Crise sociale et lutte étudiante au Québec : Nous sommes avec les étudiants. Nous sommes ensemble.
Je pense que

Crise sociale et lutte étudiante au Québec : Nous sommes avec les étudiants. Nous sommes ensemble.

En ce 1er mai, jour du travailleur, sur un fond de lutte étudiante qui ne semble pas vouloir s’estomper, plusieurs personnalités québécoises signent une lettre collective dénonçant une vision politique dont ils ne veulent plus afin de soutenir les étudiants. Nous la publions ici intégralement avec la liste des signataires.

Aujourd’hui, 1er mai du printemps 2012, en cette journée internationale des travailleuses et travailleurs, qui incarne depuis un siècle le progrès social, nous manifestons notre pleine solidarité avec le mouvement étudiant et notre indignation face à la situation actuelle, aboutissement prévisible de crises sociales, culturelles, environnementales, financières et politiques couvant depuis trop longtemps.

Ce conflit entre le gouvernement et le mouvement étudiant se projette en effet bien au-delà des chiffres et des tarifs: c’est d’abord un conflit de valeurs et de visions, donc de société. D’un côté, on s’entête à imposer des politiques sociales, économiques et environnementales régressives; de l’autre, une jeunesse nouvelle se lève, se rassemble et marche au nom de ses idéaux : la justice sociale, la solidarité et le respect. Ce cri de la jeunesse, qui nous pousse à rompre avec l’immobilisme, à recouvrer notre capacité collective d’agir et à travailler pour le bien commun, nous l’entendons.

Les dernières offres du gouvernement n’en sont pas, mais nous refusons de circonscrire le débat en éludant sa véritable nature : la grève des étudiants et le mouvement social qui l’accompagne expriment aussi le ras-le-bol des Québécois face au manque d’imagination de nos gouvernants dans la maîtrise d’œuvre des affaires de l’État. Cette volonté butée d’augmenter radicalement les frais de scolarité n’est qu’un symptôme, un signe de ce qui va de travers, de ce qui ne va plus, de ce qui ne passe plus.

Les questions soulevées sont fondamentales: elles concernent la gouverne sociale. Les étudiants de la rue sont la pointe émergée d’un mouvement plus large qui veut contrer l’augmentation des inégalités et de l’insécurité sociale, l’endettement grandissant des ménages, la pauvreté de ces personnes seules négligées par les politiques gouvernementales et la dégradation environnementale engendrée par un modèle de développement anachronique.

Or, ce modèle qui sabote nos services publics, notamment par une gestion douteuse des ressources du système d’éducation et de notre système de santé – nous n’en voulons pas.

Ce modèle où l’État ne percevra, dans le cadre du Plan Nord, qu’un maximum de 16% de redevances sur les profits des entreprises exploitant nos richesses naturelles, alors qu’ailleurs on estime cette juste part à plus de 30%, soit 700 millions de dollars annuellement si on l’appliquait ici ou deux fois la hausse des frais de scolarité – nous n’en voulons pas.

Ce modèle où 25 % des quatre milliards de dollars investis par l’État québécois en 2011 dans les infrastructures a été détourné par des activités de collusion et de corruption – nous n’en voulons pas.

Ce modèle où le gouvernement du Québec tarifie à outrance les individus, à l’encontre des principes qui ont permis de bâtir un Québec moderne favorisant l’égalité des chances – nous n’en voulons pas.

Ce modèle en panne de vision en matière de développement, d’énergie et d’environnement, du Mont Orford à la rivière la Romaine, des petites centrales hydro-électriques au Suroît, de Bécancour aux ports méthaniers, de la réfection de Gentilly aux gaz de schistes et à l’octroi des permis de forages dans le fleuve – nous n’en voulons pas.

Nous n’en voulons plus.

Nous affirmons plutôt, aujourd’hui, notre pleine solidarité avec le mouvement étudiant et les idéaux qui l’inspirent. Parce que nous croyons que l’éducation engendre la richesse, que l’éducation est la richesse, que l’éducation est le moteur de la transmission de notre mémoire collective et que nous devons investir massivement dans l’éducation, cette garantie de survivance. Il faut faire de l’éducation le parent fort de la société, afin d’assurer au plus grand nombre l’accès aux études supérieures.

C’est notre avenir qui est ici en jeu : dans cent ans, dans deux cents ans, on se souviendra surtout de nos contributions décisives au patrimoine mondial des connaissances. Taxer et exploiter intelligemment nos ressources naturelles prend ainsi tout son sens dans le contexte d’un projet de société moderne, juste, égalitaire et courageux, où nous choisirons de vivre ensemble selon un modèle de développement durable viable et de réinvestir dans notre éducation et nos programmes sociaux.

