Le premier ministre Jean Charest fera une mini-tournée en France cette semaine pour vanter les mérites du libre-échange canado-européen, dont le Québec, dit-il, serait la porte d'entrée. Et on le sait, l'économie est le thème dominant du gouvernement Charest.
Le clou: aujourd'hui, il a reçu la Légion d'honneur des mains de Nicolas Sarkozy. C'est à se demander si, dans leurs conversations privées, ils n'auraient pas discuter, par hasard, d'un homme qui s'appelle Michael Ignatieff – possiblement le prochain premier ministre du Canada (et on sait à quel point le président français aime le Canada)…
Voici donc le texte de l'allocution de Monsieur Charest, prononcée pour marquer sa décoration de Commandeur de la Légion d'honneur. Voyez en quels termes, en pleine controverse sur le 250e de la bataille des plaines d'Abraham, le premier ministre parle d'histoire.
(Pauvre, pauvre, pauvre maire Labeaume, présent pour l'occasion à Paris: obligé ainsi d'entendre parler d'histoire, ce qu'il voit comme du «radotage» dont il est imménsément «fatigué»…)
Mais avant, remarquez aussi comment Sarko réserve encore et toujours son véritable amour pour le Canada. L'homme assume pleinement son ingérence et son abandon de la politique de «non-ingérence et non-indifférence»:
Toutefois, si Nicolas Sarkozy défend les intérêts qu'il défend, j'avoue que c'est la première fois de mémoire de femme, où je vois un président français laisser sous-entendre que la «division» dont il parle (on comprend bien qu'il fait référence ici à l'option souverainiste»), serait l'expression d'une haine ou d'une «détestation» de l'Autre.
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LE PREMIER MINISTRE JEAN CHAREST DÉCORÉ COMMANDEUR DE LA LÉGION D'HONNEUR DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Paris, le 2 février 2009 – Voici l'allocution du premier ministre du Québec, Jean Charest, alors qu'il a reçu aujourd'hui du président de la République française, Nicolas Sarkozy, les insignes de Commandeur de la Légion d'honneur. La version prononcée fait foi.
« Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Premier Ministre de la France,
Monsieur le Premier Ministre et Sénateur de la Vienne,
Monsieur le Secrétaire général de la Francophonie,
Monsieur le Secrétaire d'État chargé de la Coopération et de la Francophonie,
Monsieur le Grand Chancelier de la Légion d'honneur,
Distingués invités,
L'honneur que vous me faites aujourd'hui est pour moi un moment de grand bonheur.
Je le reçois comme le témoignage de l'amitié éternelle qui unit la France et le Québec.
Je le reçois comme la reconnaissance de la contribution de mon gouvernement à cette relation séculaire qui unit nos peuples, « nos peuples frères », comme vous le dites, Monsieur le Président, par-delà l'océan et les aléas de l'histoire.
Je le reçois au nom de tous les miens qui, avec courage et détermination, ont gardé vivantes la langue et la culture françaises en terre d'Amérique pendant 400 ans.
Je le reçois aussi avec le doux souvenir de mes premières découvertes de la France avec la famille de mon épouse Michèle. La famille Dionne et en particulier son père, le docteur Philippe Dionne, que je salue aujourd'hui, m'ont fait découvrir la France; le pays, son histoire, ses régions et ses accents.
Cette langue que le docteur Dionne aimait au point de consacrer ses heures de loisirs à la traduction en français d'ouvrages médicaux.
Ce pays où voyageait cette famille le plus souvent et le plus longtemps possible.
Je le reçois avec ce doux souvenir que je partage avec mon épouse Michèle et que je lègue à mes enfants Amélie, Antoine et Alexandra.
De la fondation de Québec, en 1608, à la fin du régime français, en 1760, c'est plus de 10 000 fils et filles de France qui se sont installés chez nous.
C'est dire combien ils ont dû être déterminés, nos ancêtres communs, farouches et ardents aussi pour peupler le Québec et conserver leur héritage.
Cela tient bien du prodige, Monsieur le Président, que nous soyons aujourd'hui côte à côte à parler français.
De Montesquieu, à Voltaire, à Choiseul, ils ont été nombreux, les intellectuels et les ministres qui ont encouragé les rois, surtout Louis XV, à renoncer au projet coûteux de la Nouvelle-France.
Voltaire en fera presque une croisade; il parlera de ce « pays couvert de neiges et de glaces huit mois dans l'année, habité par des barbares, des ours et des castors…».
Soixante-dix ans plus tard, lors de son voyage initiatique aux États-Unis, Alexis de Tocqueville passera 15 jours au Canada. Il sera marqué par le Québec.
À son correspondant, l'Abbé Le Sueur, il écrira ceci dans une lettre datée du 7 septembre 1831 :
« Ce qui nous a intéressés le plus vivement au Canada, ce sont ses habitants. Je m'étonne que ce pays soit si inconnu en France. Il n'y a pas six mois, je croyais comme tout le monde que le Canada était devenu complètement anglais. […]
Aujourd'hui, il y a dans la seule province du Bas-Canada 600 000 descendants de Français. […] Ils sont aussi Français que vous et moi. […] Comme nous, ils sont vifs, alertes, intelligents, railleurs, emportés, grands parleurs et fort difficiles à conduire quand leurs passions sont allumées. »
Et 178 ans plus tard, les Québécois n'ont pas beaucoup changé.
Les relations entre la France et le Canada français ont été marquées par une longue période de silence.
Le lien entre nos peuples n'a jamais été totalement rompu. La religion catholique, le commerce puis la littérature ont nourri le souvenir… et préparé l'avenir.
C'est Adolphe Chapleau, premier ministre québécois, qui posera la première pierre d'une relation directe et privilégiée entre le Québec et la France.
En 1882, il crée le poste d'agent général de la province de Québec à Paris, dont le premier titulaire sera le journaliste et libraire Hector Fabre.
Cette initiative diplomatique vaudra à Adolphe Chapleau de devenir le premier, premier ministre du Québec décoré de la Légion d'honneur.
À partir de 1887, il y a assez de Canadiens français à Paris pour qu'on y célèbre la Saint-Jean-Baptiste. En 1893, les Québécois à Paris ont leur lieu de retrouvailles, un bar qui s'appelle La Boucane.
Quelques années plus tard, l'Europe s'embrase. Et pour la première fois, des fils du Québec font à rebours le chemin de leurs ancêtres et vont combattre à Verdun au nom de la liberté et de la justice.
C'est dans ces années que Louis Hémon, né à Brest, écrit, depuis le Québec, Maria Chapdelaine. Ce livre connaîtra dans les années 20 un immense succès et fixera dans l'imaginaire français l'image du Québécois coureur des bois.
Et puis, il y aura la guerre, encore la guerre.
Monsieur le Président, en 2004, j'ai marché sur la plage Juno, cette plage de Normandie où 14 000 des nôtres sont débarqués le 6 juin 1944. Je me suis rendu au cimetière de Bény-Reviers.
J'ai marché parmi les 2 049 pierres blanches qu'on trouve dans ce cimetière de Normandie. Les soldats qui y sont enterrés ont souvent l'âge de mes enfants et les noms de nos voisins.
On les pleurait encore lorsque Félix Leclerc a traversé l'océan avec sa guitare et son P'tit bonheur.
En 1964, avec l'ouverture de la Délégation générale du Québec à Paris, prend forme une véritable relation privilégiée et directe entre la France et le Québec.
À cette époque où les Québécois se munissaient des outils de la modernité, le général de Gaulle, dans une visite historique, est venu nourrir l'élan nationaliste d'un peuple qui redécouvrait sa fierté.
Depuis, chacun de vos prédécesseurs, Monsieur le Président, et chacun de mes prédécesseurs ont nourri cette relation qui embrasse maintenant tous les domaines de la vie économique, sociale et culturelle.
Aujourd'hui, la relation entre la France et le Québec met en scène deux peuples adultes et libres, séparés par un océan, mais réunis par l'histoire, par le sang et par le cœur.
Cette relation unique s'inscrit dans l'évolution de nos sociétés respectives. Elle reflète notre ambition, notre fierté et notre attachement à cet héritage que nous avons en commun et qui est plus qu'une langue, c'est le souffle d'une civilisation.
Cette relation trouve son expression par la présence de nos artistes. Par les relations que nous avons nouées avec les régions de France; par tous ces groupes d'amitié qui s'inscrivent dans le sillon tracé depuis plus de 30 ans par l'Office franco-québécois pour la jeunesse.
Cette amitié, cette fraternité, continue d'accumuler des précédents.
