-Lavallin, Pierre Duhaime, les puissants peuvent encore empêcher un ministre de l’environnement «écolo» de s’installer au pouvoir.

Et actuellement, ces mêmes puissants se disent: «Bon, Martine Ouellet, c’est quoi ses squelettes?»