Nous choisissons d’incarner ces valeurs en ce 1er mai du printemps 2012 : à partir d’aujourd’hui, ces principes auxquels nous tenons tant, la justice sociale, la démocratie et le respect des libertés individuelles et collectives ne seront plus jamais négociables.

Nous exigeons en conséquence la fin de l’intransigeance, un moratoire sur la hausse des frais de scolarité et la tenue d’États généraux sur l’éducation supérieure.

Et nous lançons un appel pressant aux associations, aux partis politiques, aux syndicats, aux corps professionnels et aux citoyens : en unissant nos forces, nous croyons qu’il est possible de faire lever encore plus fort le vent du printemps québécois, jusqu’à ce que ce gouvernement qui nous fait de plus en plus honte sur la scène internationale, comme le gouvernement du Canada depuis son retrait de Kyoto, agisse résolument pour dénouer la crise sociale. Ou qu’il déclenche des élections.

Nous sommes solidaires avec les étudiants. Nous marchons avec eux. Nous marchons ensemble.

Nous sommes ensemble.

 

Les rédacteurs

Léa Clermont-Dion
Hugo Latulippe
Laure Waridel
Éric Pineault, Professeur de sociologie, UQAM
Alexis Martin
Alain Vadeboncoeur, médecin et animateur
Dominic Champagne

Les signataires
Alain Farah
Alexandre Champagne
Alexandre Désilets
Anaïs Barbeau-Lavalette
André Bélisle
André Melançon
André Turpin
Andrée Lachapelle
Anne Casabone
Anne Élaine Cliche
Anne-Marie Cadieux
Éric Jean
Annie Roy
Ariane Moffat
Astrid Brousselle
Barbara Shrier
Béatrice Martin (alias Cœur de pirate)
Benoît Archambault, Mes Aïeux
Bernard Émond
Bernard Émond
Brigitte Haentjens
Brigitte Poupart
Bruno Marcil
Camille Gérin
Caroline Dhavernas
Catherine Brunet
Catherine Dajczman
Catherine Martin
Céline Bonnier
Charles-Olivier Michaud
Charlotte Laurier
Charmain Levy
Christian Bégin
Christian Simard
Christian Vanasse
Claude Béland
Claude Poissant
Claudia Larochelle
Damien Contandriopoulos
Daniel Boucher
Daniel Brière
Danny Gilmore
David Giguère
Denis McCready
Denis Villeneuve
Denys Desjardins
Dominique Champagne
Domlebo
Eli Bissonnette
Éloi Painchaud
Emile Proulx-Cloutier
Emmanuel Schwartz
Éric St-Pierre,
Eveline Gélinas
Evelyne De la Chenelière
Fanny Bloom
Fanny Mallette
François LeBaron
François Parenteau
François Patenaude
Fred Pellerin
Frédérick Gravel
Geneviève Rioux
Geneviève Rochette
Georges Leroux
Gérald Larose
Gilles Gagné
Gourmet Délice
Guy Bourgault, professeur
Guylaine Tremblay
Helene Florent
Ingried Boussaroque
Isabelle Miron
Ivy
Jacques L’Heureux
Jacques Languirand
Jacques Wilkins
Jason Bajada
Jean Barbe
Jean Wilkins
Jean-François Casabonne
Jean-Marc Vallée
Jean-Martin Fortier
Jean-Philippe Duval
Jean-Pierre Ménard
Denise Martin
Jeanne Crépeau
Jerome Minière
Jorane
Josette Bélanger, vidéaste
Julie Le Breton
Julie McClemens
Julie Vincent
Karina Goma
Kiya Tabassian
Laurent-Christophe De Ruelle
Lisa Leblanc
Lise Payette
Lise Vaillancourt
Louis Bélanger
Louis Favreau
Louis-David Morasse
Luc De Larochellière
Luc Picard
Macha Limonchik
Magnus Isacsson
Malajube
Manuel Foglia
Mara Tremblay
Marc-André Grondin
Marie Brassard
Marie-Claude Goulet
Marie-Claude Goulet
Marie-Soleil Dion
Mark Fortier, Éditeur
Martin Faucher
Martin Léon
Mathieu Roy
Mathilde Laurier
Maude-Hélène Desroches
Maxime Leflaguais
Mélanie Carrier
Emmanuel Bilodeau
Josée Deschênes
Marie-Claire Séguin
Michel Fortier
Michel Lacroix
Michel Rioux
Michel Rivard
Mikael Rioux
Misteur Valaire
Monique Richard
Charles Imbeau
Catherine Gauthier
Maryse Potvin
Mélanie Carrier
Emmanuel Bilodeau
Josée Deschênes
Marie-Claire Séguin
Guy Thauvette
Fanny Malette
Myron J. Frankman
Nathalie Trépanier
Normand Baillargeon
Olivier Choinière
Olivier Kemeid
Patricio Henriquez
Patrick Bonin
Paul Ahmarani
Paule Baillargeon
Philippe Ducros
Philippe Falardeau
Pierre Allard, ATSA
Pierre Jasmin, artiste pour la paix
Pierre Lefebvre
Pierre-Luc Lafontaine
Pierre-luc Lafontaine
Pol Pelletier
Radio Radio
Random Recipe
René Richard Cyr
Richard Séguin
Robert Laplante
Robert Morin
Robin Aubert
Rosalind Boyd
Samuel Matteau
Sarah Jeanne Labrosse
Sébastien Huberdeau
Ségolène Roederer
Serge Boucher
Sophie Bissonnette
Sophie Cadieux
Sophie Desmarais
Stanley Péan
Stéphane Archambault
Stéphane Mongeau
Stéphanie Tougas
Sylvain L’Espérance
Sylvie Clermont
Sylvie Moreau
Tania Kontoyanni
Tricot Machine
Tristan Malavoy-Racine
Vincent Bolduc
Vincent Gratton
Yann Perreau
Yves Vaillancourt
Yvon Rivard
Zoomba Létourneau