En novembre 2004, avec le premier ministre Jean-Pierre Raffarin, nous avons porté pour la première fois la coopération France-Québec dans un pays tiers lors d'une mission économique conjointe au Mexique.
En 2005, à l'UNESCO, le Québec, la France et le Canada ont fait front commun pour que soit adoptée une convention visant à protéger la diversité des expressions culturelles, affirmant ainsi que l'âme des peuples n'est pas un objet de commerce.
Les explorateurs français qui ont fondé le Québec et donné naissance au peuple Québécois étaient à la recherche du Nouveau Monde.
Le destin a voulu, 400 ans plus tard, que nous nous trouvions au cœur d'une crise financière internationale sans précédent et d'une crise environnementale qui menace l'avenir de l'humanité.
Quatre cents ans plus tard, nous sommes appelés à la fondation d'un monde nouveau.
Ce monde nouveau, nous allons y contribuer en créant un nouvel espace de liberté pour nos citoyens.
Nous avons signé, en octobre dernier, dans notre Assemblée nationale, une entente sans égale dans le monde, une entente qui crée un premier corridor de mobilité entre deux continents, une entente qui crée un espace de mobilité entre deux peuples.
Ce nouveau monde, c'est un accord transatlantique ambitieux et sans précédent entre l'Union européenne et le Canada, qui donnera naissance à une collaboration intense sur les plans économique, social, institutionnel et culturel.
Le Québec sera la porte d'entrée de l'Europe dans ce nouvel espace de coopération entre les deux continents.
En nous tournant vers l'avenir pour fonder ce monde nouveau, nous nous tournons l'un vers l'autre.
Pour l'avenir de ce nouveau monde, il n'est plus question de découverte de territoires, mais bien de la redécouverte de notre humanité, de la création d'un nouvel espace de vie commune.
Quatre cents ans après la fondation de la ville de Québec par Samuel de Champlain, la France et le Québec marchent côte à côte, partageant des idéaux et une vision du progrès dont le monde a besoin.
Par votre intermédiaire, Monsieur le Président, je rends hommage au peuple français, dont je salue le courage et le génie, et au nom de notre amitié, je vous remercie. »
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BRAVO SARKO..un homme qui mets ses culottes.
Il dit ce qu il pense ,contrairement au grand DeGaule qui se cachait pendant que son pays était occupé mais était bien brave outre mer en temps de pays.
Nous ne sommes plus une colonie francaise et Sarko le comprends et décide de se meter de ses affaires.
Imaginons pour un moment un autre pays allé dire aux bretons de se séparer et que ce pays les appuierait.
« Le clou: aujourd’hui, il a reçu la Légion d’honneur des mains de Nicolas Sarkozy. C’est à se demander si, dans leurs conversations privées, ils n’auraient pas discuter, par hasard, d’un homme qui s’appelle Michael Ignatieff – possiblement le prochain premier ministre du Canada (et on sait à quel point le président français aime le Canada)… »
Michael Ignatieff, possiblement le prochain premier ministre du Canada?
C’est un souhait ou une catastrophe appréhendée?
Possiblement, c’est plus ou moins fort que probablement déjà?
Possiblement, ça sonne dedans ma tête comme moins possible que son contraire. C’est quoi les probabilités mathématiques de « possiblement »? En pourcentage, en fraction ou en décimale? Une chance sur 10 ou 9 sur 10? Et dans ce cas-ci une chance n’est-elle pas plutôt une probabilité de calamité?
C’est sûr que Michael Ignatieff comble un énorme vide mais le comble-t-il mieux que Bozo Le Clown? J’en doute.
J’ai sauté au plafond ce matin en entendant René Homier-Roy chanter les louanges de Saint Michael Ignatieff. Je n’ai pas pu m’empêcher d’écrire immédiatement à Monsieur Homier-Roy. J’aurai probablement droit, encore une fois, à une belle lettre de la direction de Radio-Canada pour se porter à la défense de son animateur. Je n’ai rien contre René Homier-Roy mais je voudrais bien savoir pourquoi il se mêle de politique. Et puis je voudrais surtout savoir ce qu’il a tant fait de si merveilleux jusqu’à maintenant ce beau grand Michael.
Ce n’est ni un souhait, ni une catastrophe appréhendée. C’est la simple constatation que le prochain premier ministre ne peut être que le chef du PC ou le chef du PLC. D’où le «possiblement».
@ Louise Teasdale
« Nous ne sommes plus une colonie francaise (siç) et Sarko le comprends (sic) et décide de se meter (sic sic) de ses affaires. »
Se mêler de ses affaires? Elle est bien bonne celle-là. Personne ne s’attendait à ce que Monsieur Carla Bruni vienne dire aux québécois de se séparer. Il nous a cependant dit que ce n’était pas une bonne idée. On se fout de l’opinion de ce petit intrigant venu d’outre Atlantique.
Je ne veux surtout pas me mêler de vos affaires mais je vous dis que si vous voulez vous séparer de votre conjoint c’est que vous ne faites pas la même lecture de la réalité que moi. Voyons Mme Teasdale! Restez auprès de votre conjoint même si vous ne le supportez plus. Le monde n’a pas besoin d’une séparation supplémentaire.
Je vous laisse entièrement libre de choisir entre le rouge ou le bleu, chère Madame, mais le rouge serait un mauvais choix.
???????
Peut-on m’expliquer ce que Jean Charest a fait pour mériter la Légion d’honneur ? Est-ce que gagner des élections le qualifie ? Il n’a pas fait grand chose d’autre.
C’est sûr « que le prochain premier ministre ne peut être que le chef du PC ou le chef du PLC. »
Mais Michael Ignatieff sera-t-il encore chef du PLC lors des prochaines élections? Possiblement, mais pas nécessairement. Pour bien des raisons, dans un cas comme dans l’autre.
Ce qu’il a fait pour mériter la Légion d’honneur?
Au-delà de raisons spécifiques du président français, disons que c’est en voie de devenir quelque chose comme une tradition, comme un «must», dont Lucien Bouchard qui l’avait reçue et Robert Bourassa à titre posthume.
Fait à noter: mêmes les premiers ministres du Québec, par contre, n’ont pas reçu la décoration la plus élevée de la Légion d’honneur , soit la grand-croix. Mais Paul Desmarais sr. de Power Corp., lui, en fut décoré en février 2008 des mains du même Sarkozy. Un Nicolas Sarkozy qui avait déclaré: «Si je suis aujourd’hui président, c’est grâce en partie aux conseils, à l’amitié et à la fidélité de Paul Desmarais».
Et, si vous vous souvenez, cette décoration prestigieuse fut reçue au moment où des rumeurs circulaient à l’effet que Sarko abandonnerait éventuellement le fameux «non-ingérence, non-indifférence» et ce, en partie sous l’effet de sa grande amitié pour Paul Desmarais, certes le fédéraliste canadien le plus puissant et le plus influent des 50 dernières années.
Oh! Oh! Nuance!
Jean Charest tient mordicus à ce que la politique de non ingérence et de non indifférence soit scrupuleusement respectée… en période référendaire. Entre deux référendums la France pourra s’ingérer jusqu’à l’os, sans aucun problème, dans nos affaires internes. Sarko ne va plus nous lâcher. Il va nous enfoncer dans le crâne l’idée de son ami Popol pendant des années jusqu’au moment du déclenchement du prochain référendum. C’est pas possible de rire de nous à ce point.
@ Mme Teasdale.
A votre place, je ne me placerais pas trop rapidement dans le camp de Sarko. Je ne serais pas surpris, qu’un de ces jours, ce petit Napoléon termine ses jours dans une institution pour alliénés mentaux.
Il est trop agité du bocal pour être équilibré.
Si vous suivez la politique de France, un tant soit peu, vous allez comprendre que vous misez sur un mauvais cheval. Il n’est pas normal, ce petit.
Cordialement.
Et se mêler des affaires internes d’un autre pays ( incluant le Québec) c’est de l’ingérence pure et simple. Sarko se comporte en dictateur lui aussi, tel son maître Desmarais.
Et Paul Desmarais – présent dans la salle, O Surprise ! – de susurrer des mots à l’oreille de Sarko ( vu à la télé).
Vu aussi la tête de Plamondon, il devait se mordre les lèvres pour ne pas éclater.
Jean Charest avait l’air d’un gros ballot lors de la sortie de Sarko.
Et ça continue… Quel cirque, dirait « Éric » !!!
Même les français sensibles aux discours de l’UMP commencent a se demander pourquoi Sarkozy se met a distribuer plus de Légion D’honneur que tous les présidents français
réunis dans un même siècle
avant lui.
Anyway, la remise d’une médaille par un politicien qui vient de faire
descendre 300 000 français dans la rue pour lui crier « chou »,
c’est plus une malédiction de roi maudit
qu’une consécration, moi je dis.
On le saura au printemps, anyway…
Pendant ce temps la, au Sénat ;
http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20090202.wcongress02/BNStory/National/home
M. Sarkozy a tout de même eu des mots sympathiques pour les « Québécois »…
Le Président français, la France ou une politique française NE DÉCIDERONT JAMAIS DE NOTRE AVENIR POLITIQUE QUÉBÉCOIS. Ne deviendrons-nous pas cesser de quémander justement « leur » aide ? Si le Québec est indépendant ou veut l’être ?
Merci à M. Sarkozy.
» Mais avant, remarquez aussi comment Sarko réserve encore et toujours son véritable amour pour le Canada. L’homme assume pleinement son ingérence et son abandon de la politique de «non-ingérence et non-indifférence»: »
Faisons un peu de politique internationale …
Si le ROC est faible, si les USA reluquent vers le ROC et tout le Canada … la France qui « aime » le Canada (en plus du Québec) fait aussi contre-poids aux USA-ROC … Mme Legault ?!
Ma foi du bon Yeu, M. Charest va finir par fusionner le Québec avec la France bientôt s’il continue comme ça. Il a déjà utilisé les idées de l’ADQ, est-ce qu’il va utiliser les idées du PQ pour se séparer de M. Harper et du ROC pour se marier avec la France de M. Sarkosy ?.
Vive le Québec Libre ! Pourrait bientôt s’écrier M. Charest, récent francophile médaillé. Surprise !
Mme Josée…Le président de France a droit de dire ce qu il pense.
DeDaule l’ a fait et les sépararistes mouillaient leurs culottes tellement ils étaient heureux.
Maintenant il y a un président qui croit au Canada..
La différence est que Sarko ne s est jamais caché.
Quoi ? Un petit party entre fédérastes et le petit nabot président de la France y’a rien là !!!!
Un peu immoral par contre mais en cela nous sommes habitués !
Etre décoré de la Légion d’Honneur est devenu une banalité , une petite récompense entre amis !
Et si Labeaume était présent celà confirme que cette remise de » trophée » n’était pas très importante !
» Maintenant il y a un président qui croit au Canada.. »
Voilà une étrange conclusion … un peu rapide quant à moi …
Ça s’pourrait-tu qu’il « croit » au Canada de la Nouvelle-France célébrée en 2008 ? Recélébrée en 2009 ? On en finit plus de tout confondre … alors confondons encore plus ! Vive le Canada libre de la Nouvelle-France !
Merci à Sarko de souligner les liens indéfectibles entre le Québec et la France.
Sarko est petit, très petit …
Quel arriviste. Même les Français en ont assez.
@ Pierre Pelletier
« Peut-on m’expliquer ce que Jean Charest a fait pour mériter la Légion d’honneur ? Est-ce que gagner des élections le qualifie ? Il n’a pas fait grand chose d’autre. »
Pourtant il y a plein de raisons qui sautent aux yeux pour expliquer pourquoi J.J. Charest a reçu une décoration de Commandeur de la Légion d’honneur.
La première c’est que les décorations de Commandeur de la Légion du Déshonneur, de Commandeur de la Légion des Moutons Dociles, de Commandeur de la Légion des Mesquins, de Commandeur de la Légion des Opportunistes, de Commandeur de la Légion des Moumounes, de Commandeur de la Légion des Vire-Capots, de Commandeur de la Légion des « C’est de la faute à l’autre avant moé » et de Commandeur de la Légion des Fédéralistes Inconditionnels n’existent pas encore. La France ne voulait pas produire une légion de médailles peut-être appropriées pour un seul homme. Alors J.J. Charest a reçu une copie de la médaille la plus facilement disponible en ce moment chez le fabricant. Puisque Sarkozy distribue les Légions d’Honneur au même rythme que son ami Popol distribue les directives à ses sbires des médias, il bénéficie d’une promotion « trois pour le prix d’un », ce qui fait de cette médaille la moins coûteuse à distribuer.
C’est devenu une habitude entre représentants, pas trop aimés, de hautes fonctions politiques de s’échanger des médailles pour se consoler mutuellement et pour développer de meilleures habitudes grâce à cette forme de renforcement positif. Il ne faut pas attacher trop d’importance aux médailles. La moitié des athlètes qui en ont se les font enlever suite à des tests de dépistage. Si J.J. Charest se soumettait à des tests de dépistage, on dépisterait certainement chez lui une bonne raison de lui retirer sa médaille. L’échange de médailles est également une pratique archaïque et puérile répandue chez les faux nobles, ceux qui ont atteint le haut de l’échelle sociale par des méthodes douteuses. Derrière chaque médaillé de la politique il y a un grand homme quand sa médaille lui est remise par un grand homme. À l’inverse, derrière chaque médaillé il y a un petit homme (parfois grand de taille) quand sa médaille lui est remise par un petit homme. Dans le cas de Sarkozy la question ne se pose pas. Il est petit dans tous les sens.
Une médaille ce n’est qu’une médaille. Un bout de métal plus ou moins précieux. C’est la valeur symbolique que chacun lui accorde qui lui donne ou lui enlève sa valeur réelle. J.J. ne sera pas moins épais parce qu’il vient de recevoir une décoration. Les décorations ça ajoute de la valeur aux objets, pas aux individus. Il serait temps qu’on le comprenne. Même les « poteux » (dont je fus comme ça paraît encore) méritent des médailles, en autant qu’ils nagent, qu’ils descendent les pentes enneigées sur des planches à neige ou qu’ils patinent plus vite que les autres. J.J. a établi des records lui aussi en devenant, par exemple, le premier ministre québécois-canadian à voir sa popularité descendre le plus rapidement, le plus creux et le plus longtemps au cours d’un seul mandat, son premier. C’est peut-être pour ça qu’on lui a remis une médaille. Ou bien pour souligner la troisième victoire consécutive la plus incompréhensible de l’histoire de l’humanité.
Vous voulez savoir pourquoi J.J. Charest a obtenu une médaille? Est-ce que quelqu’un le sait vraiment? Sarko lui-même le sait-il? J’en ai peut-être raté des bouts mais il me semble que lorsqu’on décore quelqu’un il n’est toujours utile de mentionner pourquoi. Mais décorer quelqu’un ça fait bien, pour le décorateur et pour le décoré. Ça fait généreux d’une part et « admirable » de l’autre. Alors ça sert toujours un peu la récolte électorale. Et quand le décorateur et le décoré sont dans le même camp ils se décorent à qui mieux mieux pour servir la même cause; le fédéralisme à la Popol.
Il ne vous est jamais venu à l’esprit que cette décoration pouvait avoir été simplement « achetée » par Popol afin qu’un de ses valets puisse en décorer un autre. Le lien entre Sarkozy et Charest c’est Popol. Et il n’est nul besoin d’avoir une bonne raison pour monter un excellent show médiatique à saveur politique faisant gratuitement la promotion du fédéralisme canadian à la Popol. Demain tous les médias, surtout ceux de Popol, annonceront la fin de la politique de non ingérence et de non indifférence de la France à notre endroit, sauf peut-être en période référendaire, ce qui de toute façon jouerait contre le camp fédéraliste. Ils parleront abondamment de la position sarkozienne face à l’avenir du Québec et de la réaction des québécois et probablement aussi de celle de Michael Ignatieff. Les fédéralistes les plus calmes retiendront particulièrement l’attention tout comme les souverainistes les plus déchaînés, ceux les plus près du dérapage. Personne nulle part ne se demandera pourquoi J.J. Charest a reçu une telle décoration. C’est un accessoire dans une mise en scène particulièrement grossière.
Vous n’êtes pas tannés d’être gouvernés et manipulés par un richissime fédéraliste ontarien qui n’a jamais osé proposer lui-même ses idées en se présentant comme candidat dans une élection? Vous n’êtes pas tannés de voir ses sbires se triturer les méninges pour toujours réussir à vendre l’invendable? À bien y penser le Québec est une république de bananes et nous sommes des singes gouvernés par un mouton bien dressé et bien obéissant.
Je retourne à mes moutons pour éviter que je remonte au singe d’où je suis descendu. Les simagrées dont j’ai été témoin aujourd’hui vont finir par me faire tourner en bourrique si je ne les prends pas davantage à petites doses. Surtout que des simagrées provenant des créatures des marais, on nous en sert presque quotidiennement depuis le début du mois de septembre 2008. Popol nous a vendu, ou a fortement essayé de nous vendre, dans l’ordre, l’idée que le Bloc Québécois n’était peut-être plus pertinent, Harper, Charest, la tempête économique, le rejet de la coalition, Michael « Le Sauveur » Ignatieff, le fédéralisme réaliste en situation de crise économique et en situation de non crise économique.