Commentaires

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60 commentaires

L’humble inconnu que je suis ajoute son nom à cette liste de gens qui appuient nos étudiants, tout en les remerciant pour leur geste!

Il est temps de reprendre nos destinées en mains!

pensez vous qu’avec l’appui de certains petits artistes vous gagnerez plus là ont ne parle plus de manifestations étudiante ont est rendu a parler de désobéissance civile cela ressemble beaucoup au groupe la classe. Demandez a ces même artistes s’il sont pour la violence, la casse, blocage de ponts ?etc. si la réponse est oui ont n’a a se poser des questions quand je les attends dire faut arrêtez la violence, l’intimidation est- ce que les réponses changent selon l’écoute et la visibilité que cela leurs procureras. Quand quelqu’un va se lever pour appuyer les non- contestataires, ceux qui veulent retourner en classe, ceux qui ont payer pour recevoir un service etc, avez vous peur de la mauvaise image que cela fera de vous. signification du mot grève: Toutes personne recevant une rénumération pour service rendue ont le droit de grève est-ce-que les étudiants sont payés pour services rendu?

Dans la mesure où ce qui est exprimé est vraiment sincère, et non pas seulement un énoncé «partisan» ou un regard myope posé sur la réalité, il nous faut espérer que les principes mis de l’avant tels que «la justice sociale, la démocratie et le respect des libertés individuelles et collectives» ne seront plus jamais aussi méprisés qu’ils l’auront été ces trois derniers mois.

Des principes qui en ont pris pour leur rhume – malgré la température souvent clémente d’un étrange printemps.

Sauf que les pots cassés sont probablement irréparables, à l’heure qu’il est…

Le boycott des salles de cours, orchestré via la stratégie de votes à mains levées (plutôt que secrètement par isoloirs), a foutu une terrible claque au principe fondamental de «démocratie». Une façon de faire qu’on pensait encore – bien naïvement – le lot de barbares et incultes contrées lointaines.

Heureusement, çà et là, il s’est malgré tout trouvé quelques braves poches de résistance où le vote démocratique a prévalu. On aura refusé de piétiner la «démocratie» au nom d’une idéologie, quels que puissent être les possibles mérites de cette idéologie, le cas échéant. L’ordre des priorités a été respecté: en premier «démocratie» et ensuite «idéologie».

Peut-on également croire que ces autres grands principes que sont la «justice sociale» et le «respect des libertés individuelles et collectives» viendraient enfin de trouver leurs hérauts? C’est vivement à espérer!

Car, à l’instar de notre pauvre «démocratie» qui vient d’essuyer toute une baffe, depuis un moment la «justice sociale» en bave un coup de son côté aussi. En guise de gratitude, de remerciement à tous ces autres qui se tapent la très grosse part (87%) de la note relative aux études universitaires, les responsables de l’entorse au principe de l’expression démocratique (votes sans isoloirs) ont à répétition organisé le maximum de nuisances possibles.