Si la tempête économique pouvait balayer la fortune à Popol, notre démocratie en sortirait gagnante. Il paraît cependant que ce n’est pas bien de souhaiter du malheur à autrui, même pas à ceux qui nous font souffrir. Mais ma première phrase de ce dernier paragraphe n’est pas un souhait. C’est une simple constatation.
Je suis de moins en moins concis. Ça doit être parce que je suis de plus en plus indigné.
@ Jean-Pierre Dubé
« Si le ROC est faible, si les USA reluquent vers le ROC et tout le Canada … la France qui « aime » le Canada (en plus du Québec) fait aussi contre-poids aux USA-ROC … »
Ouf !
Quelle imagination !
Si les zaméricains nous reluquaient comme vous semblez le croire, ils nous mettraient la main dessus demain matin au réveil sans la moindre opposition sérieuse du Canada. Au petit déjeuner nous serions déjà américains. Et l’amitié de la France n’y changerait rien. C’est quoi cette peur récurrente d’être aspirés par les zaméricains?
Le budget militaire américain est égal au budget militaire de tous les autres pays du monde réunis. Le Canada est une poussière militaire pour le gros aspirateur central des zaméricains. Alors s’ils nous reluquaient autant que vous semblez le penser ils auraient mis l’aspirateur en marche quelques secondes depuis longtemps.
Et les mots sympathiques de Sarkozy à l’endroit des québécois ne font pas le poids par rapport à tous les poignards qu’il nous plante dans le dos avec un sourire presque sadique.
Je ne tiens pas à être poignardé avec respect et considération.
Vous m’étonnez de plus en plus Monsieur Dubé.
@ Mitriou
Oui, j’ai de l’imagination. Celle qui me dit que le Rest Of Canada a un gros problème identitaire depuis des lustres … et dont je ne veux pas voir le Québec en subir les conséquences !
Éclairez donc le « nationalisme ethnique » du Desmarais-le-Canadien ! Voilà ce qu’il faut faire ! Le fédéralisme grandiloquent des concitoyens Desmarais et compagnie … CACHE UN NATIONALISME ETHNICISTE. Desmarais-le-Canadien se souvient trop bien d’un hymne national canadien (français) composé pour le 24 juin 1880 !
De l’imagination, oui M. Mitriou, de l’imagination ! Il en faut pour mieux répliquer à certains opposants …
Voulez-vous ou non rallier le « fédéraliste » Desmarais et sa Presse AUX INDÉPENDANTISTES QUÉBÉCOIS ?!? Si vous le souhaitez, comme j’en ai l’impression, vous comprenez l’état d’esprit qui le guide …
Desmarais-le-Canadien, celui qui a soufflé les mots à dire à Sarkozy, SE BAT CONTRE D’AUTRES FINANCIERS CANADIANS ET AMERICANS ! C’est une banale évidence … pour laquelle il ne faut pas beaucoup d’imagination !
Trudeau a aussi dit NON aux Canadians et aux Américains en passant … Saviez pas ?
» Je suis de moins en moins concis. Ça doit être parce que je suis de plus en plus indigné. »
Continuez de ne pas être trop concis … Peut-être vaut-il mieux comme ça finalement ! Il est dangereux d’être trop concis !
Un p’tit indépendantiste plus courageux que d’autres a décidé de faire ça plus concis vers 1964. Il en est mort.
» Je déclare la guerre totale aux ennemis de l’indépendance du Québec. » – Hubert Aquin, 1964, Le Devoir
» Vous n’êtes pas tannés d’être gouvernés et manipulés par un richissime fédéraliste ontarien qui n’a jamais osé proposer lui-même ses idées en se présentant comme candidat dans une élection? »
Ce Desmarais est un franco-ontarien ou Canadien français ou CANADIEN/QUÉBÉCOIS. Ce Desmarais connaît peut-être mieux une certaine Histoire du Canada. Voilà ce qu’il faut comprendre ! Comme Trudeau aussi … Tiens, peut-être ont-ils lu eux aussi Maurice Séguin, l’historien indépendantiste québécois !
« Les Canadiens élaboreront, de 1763 à 1837, toute une théorie de la « nation canadienne », de ses droits et de ses rapports avec la Grande-Bretagne, les États-Unis et les colonies anglaises. La nation canadienne devient chez eux une expression courante. » – Maurice Séguin, L’idée d’indépendance au Québec, genèse et historique, 1971, p. 17
La Question Nationale demeure : le Québec a-t-il ou non un problème de Mémoire ?
Mon avis : il y a des raisons fondamentales pour lesquelles un PEUPLE CHANGE DE NOM. Aquin avait tout dit : » le Canadien français est au sens propre et figuré un agent double »
Récupérons « notre nation canadienne » de notre Histoire du Canada M. Mitriou … Laissons le ROC s’arranger comme il le veut bien. Dites cela à M. Desmarais. Le QUébec s’en trouvera que plus fort !
Ce que j’aimerais bien savoir – pour en revenir à l’entrée de blogue de madame Legault – c’est simple :
qui a écrit l’allocution du premier ministre du Québec, Jean Charest, alors qu’il a recevait du président de la République française, Nicolas Sarkozy, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur ?
Sous-question ?
Et combien ICI croiront que l’homme qui dit « voyager au restaurant » dans un débat et qui fait du photo OP dans La Semaine avec la fille Stanké peut écrire ce type de discours ?
Ça me rappelle la belle anecdote au sujet des discours écrits par des agences de pub pour le compte d’une ministre libérale provinciale réélue dernièrement…
Et si jamais tout ça est sorti de notre St-Jean Baptiste national, eh bien, j’aimerais bien que le monsieur s’exprimasse toujours ainsi en public au Québec, ça nous aiderait peut-être à le prendre un peu moins pour un épais…
Mais non, c’est vrai, j’oubliais !
La dernière fois que Jean Charest s’est exprimé fièrement en tant que Québécois en France, il a lâché en public que le Québec avait tout ce qu’il fallait pour devenir un État indépendant.
Étrange cas de dédoublement de la personnalité qui vient se greffer à un superbe chevauchement des juridications fédéral/provincial qui n’est pas sans déplaire à ma double personnalité de Québécois et de Nord-Américain.
—
Eh, j’en ai une bonne pour vous !
Une fois c’est un gars, comprends-tu, qui vient du pays de toutes les Russies, et qui s’en vante et qui fait son branding politique là-desssus (dans un pays où un journaliste de CTV dit en public lors du dépôt d’un budget – avant de donner généreusement la parole à un analyste patenté de la chose politique « Where should we be in our head – regarding this Conservative budget ? »).
Tout à coup, une crise diplomatique éclate.
Non, faites-vous en pas, pas une crise de missiles comme dans les années 60 avec JFK. Non, je me tue à vous dire que nous ne sommes pas
Cuba, que Obama n’est pas Kennedy et que nous ne sommes pas en train de vivre dans une quatrième dimension où la réalité est semblable à une émission de Prise 2 de ce bon vieux PKP.
Bref, la crisette canadienne éclate !
On a trouvé le dernier phoque vivant dérivant sur une banquise au large des côtes canadiennes !
Les russes le veulent pour en faire un vison pour Poutine, les français le veulent pour l’offrir à Carla Sarkozy, les Scandinaves font un référendum pour dire qu’ils n’ont jamais découvert l’Amérique en tant que Viking pour faire chier Newfoundland et, finalement, les Américains le veulent parce que Al Gore a besoin d’une mascotte pour sauver la planète.
Question canadienne à 5 cennes (clin d’oeil au castor et à l’industrie du nickel, ICI) :
est-ce que Iggy va faire jouer ses relations diplomatiques russes, américaines afin de récupérer le pauvre phoque et le confier au bon soin de Marineland, ONT. pour se faire du capital politique OU bien fera-t-il une faveur à ses compatriotes américain du New York TIMES et l’enverra-t-il au musée d’histoire naturelle de NYC ?
Je ne suis pas Gilles Gougeon encore (parce que je n’écris pas de roman qui se passent dans des taxis) mais ceci est un appel à tous…
Dommage qu ici personne soit capable de penser en dehors de la boite séparatiste et essayer de donner un son de cloche non partisan.
La solution serait de vous y mettre et faire vraiment arriver votre reve…..trop confortable et c a demanderait de
l ‘effort……Me Think !!!
C a doit etre encore la faute des autres.