Et le message hurlé réclamait davantage encore de celles et ceux qui se montrent pourtant si généreux. En s’acharnant pour leur occasionner embêtement par-dessus embêtement.

Mais le vent aurait-il enfin tourné? Le bon sens serait-il à se pointer le bout du nez? Enfin?

Vraiment, cela ne saurait que causer un vif plaisir de savoir que certains se feront dorénavant un point d’honneur de militer pour le «respect des libertés individuelles et collectives».

Mon appui inconditionnel va à celles et ceux qui rétabliront ce qui n’aurait jamais dû déraper. Surtout qu’il n’aurait fallu que quelques bouts de carton. Pliés en isoloirs…

Vous vous méprenez sur le sens du mot démocratie. Le vote en isoloire n’a pas grand chose à y voir, c’est juste un outil. La démocratie, c’est le pouvoir au peuple. Plusieurs chemins peuvent y mener. Mais en aucun cas, le fait de pouvoir voter, isoloire ou pas, ne garantie la démocratie. Pour le comprendre, il suffit d’ouvrir les yeux sur son propre formatage, et sur le résultat du système occidental qui se mord la queue. Quand vous saurez faire la part des choses, comprendre les manip’ des états et des médias alignés, peut-être qu’on pourra discuter sérieusement.

Le point numéro 6 du processus d’adoption d’une loi à l’Assemblée nationale stipule que l’adoption d’un projet de loi public se fait par main levée. Il en est de même à la Chambre des communes et à l’Assemblée nationale française.
Renseignez-vous sur les méthodes démocratiques en cours avant de reproduire la désinformation habituelle.
Il en est de même pour le mot grève, plutôt que « boycott ». Grève politique, selon l’OQLF: « Grève dont l’objet est d’amener le gouvernement à modifier sa politique ou son attitude sur un point donné. »
Encore une fois, informez-vous plutôt que de ressasser des stratégies de dénigrement, c’est capital pour participer à un débat.

Donc, le vote reconnu démocratique dans des isoloirs, c’est bidon… Un Passant nous l’affirme. Ce doit donc être vrai.

Et puis, des votes à mains levées (Assemblée nationale ou Chambre des communes) où il est normal de voter à visage découvert des députés, ce serait comparable à des votes lors desquels des personnes veulent exprimer une opinion personnelle. Des personnes non-élues. Simplement des personnes désirant s’exprimer. C’est du moins l’avis présenté ci-dessus par Luba.

Mais vouloir privilégier la «démocratie» et distinguer – pour le bénéfice de personnes possiblement distraites ou trop occupées à autre chose – entre les formes d’expression de cette «démocratie», selon que cette «démocratie» doive s’exprimer par le simple citoyen ou par un élu, eh bien ça…dérange.

Combien d’autres analogies boiteuses suivront encore?

Pauvre «démocratie»…

Aux grands maux, les grands moyens. Je vous suggère le Drano !

Ne vous en déplaise, Monsieur, le vote au sein du parti Libéral se passe à main levée également.
Et comme je vote chaque semaine pour la reconduction de la grève au sein de mon association étudiante à l’université McGill (oui oui), je peux vous assurer que tout se passe de manière absolument démocratique.
Mais nous nous éloignons du sujet. Superbe appui de la part des artistes. Merci de tout coeur.

Je vais vous écrire pour que vous puissiez comprendre : Je ne lis dans vos commentaires que des grognements et du mépris. Pour débattre il faut écouter. Pour débattre il faut comprendre. Insulter les gens ça tout le monde peut le faire. Les faire changer d’avis ? Nettement au dessus de vos moyens argumentaires. Et si vous avez tant de rancune ne venez pas l’étaler partout… ça n’intéresses personne…

Le vote à mains levées est aussi une manière démocrtique de voter suggéré par le code Morin…Vous connaissez?

Je souhaite que nous restions ensemble longtemps, il faudra aussi appuyer les luttes des travailleurs mis à pieds par Ottawa. Occupons la rue !

Alors dites moi..

Pourquoi est-ce correct de voté à main levé à l’assemblé nationale ? Mais ce ne l’ai pas dans les assemblé étudiante ?

Deux poids, deux mesure ?

Peut-être les étudiants ont déjà un mauvais exemple.

Et qu’en ai-t-il ne l’argent que le gouvernement prend des poches des contribuables et l’investie de façon douteuse ? Personne n’a de la misère avec ça ! À croire que le peuple est vraiment endormie. Mais quand il s’agit de contribuer à l’éducation d’un peuple. Assurant ainsi au pays un meilleure développement économique et etc.. La par exemple, les gens ne veulent pas contribuer. Pour moi c’est un non sens.