L’auteur(e) de Harry Potter, JK Rowling, a été faite Chevalière de la Légion d’honneur, en même temps que M. Charest et 11 autres joyeux drilles.
Comme disait méchamment Alphonse Allais, ou Alfred Jarry d’un de leurs amis : » Pauvre X, il a été décoré dans une rafle. » C’est assez vache, merci.
L’indépendance du Québec nous regarde et uniquement nous. Nous n’avons que faire du dorlotage de la France. Nous sommes de « grands garçons » que diable. (ironie)
Cessons d’avoir le regard tourné vers la France comme une reconnaissance, ou un encouragement à continuer le combat. Les Français reconnaîtront le Québec\pays lorsque les Québecois auront franchi le Rubicon. D’ici ce temps-là, lâchons leur le coude, de grâce.
Sursum corda! disait mon père en nous éveillant le matin.
Amen.
Le Québec est déjà un pays conquis ou plutôt reconquis.
Il s’agit simplement que la reconnaissance du Québec en tant que nation au sein d’une Amérique du Nord désunie soit reconnue par l’Assemblée Nationale.
@ Louise Tesdale Calgary
Quand je vous « entends » parler de regard non partisan de l’actualité… ça me donne le goût de rire et de vous lire sur le blogue de Chantal Hébert faire preuve de sens critique supposément non-partisan.
merci de m’avoir fait sourire, madame !
La France est une et indivisible. C’est au début de leur constitution. On peut difficilement attendre d’un président Français qu’il se fasse l’apologue d’une césession alors que dans son propre pays il combat les séparatistes de tout acabit.
Faut être logique.
» Le Québec est déjà un pays conquis ou plutôt reconquis. Il s’agit simplement que la reconnaissance du Québec en tant que nation au sein d’une Amérique du Nord désunie soit reconnue par l’Assemblée Nationale. »
Ça fait longtemps que le Gouvernement du Québec a reconnue la nation québécoise ! Ottawa a suivi. Je vous suis mal M. Boudrias.
Sinon, vous avez raison. La « reconquête » est quasiment achevée. Il s’agit de l’expliquer. Inutile de parler de « résistance » (i.e. RRQ). Le Québec majoritaire demeurera toujours une « minorité » face à l’Amérique anglo-saxonne (2%). Il s’agit de le comprendre.
» Le Québec constitue désormais et irréversiblement un pays entièrement ou presque entièrement reconquis ou plutôt en voie de reconquête et jusque dans les moindres détails. »
– Hubert Aquin, 1977
» La France est une et indivisible. C’est au début de leur constitution. On peut difficilement attendre d’un président Français qu’il se fasse l’apologue d’une césession alors que dans son propre pays il combat les séparatistes de tout acabit. Faut être logique. »
Oui. Le « chiâlage » contre Sarkozy n’est pas nécessaire. Rappelons que Sarkozy se bat aussi pour une Europe unie … contre les séparatismes régionaux ! S’il donne une sympathie aux séparatistes québécois, certains se serviront de cela pour promouvoir leurs propres séparatismes …
Charest l’a dit : si autre référendum il y a, la France est automatiquement dans la « non ingérence non indifférence ». À côté des USA qui préféraient en 1995 un « Canada uni », on ne dira jamais trop merci à la France …
PS On dit « sécession » en passant.
Sarkozy ne comprend absolument rien au mouvement souverainiste. Et Desmarais, le grand casseux de séparatissse, attaque sur tous les fronts.
Ailleurs, ce cas serait perçu comme un « incident diplomatique », mais pas ici. Au contraire, on décerne une médaille honorifique du même souffle. C’est le monde à l’envers.
M Boudrias…Ici et chez Chantal Hebert il n y a que des séparatistes, j’ imagine qu’ un autre son de cloche de temps en temps ne devrait pas faire de mal a personne..
@ Serge Gingras
« Cessons d’avoir le regard tourné vers la France comme une reconnaissance, ou un encouragement à continuer le combat. Les Français reconnaîtront le Québec\pays lorsque les Québécois auront franchi le Rubicon. D’ici ce temps-là, lâchons leur le coude, de grâce. »
Je ne crois pas du tout que les souverainistes tiennent le coude des français comme vous semblez le croire. Cette attitude est largement dépassée depuis fort longtemps. La politique de non ingérence et de non indifférence pratiquée depuis longtemps par la France à l’égard de la question de l’avenir du Québec n’était pas, comme son nom l’indique, un appui à la cause souverainiste. Elle reconnaissait simplement que la France reconnaîtrait la décision des québécois UNE FOIS CELLE-CI PRISE (exactement comme vous le dites vous-même dans la deuxième de vos trois phrases que je cite ci-haut). Rien de plus, rien de moins. C’était « bon à savoir » mais cela n’était pas du tout indispensable aux yeux des souverainistes qui savent très bien depuis toujours que cette décision n’appartient qu’à nous. La France ne faisait qu’exprimer ce qui va de soi et ce qui serait allé de soi, même si elle ne l’avait jamais exprimé. D’ailleurs que le président français retire officiellement cette politique ne me dérange pas du tout et je crois bien que ça ne dérange pas beaucoup de souverainistes.
Que la France ou le Vietnam, le Pérou, la Somalie ou Cuba ne nous appuient pas cela n’a rien de troublant. On ne demande d’ailleurs l’appui de personne en dehors du Québec parce que de toute façon seuls les québécois ont le droit de vote sur cette question.
Que la France « nous laisse tomber » ne nous dérange aucunement. Nous sommes habitués. Mais que le président français se range clairement dans le camp fédéraliste ça dépasse largement ses pouvoirs et l’entendement. C’est un peu comme si lors de la bataille des Plaines d’Abraham le roi français avaient envoyé quelques bataillons prêter main forte aux anglais. Qu’on ne nous aide pas est une chose acceptable. Qu’on nous nuise l’est beaucoup moins. Avec des « frères » comme ça on n’a pas besoin d’ennemis. Si Sarkozy me considère comme son frère il n’est cependant pas le mien.
Mais en ce domaine tout ce qui sort de la bouche de Sarkozy n’a en définitive aucune crédibilité. L’homme ne connaît rien de la réalité québécoise et n’a aucune objectivité. Il n’est que le perroquet un peu grossier de Paul Desmarais. Tout le monde le sait et tout le monde sait également que Paul Desmarais n’a droit qu’à un vote comme tout le monde lors de nos référendums, contrairement aux décisions concernant son empire. C’est quand même rassurant de savoir que le vote du dernier venu a la même valeur que le vote de Paul Desmarais. Ça l’est davantage de savoir que ce même vote a une valeur réelle alors que ni Nicolas Sarkozy, ni la France au grand complet n’ont droit à un seul vote sur la question de l’avenir du Québec.
Nicolas Sarkozy a une vision archaïque du mouvement souverainiste. En fait il n’a aucune vision propre de ce phénomène. Il voit avec les yeux de Paul Desmarais. Pour ce que ça vaut…
Quand Nicolas Sarkozy dit: « … pour prouver qu’on aime les autres, on n’a pas besoin de détester leurs voisins… ceux qui ne comprennent pas cela ne comprennent pas le refus du sectarisme, le refus de la division, le refus de l’enfermement sur soi-même et le refus de cette obligation de définir son identité par opposition féroce à l’autre » on ne sait pas vraiment de qui et à qui il parle. En tirant cette citation de son contexte on pourrait en effet croire que c’est un discours adressé aux français qui s’opposaient à l’Union Européenne ou à la disparition de la monnaie française au profit de l’Euro. Si Nicolas Sarkozy était le moindrement conséquent avec ses déclarations (mais tout le monde sait qu’il parle au nom de Paul Desmarais), s’il croyait vraiment que toute division inutile est économiquement néfaste, que le sectarisme, la division, l’enfermement sur soi-même et l’obligation de définir son identité par opposition féroce à l’autre sont des vilains défauts à combattre, il s’empresserait de joindre les rangs du groupe des hurluberlus qui prônent l’abandon de toutes les souverainetés nationales européennes au profit d’une union politique aussi large que l’Union Économique Européenne actuelle. Pourquoi la souveraineté politique française en Europe serait-elle plus pertinente que la souveraineté québécoise en Amérique du Nord? Pourquoi ce qui est bon pour les français et pour toutes les autres nations serait-il mauvais pour les québécois?