Personnellement, il me fait grand plaisir de contribuer aux études de ces jeunes qui sont notre futur. Ainsi, ils auront des diplômes, des meilleures emploies qui les rémunère plus et à leur tour paieront plus impôt à l’état pour financer les études des générations futures…

Il n’y a pas de commune mesure entre les deux: les députés sont élus publiquement. Ils représentent de 25 à 50000 citoyens. Leur vote doit être public. Dans les assemblées délibérantes, le vote secret est simplement une mesure qui permet de garantir l’intégrité des personnes, qui ne représentent qu’elles mêmes.

Je suis totalement en accord avec tous ces textes qui circulent aujourd’hui, mardi le 1er mai 2012

Comme si il y’avait pas déjà assez de chaos dans ce conflit. Maintenant les artistes font de la politique. Misère. Quelqu’un d’autre veut se mêler de ça aussi? Les caméramans? Les restaurateurs? On est tous impatients de connaître votre opinion.

Et pourquoi pas? Qui voulez-vous exclure du débat, au juste?

pauvre ami. Comme si la politique était réservée aux seuls politiciens. Il est en grand temps que vous révisiez la définition du mot citoyen.

et pourquoi pas puisque la politique ca concerne tous les québecois

Mais qu’est-ce que c’est que ce commentaire? Encore les ‘maudits artissses’ ? C’est ça?
Au contraire, bravo pour ce texte! Bravo aux signataires! Et si les plombiers et les mécaniciens veulent s’en mêler, ils sont les bienvenus!

pourquoi les artistes sont toujours du cote des sans allures . les etudiants qui eux veulent etudiers peut-etre justement pour devenir des artistes et qui trouvent que pour avoir des profs de qualites ca vaut le coup ces petites augmentatios ridicules.au fait les artistes tv et autres ne vivent-il pas toutes de subventions du que. et canada et passent leur temps a chier sur ceux qui les nourrient, fait du bien a un cochon truie et il viendrs chier sur ton perron. salut les biens etres de luxe

Votre syntaxe et votre vocabulaire trahissent hélas votre ignorance, monsieur. Votre commentaire, que vous ch… crachez, sert le propos de cette lettre.

Merci pour la liste
200 individus qu’il va me faire très plaisir de boycotter
On devrait leur couper leurs subventions ou leur demander de contribuer davantage
Bonne soirée!

Merci au rédacteurs. Merci aux signataires. Merci pour nous et nos enfants. Merci pour les valeurs de nos grands-parents qui sont souvent foulés du pied par les temps qui court. Merci aussi de défendre notre Québec plus que certains qui ont jurés de le faire. Merci d’accuser les commentaires désagréables, méprisants et insultants qui sont et seront lancés sur vous. Merci !

maudit tartistes, peuvent bien être tous subventionnés, quel bande de B.S. de luxe.

Tous les chansons et films subventionnés ne devraient pas possèder de droit d’auteurs, on a tous payés, tout leur répertoire doit être gratuit.

Quelle réthorique de feu! À votre place, j’aurais honte de faire démonstration aussi frappante de mon ignorance sur un sujet. Si les artistes n’ont pas de droit d’auteur, alors vous n’avez pas de droit sur votre salaire et vos biens.

Quelle acrimonie! Autant d’émotions négatives et de rage empêchent de réfléchir vraiment et de juger efficacement. Débâtir a toujours été plus facile que de construire en usant de bon sens. Dommage! Peut-être un jour sortirez-vous du brouillard et de la hargne facile. C,est ce que je vous souhaite…

Il faut avoir la tête dans le sable et looser pour laisser aller ce gouvernement faire à sa guise, il faut être aveugle et sourd pour qu’on puisse le réélire mainte et mainte fois. Mais, le monde, même si entre eux en discute, c’est assez désolant car la plupart du temps, les informations vont toujours à l’encontre de la réalité profonde de la vrai actualité, mais on est à minuit moins une d’un éveil collectif mondial grâce à des maniffestations qui s’organise de plus en plus. C’est maintenant la révolution pour un nouveau monde égalitaire dans tout les sens du mot.

continuons à vivre au crochet de la société… De cette façon l’avenir de nos enfants sera assurée. Suivons l’exemple des grecs et des francais

Permettons à une élite de faire des cadeaux à leurs amis privilégiés pour ensuite nous faire croire que la province manque d’argent et qu’on se dirige vers un mur. Et après, surtout, faisons à croire à une classe moyenne endormie par des médias sans objectivités qu’il n’y a pas d’autre solution et qu’il serait carrément impossible de faire payé les banques qui chaque année font des profits records ou les minières à qui on exige des redevances minables pour venir détruire l’écosystème. Payons leur des routes et payons les coûts environnementaux. Surtout ne pas exploiter ces ressources de facon durable et responsable afin d’en faire profiter au maximum la société. Non, surtout faire peur aux citoyens à qui ont a réussi à faire adopter l’idée du contribuable, pour qu’eux-mêmes croient qu’ils ne sont que des poches d’argents.