L’événement d’hier puait la mise en scène à plein nez telle qu’elle est pratiquée depuis toujours par Paul Desmarais et ses sbires. Cette comédie permettait de malmener le mouvement souverainiste tout en permettant à Jean Charest de jouer au grand rassembleur en lui permettant de se hisser au-dessus de la mêlée pour paraître plus fréquentable aux yeux des souverainistes et comme un véritable homme d’État aux yeux des autres. Il n’est cependant ni l’un ni l’autre du simple fait qu’il se prête certainement consciemment à ce genre de jeu (ce n’est pas la première ni la dernière fois) qui est une vile manipulation des esprits et donc une solide gifle à la démocratie.
Quand George W. Bush présidait les destinées des États-Unis les québécois devaient détester les américains tellement leur code génétique apparent était différent du nôtre. Pour ne pas se sentir trop seuls au monde il nous restait les Français de Chirac à ne pas trop détester. C’était toujours mieux que le Front National. Maintenant que Barack Obama trône sur les américains ils sont subitement redevenus parfaitement fréquentables. Ça libère presque complètement notre potentiel de « détestation ». Comme il faut que notre organe de la « détestation » conserve intacte sa capacité de détester, au cas où, je suggère qu’on réoriente cette « détestation » vers les « Tres Amigos » que sont Sarkozy, Charest et Desmarais.
Dans le cas de Sarkozy on pourra dire qu’il l’a bien cherché. De toute façon ce type se nourrit de controverse. Nourrissons-le juste pour ne pas qu’il agonise. Pour Charest ça ne devrait pas être trop difficile. On a déjà collectivement détesté cet homme au point d’en faire le premier ministre du Québec le moins populaire de tous les temps. Il suffit de recommencer. On connaît la recette. Mais conservons nos plus grandes réserves de « détestation » pour les déverser de façon continuelle sur Paul Desmarais. Depuis le temps qu’on s’acharne sur ses marionnettes il serait à-peu-près temps de viser le marionnettiste. Si on investissait sur Paul Desmarais le quart de la « détestation » qu’on a investi sur George W. Bush, on mettrait Monsieur Power Corporation et ses sbires hors d’état de nuire efficacement et rapidement. Ce n’est pas une grosse commande pour enfin en finir avec celui qui tire toutes les ficelles de notre politique depuis 50 ans.
@ madame Teasdale
Je suis tout à fait d’accord avec vous pour dire que les sons de cloche différents sont nécessaires partout… sauf que dire du blogue de Chantal Hébert que c’est un blogue « séparatiste » ou même l’insinuer, ce n’est pas sérieux et ça porte à rire.
Toutefois, je suis d’accord pour dire que plusieurs indépendantistes militants prennent plaisir à y écrire des commentaires, ça c’est vrai.
@ JP Dubé
Parfois, monsieur Dubé, il faut simplement rire et ne PAS chercher à me suivre.
Je ne suis pas Jeanne d’Arc, vous savez…
La seule raison pour laquelle je suis indépendantiste se trouve dans le film de Denys Arcand « Le confort et l’indifférence » où un menuisier demande, en pointant l’écran avec son ciseau à bois : « Je veux savoir qui me fourre : Québec ou Ottawa »
D’après moi, l’indépendance sert essentiellement à ça : permettre aux gens de savoir qui les fourre plus exactement.
Juste pour se détendre, juste pour rire :
«Un député français vulgaire sans le savoir en s’adressant à Charest»
http://www.cyberpresse.ca/actualites/200902/03/01-823756-un-depute-francais-vulgaire-sans-le-savoir-en-sadressant-a-charest.php
Pas croyable !!! Ça lui apprendra ! ; )
@ Boudrias
» Parfois, monsieur Dubé, il faut simplement rire et ne PAS chercher à me suivre. Je ne suis pas Jeanne d’Arc, vous savez… »
Ouain, je comprends …
En même temps, on n’aura pas le droit de demander à un autre de nous prendre au sérieux, de prendre un projet politique au sérieux, si on recule à la première occasion en disant » ben tsé c’tait juste une joke ! »
Vous n’êtes pas Jean d’Arc non ! Vous êtes un bon poète essayiste oui ! On ne devrait pas individuellement tenir un pays sur nos épaules non ! Si on veut un Pays et pas seulement une Province, il faudra néanmoins avoir plusieurs Jeannes et Jeans prêts à se faire suivre et/ou à être « suiveux » d’un(e) autre …
Si le Gouvernement du Québec a moins d’argent que les Gouvernements du Canada, des USA, de la France, d’Angleterre … il y a moins de chances de se faire fourrer aussi … Nous avons d’excellents politiciens dévoués au Québec, au-delà de tout ce qu’on pourra dire. C’est mon avis.
» Nicolas Sarkozy a une vision archaïque du mouvement souverainiste. En fait il n’a aucune vision propre de ce phénomène. Il voit avec les yeux de Paul Desmarais. Pour ce que ça vaut… »
C’est fascinant de voir l’influence en effet de Desmarais-le-fier-Canadien derrière les paroles de Sarkozy … On jurerait que c’est aussi destiné à fouetter les troupes souverainistes ! Un peu comme un Trudeau qui disait juste avant l’élection de 76 : » le mouvement souverainiste est mort ! »
Réduire les souverainistes à des arriérés de l’Histoire !?! Ai-je bien compris les insinuations de Sarkozy ?!? Heu … c’est que LE NOM QUÉBÉCOIS MÊME est issu de combats souverainistes !%?
C’est trop gros les copains ! Il y anguille sous roche …
» PS On dit « sécession » en passant. »
Merci! j’espère m’en souvenir un certain temps.
Tel est mon problème : connaissances et mémoire ne font pas bon ménage entre mes deux oreilles. C’était comme ça à l’école. Je pouvais avoir des dictées pleines de fautes et d’autres, parfaites, plus rares.
Apprendre l’orthographe à coups de règles sur les doigts, le côté avec la petite langue d’acier évidemment, ne m’a rien enseigné, à part maîtriser la douleur. Là, je suis champion. Un vrai dur.
M. Sarkozy aurait lu Harry Potter… On l’accuse pourtant d’être inculte, à part les programmes de télé. De méchantes langues, sans doute. Il y a un mouvement en France qui s’appèle : Un livre pour Sarkozy, quelque chose comme ça. Comme notre auteur Canadien, Yan Martel, qui envoie deux livres par mois à M. Harper, pour des raisons identiques.
M. Sarkozy a tout du self-made-man, un autodidacte avec beaucoup de trous à combler. Puisque M. Sarkozy est lui aussi très sensible aux charmes féminins, pourquoi ne pas lui envoyer Louise Beaudoin. M. Mittérand l’a bien appréciée, lui, cet homme à femme. Je n’insinue pas que Mme Beaudoin se serait mal conduite avec ce phalocrate. Non. Tout simplement que Mme Beaudoin est très charmante, séduisante, en plus d’être très intelligente. Ça ne gâte rien.
L’opinion de M. Sarkozy devrait indifférer tous les nationalistes Québécois. M. Mitriou a parfaitement raison. Le chien aboie, la caravane passe.
@ Mme Gauthier.
» La pelote\plote à terre » Jamais entendu cette expression de ma vie. Sans doute d’un descendant Basque. (sourire)
Salutations.
Et moi non plus, Monsieur Gingras. On a dû inventer cette expression pour ridiculiser ce député.
À moins que la personne qui lui a appris cette phrase et sa pseudo-signification, voulait faire passer J-J Charest pour une « guidoune » ???
Qui sait ?
Cela lui fait une belle jambe le Patapouf de recevoir une décoration tout nickel de la part de celui que Patrick Rambaud a si bien caricaturé dans ses Chroniques du règne de Nicolas 1er et qu’il aurait pu tout aussi bien nommer en pensant à Victor Hugo, Chroniques du règne de Napoléon le Petit. Ce livre de Rambaud que j’ai commenté sur Voir.ca vaut la peine d’être lu. Il est susceptible d’extirper la rage ou la rancœur de quiconque en aurait éprouvé tant la caricature du personnage nous révèle la vraie nature de ce président qui fait ombrage à tout Français qui se respecte. En fait, cette cérémonie de remise de médailles à qui mieux mieux tourne à la caricature et nuit à l’honneur de la France.
Mais dans cette affaire, il n’y a pas que les deux acteurs à la Chaplin qui se couvrent de ridicule. Desmarais, Popaul pour ses intimes, ne s’en tire pas mieux lui qui a fait des avances (appelons cela de la sorte) à ce Sarkosy avant qu’il ne devienne Président. Il s’alliait d’avance à un personnage contesté, à peine en retrait du Front National, donc sujet à controverse. En fait, tout ce qu’il faut politiquement parlant pour être empêché à jamais de parler d’intransigeance et de sectarisme. Des commentateurs d’ici, peu subtils, ont vite fait de placer une rime en isme devant de tels comportements et de se frotter les mains avec des expressions niaises du genre de Na !