Voulez-vous bien me dire ce qu’il y a de mal à demander au gouvernement ce qu’il fait des 960 millions qu’il met dans l’éducation avant d’accepter une hausse des frais de scolarité?

D’ailleurs le gouvernement ne peut même pas répondre à cette question.

Il dit se « rapprocher » d’une solution en offrant une hausse de $1772.00 au lieu de $1665.00. En suivant le même principe les étudiants auraient dû demander la gratuité au lieu du gel.

Le gouvernement dit que cela ne coûte que 50 cent par jour, pendant que le fiscaliste Luc Godbout dit, lui, que les étudiants font un profit. Qui des deux ne sait pas compter, dites-moi?

Il faut savoir que Luc Godbout a signer un contrat de $300,000.00 avec le gouvernement libéral dans le cadre du Plan Nord. On l’a appris aujourd’hui durant la période de question, à l’assemblé nationale.

Les étudiants fonctionnent beaucoup plus démocratiquement que le gouvernement. Rien n’est décidé sans que chacun des étudiants ait l’occasion de voter. La démocratie actuelle élit des députés qui font toutes sortes de promesses sans pouvoir les tenir après être élus, parce qu’il doivent suivre la ligne du parti. La ligne du parti est celle décidée par le chef du parti. Et vous voulez me faire croire que cela est démocratique? C’est tout simplement une oligarchie déguisée en démocratie.

Un autre scandale vient de faire surface ce week-end avec Teluq (Université) et vous me direz que les étudiants ont tort de demander des explications avant d’accepter de payer?

D’accord; ils ont tord! Maintenant vous faites quoi?
Vous êtes obligés quand même d’en arriver à discuter avec eux si vous voulez que la situation ne s’envenime pas. Ils ne demandent pas de ne pas hausser, il demande de leur prouver que la hausse est nécessaire.

Et comme eux, je ne crois pas du tout qu’elle le soit; pas avec un tel gouvernement de vendeurs de balayeuses.

Je signe également

André Lefebvre

Ce n’est pas tant d’argent qu’il est question ici, mais de nous toutes et tous. L’exploitation de toutes nos précieuses ressources, dans le sens du bien commun, celui de l’ensemble du corps social.

Un autre monde est possible, c’est ce que nos jeunes croient et je suis totalement en accord avec eux, que le nouveau règne vienne comme du sang neuf coulant dans nos veines, au coeur de la multitude, battant comme un seul, l’amour et la paix recouvrant cette terre d’un lumineux linceul au printemps de notre résurrection.

Nous sommes arrivés à ce qui commence!

Moi aussi, je suis d’accord que nous sommes face à des changements profonds initiés par les protestations de jeunes bien articulés, courageux, valeureux qui n’ont pas peur de l’engagement social. Ils sont éveillés face aux faits de gérance politique, aux scandales qui éclatent de toutes parts… Je suis 100%en accord avec leurs luttes. Ils ouvrent des chemins, se lèvent et s’élèvent dans un mouvement que nous devons poursuivre avec eux… Debout gens du Québec.

Je fais signer mon caniche. Il a la patte intelligente. Et il jappe quand il faut.Comme le Collectif. Mais jamais quand le facteur m’apporte ma subvention. Bien à vous : Wouf! Wouf!!

Naturellement que je joins mon nom à cette liste!

Je suis pleinement d’accord avec cette déclaration et je signe.

WOW! Que ça fait du bien de constater que nous sommes encore en vie, capable de s’indigner et de se tenir debout! Je suis fière de faire partie des Québécois-E-s conscients et réveillés !

J’ajoute mon nom sans réserve à cet appel.
La lutte étudiante de 2012, c’est l’espoir . Plus question de compétitivité, de concurrence, de marchandisation quand il s’agit d’éducation mais plutôt d’égalité, de solidarité, de démocratie. Pour reprendre le titre d’une chanson de Sylvain Lelièvre « Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves? » Et voilà qu’une jeunesse aux portes de l’avenir nous permet de renouer avec eux…

Nous nous joignons aux signataires pour exprimer notre appui aux étudiants pour une nouvelle société. Nous suggérons que cette déclaration puisse être signée par tous et ainsi devenir une pétition.