Ne comptons donc que sur nous-mêmes et sur notre pouvoir de nous définir seuls en tant que Québécois libres, sans que ces fatiguants viennent nous empêcher de danser libres en rond en nous rendant dépendant d’une définition de nous-mêmes qui ne relève en dernière instance que de nous-mêmes et non d’un Canada qui nous fait minoritaire ou d’une France qui nous fait coloniaux.
On peut affirmer que M. Sarkozy n’accepterait jamais pour la France dans l’Union européenne, le même genre de place que le Québec endure dans le Canada.
L’Union européenne est un genre de confédération d’États décentralisée et le Canada est une fédération centralisatrice de provinces « territoires conquis ». « Méchantes différences ».
jJ ai vecu en France, j ai encore une fille la-bas et le jour ou vous réaliserez que la France doesn`t give a damn about you
ne vous connait pas et a asse de problemes sur place..vous serez libérer.
Arras au nord..ne vous connait pas, Grande-Mote au sud ou j ai vécu..nah.. Montélimar ..belle ville mais Quebec connait pas, Canada Oui, ils ont des cars Bombardier au Centre-Ville..Paris..on ne veut meme pas en parler.
Vous etesa nord americains comme moi…assumez.
.
Vous etes biens ou pas dans votre peau.,.vous n avez pas besoin des francais…assumons notre vie, de toute facon vivre en amerique du nord c est tellement mieux .
Be Happy WITH WHAT WE HAVE,.
» Ne comptons donc que sur nous-mêmes et sur notre pouvoir de nous définir seuls en tant que Québécois libres, sans que ces fatiguants viennent nous empêcher de danser libres en rond en nous rendant dépendant d’une définition de nous-mêmes qui ne relève en dernière instance que de nous-mêmes et non d’un Canada qui nous fait minoritaire ou d’une France qui nous fait coloniaux. »
Bon, c’t’assez là …
On ne veut pas chiâler contre les Desmarais-Sarkozy ? On est écoeuré du faux bilinguisme officiel et coûteux ? On veut éliminer le problème séparatissse ? On veut un Canada distinct des USA ?
La Solution Finale : un Canada unilingue francophone d’un océan à l’autre À PRENDRE OU À LAISSER.
Le dead-line pour les quelques 25 millions de Canadians : une année … après ça on fait l’Indépendance du Québec !
Qu’en dites-vous ?
Moi je dis que je ne vous suis plus du tout Monsieur Dubé. Je n’arrive pas à suivre votre logique ( est-ce même logique ce que vous écrivez parfois ?)
Pendant que j’y suis:
J’ai horreur de vous voir vous appuyer sur PET pour tout et pour rien, à croire parfois qu’il serait le héros méconnu de la montée de l’idée d’indépendance. Je vous avoue que j’en suis à « sauter » vos interventions répétitives. Nous avons tous compris la première fois. Nous ne sommes pas en première année b ici.
PET était un baveux, un arrogant de le pire espèce, un être méprisant envers les Québécois. Et si l’idée d’indépendance est montée en flèche à l’époque, devant ses provocations et attitudes, ce n’était pas le but recherché de PET, PAS DU TOUT ! Et cela, vous ne me l’enlèverez pas de la tête, je suis certaine de ne pas être la seule à penser ainsi.
PET-fils, a recommencé à faire le même jeu, pour le moment, on le fait taire, mais stupide et arriviste comme il l’est, il va faire des gaffes dès qu’il aura un micro pour lui tout seul. Le résultat sera le même qu’avec son père, les Québécois réagiront et l’idée d’indépendance reprendra du poil de la bête. Car, beaucoup d’entre nous ne « fonctionnent » qu’à coups de pieds au cul. Le dernier en date étant celui du Petit Nicolas, Empereur de pacotille de la France.
______________
Mme Teasdale: ce que vous nous racontez ne fait pas de vous une personne moins méprisante des Québécois, plus informée pour autant, ni plus cultivée, d’ailleurs. Même si maintenant votre clavier semble maintenant avoir des accents.(03 févr. 2009, 21:15)
Je dis que vous êtes un cas et que votre modèle, Aquin, vous l’imitez dans le sens le plus pathétique du terme…
Mme Teasdale, j’ai aussi vécu en France et je sais donc pertinemment que ce que vous dites que les Français diraient de nous, est de la merde de ruminants, pour traduire approximativement une expression que vous utilisez souvent dans votre langue tout aussi approximative.
Il y a trois sortes de français : les bons français, les français de merde, et la merde de français. Devinez dans quelle catégorie je place le petit Sarko ?
Une tempête dans un verre d’eau! Les propos de M Sarkosy sont puérils et volontairement outrageant. ALors je ne lèverai pas un doigt sur mon clavier pour en discourir.
Mais que M Charest reçoive la légion d’honneur c’est assez surprenant! Mais vos explications Mme Legault me suffisent.
Pour le reste, quIls tergiversent tant aussi longtemps qu’ils le veulent. La séparation restera toujours un voeux pieu d’une société en mal de vivre. Le bas Canada c’est fait «enfirrouaper» par le haut canada, pis en plus de se faire flusher par les français. Nous sommes un peuple frustré! Avec une attitude d’échec avant même de réellement essayer.
Alors les propos du Président français me font autant d’effet que son choix matrimonial.
M. Jean-Pierre Dubé écrit : «Le dead-line pour les quelques 25 millions de Canadians : une année … après ça on fait l’Indépendance du Québec !»
Good ! Bonne idée.
À la fin de l’année en question, celles et ceux qui ne comprennent pas bien la langue française après avoir poché un examen de français, on les déporte aux États-Unis. Il y a plein de place en Alaska pour les recevoir vu que les Canadiens sont déjà habitués au froid et qu’ils parlent anglais Ça leur ferait des immigrants productifs avec Mme Palin.
» Je dis que vous êtes un cas et que votre modèle, Aquin, vous l’imitez dans le sens le plus pathétique du terme… »
Vous dites là quelque chose de pathétique M. Audet sachez-le. Aquin serait pathétique parce que s’étant suicidé ? Aquin devrait pourtant être aussi votre modèle …
Lisez Prochain Épisode, on s’en reparle après.
@ Gilles Bousquet
» M. Jean-Pierre Dubé écrit : «Le dead-line pour les quelques 25 millions de Canadians : une année … après ça on fait l’Indépendance du Québec !»
Good ! Bonne idée. À la fin de l’année en question, celles et ceux qui ne comprennent pas bien la langue française après avoir poché un examen de français, on les déporte aux États-Unis. »
Non, on propose un Canada unilingue francophone et/ou des États-Unis d’Amérique bilingues anglais-français … oubedon l’INDÉPENDANCE DU QUÉBEC. C’est du chantage ? Oui.
» Un dégueulasse peuple de maîtres-chanteurs » disait l’autre …
» Je dis que vous êtes un cas et que votre modèle, Aquin, vous l’imitez dans le sens le plus pathétique du terme… »
Je vous répond par une citation : « Hubert Aquin est le penseur le plus profond, le plus fondamental du Québec. » – Bernard Landry
En jugeant l’écrivain révolutionnaire Aquin, l’ex-premier ministre Landry et le citoyen Dubé de « pathétiques », il se peut M. Audet que vous nuisiez à la Cause que vous croyez défendre …
Ne me demandez pas pardon, lisez Aquin et pas seulement Prochain Épisode.
» Le prochain épisode est la révolution à faire. » – Aquin
PS Il m’arrive d’être pathétique, certainement, mais rarement quand j’évoque Hubert Aquin qui fut pathétiquement peu compris de son vivant même si honoré de quelque prix.
La raison pour laquelle Sarkosy le pion politique de Desmarais a fait cette déclaration est simplement pour faire avancer la proposition de prise de contrôle de l’industrie nucléaire canadienne par une entreprise française contrôler par mon oncle Paul:
http://www.thestar.com/Business/article/581941
L’ironie, les canadiens n’y ont rien vu et célèbre leur dépossession au cri de Vive la France.
A lire:
Pour comprendre la game: Desmarais et ses 2 pions, Sarkosy et Charest
http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/02/04-les-pions-sarkozy-et-charest.qc
Sarkozy, le commis voyageur de Paul Desmarais
L’ordre marchand n’a aucune loyauté nationale, pas plus que ses pions politiques
M Sarkozy est le pion de l’ordre marchand (1). La particularité de ces pions politiques est de n’avoir aucune loyauté nationale. Son intérêt et celui de ses mentors passent avant celui de la France. Et cet intérêt est celui de Paul Desmarais, un actionnaire important de Total (pétrolière) qui fait aussi dans le nucléaire. Et M Parizeau a très bien compris la raison de la déclaration de ce commis voyageur devenu Président de la France. La France (lire ti-Paul et Total) veulent se positionner dans l’industrie nucléaire au Canada, et pour améliorer leur chance, M Sarkozy est prêt à brader les intérêts supérieur de sa « famille ».