Je suis totalement d’accord en tous points avec cette lettre!! Il est temps que le peuple québécois se lève pour brasser notre gouvernement et lui montrer qu’on tient à un système d’éducation accessible à tous, un système de santé qui aide les plus faibles et que nos ressources naturelles doivent être gérées de façon intelligente et équitable! Démocratie est le mot que je crie haut et fort!!!
Catherine

Merci pour ce texte.
Moi, je rêve de l’organisation d’une manifestation tous les soirs jusqu’au jour du scrutin, dans différentes villes et villages du Québec, avec photos sur Internet.
Ce ne serait pas toujours au même endroit et tous les soirs par les mêmes personnes.
Un démonstration du « Nous sommes ensemble »

Vous pouvez vous joindre aux groupes d’étudiants qui manifestent presque chaque soir dans plusieurs régions du Québec 🙂

Je signe cette déclaration et suis solidaire à 100 %…E j’ajouterai cette remarque de Gil Courtemanche dans Le Camp des Justes : »C’est une nouvelle société québécoise qui émerge et qui ressent un besoin avide de sortir des anciens cadres fermés et absolus, des anciennes formules dogmatiques… »
Restons éveillés et indignés…

J’ai jamais voulu être un artiste ou une personnalité connu….Mais je dois avouer que en ce moment j’aimerais pouvoir dire tout haut ce que je pense de cette crise!
Un grand merci à ces gens qui osent dire tout haut ce que je pense tout bas!
Merci d’être 200 fois ma voix!

Je souhaite un Québec solide et éveillé où il sera possible de s’épanouir sans s’appauvrir à mes trois ados à qui appartiendra un futur pas si lointain… Restons debout!

Nous ne pouvons, comme québécois, qu’ëtre solidaires de nos étudiants. Ils se sont levés et doivent résister à ce gouvernement piloté et corrompu!!
Manon Duhamel se joint dans ces propos : C’est le début d’un temps nouveau

Tous les dominos sont en place pour le changement. Les con-serviteurs à Ottawa, Jean « frisou » corrompu qui n’a plus aucune crédibilité politique, le mouvement étudiant et l’événement du 22 avril. Quand un volcan s’apprête à entrer en éruption, les premiers signes annonciateurs sont de petits tremblements de Terre à répétition et l’apparition de fumeroles soufrées un peu partout. Bien sûr, la lave refroidie (les lecteurs du JdM et autres endormis) peut bien offrir une résistance mais « in fine », elle ne peut pas résister à la pression grandissante dans la chambre magmatique. Voila, pourquoi je compare de plus en plus le Québec de 2012 à un volcan. La preuve, ça sent déjà le souffre au centre-ville 😉

Les étudiants refuse le « JE » et les organisations d’hier avec ses conformo-dépendants.

L’insidieuse et coûteuse dynamique des « JE » dans nos organisations serait-elle la résultante du climat d’insécurité généré par des leaders d’hier dans les organisations d’aujourd’hui?

Le fait de ne plus sécuriser les employés, aurait-il modifié nos organisations, qui sans trop s’en rendre compte, seraient devenues victimes de personnes fragiles qui comptent sur le lieu de travail pour se sécuriser, progresser financièrement, personnellement et professionnellement dans l’individualisme.

La naissance du « JE » devient la règle, quand la stabilité est l’exception. Devant cette dynamique de la peur un nouvel individu émerge: celui motivé par des objectifs (JE), par la ruse (JE), par ces amitiés intéressées dans l’espoir de devenir digne de confiance du haut lieu hiérarchique, que cette attitude puisse permettre de démontrer avoir la souplesse du dominé, pour, un jour, être positionné à droite, pouvoir dire: « Je suis le boss, donc je suis ».

Être conforme serait-il devenu ce Klondike ce moyen qui permettrait de se lier à un clan d’individus protecteurs au pouvoir, à ces chefs que l’on n’a pas envie de suivre, qui préfèrent engager des sous-chefs qui n’auront jamais le potentiel de les remplacer avant qu’ils ne partent; problème, un jour, ils les remplaceront pour perpétuer l’enlisement managérial.

La paye du « JE » n’est pas que financière, c’est la reconnaissance sociale et familiale, la retraite en or, l’argent et le pouvoir, « être quelqu’un », être sécurisé financièrement pour lui et sa famille.

Cette permission accordée par l’entreprise d’être subsidiaire d’individus qui se complaise dans le « JE » qui construise des entreprises moins humaines, moins rentables financièrement et socialement n’est pas sans conséquence.

Cette légitimité accordée de l’organisation vers l’individu au pouvoir, permet de multiples abus dans l’anonymat, au nom d’une organisation qu’on a choisi être sans âme.

Aujourd’hui, nos vies sont remplies de ces faux leaders conformes et avides, qu’on n’est pas intéressé même à connaître, qui poursuivent des objectifs intéressés personnellement au détriment de la progression que mériterait l’organisation.

Nos organisations survivront-elles à l’asphyxie de ces petits rois viciés, souvent intransigeants, ces fantômes qui veulent devenir grand personnellement au détriment de l’organisation elle-même ?

Les entreprises doivent recréer un actif « stabilité dans l’emploi » et ne plus accepter que certains acteurs « JE » deviennent des adeptes de la conformo-dépendance engagé(e)s, que leurs excitations ne soit pas sous contrôle, qu’on leurs permettent de « s’auto-congratuler », de se sécuriser, de se remplir le poches et de reconnaître à leurs départs ces collaborateurs individualistes, ces détrousseurs de confiance.

Quand la sécurité manque, nous sommes propulsé dans ce climat de défiance « prévisible » qui a la conséquence irrémédiablement de démobiliser tout le monde.

Lorsque rien ne n’est plus possible, nos leaders réagissent: « À défaut de faire mieux, il faut faire autrement ! »: ils sont alors devant la fausse évidence, qu’il est impératif de réorganiser, de blanchir les décisions génératrices de défiance qui ont épuisées l’ensemble des travailleurs.

Malheureusement, dans cette nouvelle organisation naissante, les individualistes s’y trouveront toujours une place, ce qui rendra assurément tout aussi déficiente la nouvelle organisation que la précédente, avec la volonté du « sans égard à l’intérêt supérieur de l’organisation », en se disant: « pourvu que personne ne nous démasque, afin qu’on puisse encore profiter vertueusement, toute notre vie de la payante spirale de l’échec ».

Des leaders « JE », non-merci…

Assumez-vous! Même si vos parents ne l’ont pas fait et/ou ne vous l’ont pas enseigné ;p

Personnellement le gouvernement en place n’est pas le mien et je ne crois pas qu’aucun des gouvernements ne le soit, surtout pas POPO. Mon problème à moi, ces que j’ai eux des parents responsables qui mon appris très jeunes comment emparquer dans le système, prendre ma place et l’utiliser en ma faveur.

À 16 ans, j’ai acheté mon premier REER suite au conseil de mon père (eh oui, je ne fais pas partie des idiots québécois qui pensent prendre leur retraite avec moins de 100 000$ et que le gouvernement sera là pour combler le manque à gagner).

Combien de fois tout au long de ma vie professionnelle, j’ai croisé des irresponsables vivant au-dessus de leur moyen, achetant une Volvo plutôt qu’une Toyota (c’est important l’image) et me disant à moi «les REER, je ne crois pas à ça», bien aujourd’hui c’est gens là on des enfants et ne les assumes pas! Ils veulent encore une fois que le gouvernement s’en charge.

Mais où sont vos parents?
Aujourd’hui j’ai un enfant de 3 ans (et il a son REEE, déjà plus de 6000$), encore une fois j’utilise le conseil d’un vieux sage (mon père).

Assumez-vous!
Personnellement, je ne viens pas d’une famille riche, j’ai payé mes études, j’ai travaillé 40 à 50 heures semaines, avec 35 heures de cours par semaine. J’en suis sorti, sans prêt, sans bourses, sans dette…

Aujourd’hui, je contribue à l’irresponsabilité de vos parents, à raison de 50% de son salaire.
En retour, j’obtiens des routes défoncées, des services médiocres et je suis toujours à la recherche d’un médecin de famille.

Allez..allons..avec notre jeunesse…ils ne savaient pas que c’était impossible ,,alors..ils l’ont fait…

wow vous etes vraiment tous des autruches un petit mouton dit ceci et tout le monde donne le meme opinion vraiment je suis décu de ses artistes qui ont signé ceci est-ce parce qu ils ont des enfants actuellement? moi je ne veux plus de taxes scolaore je n ai plus de jeunes enfants alors tout le monde dans la rue tout nues et ont paye plus! wow quel belle démocratie! continuer comme ca et vous reviendrai m en parler dans 20 ans de votre insouciance a ne pas résoudre vos problème par le mode paifique

Je signe, je partage, je suis solidaire avec les étudiants quebecois. je suis Belge et on en parle beaucoup ici, nous somme avec vous….0.