M Parizeau qui en a vu bien d’autre a très bien compris ce qui se joue : Il y a des intérêts économiques qui motivent la déclaration « énorme » du Président de la France .
Et il semble que M Parizeau ait allumé certains journalistes qui se sont soudainement intéressés à l’industrie nucléaire canadienne. Et découvert que, surprise, surprise, le gouvernement canadien songe à privatiser EACL (Réacteurs CANDU).
Un privatisation qui pourra rapporter gros à ceux qui sauront se positionner. Car ces décisions sont scellées au plus haut niveau, d’où l’agitation sans doute du commis voyageur Sarkozy. Mais la question qui se pose. Même si M Sarkozy brade sa « famille » pour aider à la conclusion de cette prise de contrôle de l’industrie nucléaire canadienne, il y a peu de chance que le Canada anglais surmontent son aversion anti-française pour accepter ce transfert de leur actif dans ce domaine stratégique à…. des français. D’autant plus que les américains qui ont déjà la main haute sur Harper le prendraient très mal. Paul Desmarais a déjà tenté de prendre le contrôle de Canadian Pacific (le conglomérat) en partenariat avec la Caisse de Dépôt. Trudeau sous la pression du milieu d’affaire de Toronto avait dû voter une loi pour bloquer la transaction. Imaginez les francophones du Québec prenant le contrôle du joyau de Bay Street. C’est le fait de réaliser qu’il était ainsi « barré » dans son beau grand Canada qu’il aime tant, qui a incité Paul Desmarais à établir une tête de pont en Europe, en prenant pour base d’appui le Québec. Et quand le Québec sera souverain c’est ce même pont qui fera de Paul Desmarais un fervent défenseur le notre souveraineté. Je vous l’ai dit, l’ordre marchand n’a aucune loyauté nationale, que des intérêts.
Sarkozy danse sur la musique de Paul Desmarais, et puis après. Ce qui compte c‘est que « La France est la France et demeurera la France » (De Gaulle). Peu importe les commis voyageurs. Et qu’elle nous accompagnera en temps et lieu, mais ne lui demandons pas de nous précéder. En attendant si le Président de la France endort les canadiens, cela servira peut être notre cause. Car il ne s’agit plus d’en parler de la souveraineté, il s’agit de la faire.
Et à cet égard, notre seul problème, c’est Madame Marois qui réagit encore de manière limbique alors qu’un homme d’état comme M Parizeau nous montre clairement ce qui se joue vraiment, et quelle posture il faut prendre pour défendre l’intérêt supérieur de notre état. C’est dans de telles circonstances que l’on mesure l’écart de stature entre Monsieur et Madame !
***
Pour terminer, sur le Sommet de la Francophonie. Il n’y aura pas de progrès dans le développement des pays africains, qui constituent l’avenir de la langue française, tant que les leaders politiques, comme Sarkozy, mettront la politique de la France à la solde de société comme Total. Car cette société est une puissance financière occulte qui travail en sous mains pour empêcher que ces états africains ne deviennent fonctionnels. Ce qui leur permettraient d’offrir enfin une résistance au pillage de leurs ressources pétrolières par ces grandes sociétés venant de pays prêchant les vertus de la démocratie. C’est ce néocolonialisme qui tue l’Afrique. Tous les pays africains présents à cette rencontre le savent.
Pour ce qui est du rôle du Canada, pensez-vous que les cow-boys de l’ouest ont intérêt à faire progresser le français dans le monde. C’est ce qui explique qu’Ottawa n’avait aucune raison d’être proactif lors de cette rencontre.
(1) http://www.vigile.net/Les-pions-Sarkosy-et-Charest
OK Monsieur Dubé. Jouons le jeu jusqu’au bout. Primo, on demande, que dis-je, on exige que les Canadians, les Americans et les Canaians vous fasse ériger un monument, juste un peu plus petit que celui de Trudeau, mais juste à côté de celui de ce dernier. Puis, on leur dit de regarder ces deux statues monumentales directement dans les yeux et de nous donner l’indépendance dare-dare. C’est sur qu’ils vont le comprendre. Sinon, on s’immole par le feu pour leur faire comprendre une fois pour toutes qu’ils n’ont pas raison.
Trudeau a pourtant joué le jeu jusqu’au bout …
Le bilinguisme officiel est inscrit dans la Déclaration d’Indépendance du Bas-Canada de 1839. Le saviez-vous M. Audet ? Trudeau a pris ce bilinguisme officiel et l’a étendu coast to coast. Nelson était un Frère Chasseur, Trudeau aussi. Le savez-vous ? On peut maudire Trudeau et le bilinguisme officiel, il reste que LES DEUX SONT FONDAMENTALEMENT QUÉBÉCOIS ! ET NE POUVAIENT QUE L’ÊTRE AUSSI !
Ça fait 50 ans qu’on « chiâle » sur le Canada M. Audet ! Nos amis du ROC chiâlent de nous voir « chiâler » mais font strictement aucun effort pour se « débarasser » du Québec. On appelle ça l’indépendance du Québec. Je propose une chose bien simple qui nous enlève le rôle de « chiâleux professionnel » contre le Canada/ROC et le French Power fédéraliste, qui va dans le sens de Harper (« le français est la pierre d’assise du Canada »), qui va dans le sens de l’écoeurement du faux-bilinguisme … LE CANADA UNILINGUE FRANCOPHONE OU L’INDÉPENDANCE DU QUÉBEC.
Ai-je de l’imagination ? Oui et alors ? Trudeau en a eu pas mal aussi en étendant un bilinguisme officiel d’un ancien Bas-Canada patriotique à un Canada coast to coast !
On peut continuer à chiâler pour un autre 50 ans aussi remarquez bien … Vous comprenez mal qu’il existe un contre-étapisme dans le ROC aussi !
» Sinon, on s’immole par le feu pour leur faire comprendre une fois pour toutes qu’ils n’ont pas raison. »
Oui, vous avez raison. Le suicide d’Hubert Aquin en 1977, soit juste après l’élection du PQ, a quelque chose de sacrificiel. Pas besoin d’autres ! Son suicide est-il pathétique ? Personnellement, je juge qu’il s’est tué à l’ouvrage …. révolutionnaire. Très peu le comprennent ainsi.
Un beau texte de lui : http://www.vigile.net/Le-Quebec-une-culture-francaise
Mme Legault, merci pour la publication de cette lettre de Mme Marois et M. Duceppe.
Bravo pour vos commentaires.
Mais l’opinion du gouvernement français ne vaut pas pour tous.
De ce côté de l’Atlantique , il n’y a eu aucune réaction , pas plus qu’à la réintégration prochaine de la France dans l’Otan . Ce qui prouve l’immense liberté de nos journalistes d’investigation (sauf Marianne et l’Humanité) , ce qui ne fait pas beaucoupde monde.
Mr Pomerleau ouvre une voie interessante , quand il évoque cette nouvelle » race » d’hommes politiques qui se moquent des états et des nations, pourvu que leurs comptes en banque fleurissent.
Et des étudiants brillants ne poursuivent des études de maths que pour aller travailler a la City et observer les variations microscopique de titres sur les écrans. Ce monde s’applique à être amoral, efficace et prédateur.
Il nous a conduit dans le mur mais n’a pas changé d’avis. Il ricane en observant les pauvres bougres se débattre.
Il lui faut encore ruiner tous ceux qui possèdent encore quelque chose.
Le pape est admirable de ne pas voir que le diable tient le manche.
Cela renvoie à l’ordre mafieu qui commande nos destinées..
Nicolas ne veut pas d’une « division » suppléméntaire pour le monde, sauf au Kosovo , en Slovénie , en Georgie etc…. , mais là il était en mission semble t-il , pour le compte de dabelyou…
Une bonne nouvelle cependant: ELF l’ancienne société nationale privatisée par les gouvernements de droite et de gauche vient de dégager (selon son habitude) 20 millards
d’euros de bénéfices…
Le gouvernements a indiqué que cela ne voulait rien dire car ELF doit penser à la recherche de nouveaux gisements . Vous avez compris qu’il s’agissait de gisements de profits.
Alors rêvons une année de profit egale le déficit de la sécu…
Le benéfice d’ELF est supérieur au plan de relance de Nicolas.
C’est y pas une bonne nouvelle çà?