Lors de sa comparution hier à l'étude des crédits du ministère des Finances, en réponse à une question d'un député péquiste portant sur sa tentative passée de vendre BCE à des intérêts ontariens, le nouveau PDG de la Caisse de dépôt et placement, Michael Sabia, y est allé d'un long plaidoyer qu'on a décrit comme étant émotif – mais qu'on sentait tout de même préparé d'avance – sur ses «racines» québécoises, son grand-père italien arrivé au Québec avec rien, etc., etc., etc…
De l'art de faire dévier un débat. Ou de le faire glisser de l'essentiel au superficiel…
Parce qu'au-delà des pertes de 40$ milliards de la Caisse en 2008 – dont 10 pour cause de mauvaise gestion -, l'essentiel porte encore et toujours sur la MISSION de la Caisse, modifiée par le gouvernement Charest en 2004 et faisant passer les rendements AVANT l'obligation de contribuer à l'économie québécoise. (Depuis 1965, ces deux composantes de la mission de la Caisse avait été traitées de manière plus équitable.)
Le fait que M. Sabia soit «allophone», anglophone ou martien ne change rien au fait qu'il semble toujours dépourvu d'une réelle compréhension du rôle MOTEUR de la Caisse dans l'économie québécoise. À moins, bien sûr, qu'il le comprenne parfaitement bien, mais qu'il n'en a rien à cirer. Ce qu'il partage d'ailleurs avec Jean Charest, un homme aux racines québécoises longues et profondes!
Résultat: la Caisse investit plus de 80% de ses avoirs hors Québec. Alors, qu'on lâche cette histoire ridicule de «racines». Cela n'a rien à voir! De fait, ce mouvement s'est aussi accéléré sous Henri-Paul Rousseau, un autre Québécois aux longues «racines», lesquelles pousseront dorénavant dans les vallées verdoyantes de Power Corporation…
Confirmant son manque de sensibilité, M, Sabia répondait d'ailleurs hier sur un ton moqueur à ce débat pourtant fondamental: «Je suis catholique, mais je ne suis pas jésuite!». Comme si cette question n'était qu'un débat trivial alors qu'il participe d'un CHOIX politique et économique. Bref, d'un choix de société.
Voici ce que j'écrivais le 13 mars sur cet alignement parfait de Michael Sabia et de Jean Charest sur cet abandon graduel du rôle moteur de la Caisse au Québec:
http://www.voir.ca/blogs/jose_legault/archive/2009/03/13/vendredi-13-pour-la-caisse.aspx
Pourtant, le portrait est clair: moins la Caisse investit au Québec et plus elle «diversifie» son portefeuille, maintenant à hauteur de 90% de nos avoirs placés à l'étranger, plus ses rendements chutent. Cherchez l'erreur.
De fait, cette communauté de pensée entre messieurs Charest & Sabia est impressionnante.
Il fallait entendre Michael Sabia hier refuser de remettre en question la nouvelle Loi de 2004, refuser le moindre retour du sous-ministre des Finances sur le CA de la Caisse, refuser tout retour au mandat originel de la Caisse, refuser que le gouvernement légifère une nouvelle politique de bonis pour les cadres. Et j'en passe.
Pis encore, en justifiant son refus d'intervenir pour préserver ici certains sièges sociaux, il a carrément insulter l'intelligence des Québécois en parlant de l'importance primordiale de l'«écosystème» environnant, soit les services de santé et d'éducation…
Traduction: pas besoin d'intervenir, ce qui protège les sièges sociaux serait cet «écosystème»… En anglais, je crois qu'on appelle ça de la bullsh…
On le sentait. On le voyait. Maintenant, c'est confirmé. Ce nouveau régime à la Caisse est fort mal parti.
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Et pour ceux et celles que ces racines intéressent, voir cet article délicieux du journaliste Robert Dutrisac:
http://www.ledevoir.com/2009/05/06/249096.html
Doit-on comprendre que 10 % est le maximum que le Québec peut absorber des immenses avoirs de la Caisse. On aimerait faire plus, mais ça déborde déjà. Est-ce là le discours que l’on entend?
La dérive néo-libérale semble tellement bien implantée au Québec qu’il n’y a plus personne de compétent pour penser autrement. Même sous les péquistes, la très grande majorité de nos avoirs était placée hors du Québec. On est passé de 17 % à 10 %. On est pas passé de 75 % à 10 %.
Il nous faudrait un commité de gens crédibles qui nous expliquerait comment ça marche. Des professeurs d’économies de nos diverses universités feraient l’affaire. Cet été, ils auraient le temps, c’est les vacances. Je suis prêt. 🙂
Quand on fait un lien ou un rapprochement entre la manière de penser et d’agir de deux personnes il peut également être utile d’identifier la source originelle de cette manière de penser et d’agir.
Est-ce Michael Sabia qui pense comme Jean Charest ou Jean Charest qui pense comme Michael Sabia? Moi je crois que ni l’une ni l’autre de ces réponses n’est bonne. En fait je suis plutôt d’avis que Michael Sabia et Jean Charest ont tout simplement un maître à penser commun, ce qui explique leur communauté de pensée.
Lorsqu’on observe ces deux hommes à l’oeuvre il est facile de constater que ni l’un ni l’autre n’agit par conviction, par intérêt et par dévouement personnel. Leur agir subodore à plein nez la mission commandée. Pourquoi refuse-t-on de souligner à gros traits, chaque fois que l’occasion se présente, le fait que Michael Sabia, Jean Charest et autres figures du pouvoir gouvernemental actuel ne sont que les sbires de leur maître à penser qu’est Paul Power Desmarais? Leur mission est pourtant claire depuis un bon moment. Ils s’évertuent à affaiblir constamment l’État québécois dans le seul but logique de saper les bases et l’évolution de la volonté souverainiste québécoise. Comment expliquer autrement un tel manque de bonne foi et cette impression d’improvisation constante?
Suis-je davantage porté à voir des complots là où il n’y en aurait pas ou suis-je plutôt un bon observateur? Si je suis plutôt bon observateur, comment se fait-il qu’on parle aussi peu de ce lien entre Paul et ses sbires? Pourquoi ce silence? On ne vit pas dans une république de bananes. Nous ne sommes pas gouvernés par une junte militaire sanguinaire. Nous n’avons pas de camps de concentration où on enferme et torture les observateurs qui nous gênent. Les gens qui dénoncent ces situations ne disparaissent pas mystérieusement de la circulation. Pourquoi alors ces silences ou ces refus d’aller au fond des choses et de remonter à la source des problèmes? Pourquoi ne pas identifier et nommer ce qui doit l’être? Pourquoi souligner la complicité des sbires sans jamais mentionner de qui ils sont les sbires?
@ Paolo
Excellentes observations, comme toujours! Et même quand je ne partage que partiellement vos conclusions, je me dis souvent que j’aimerais bien n’avoir que la moitié de votre clairvoyance, de votre habileté innée à décoder ce qui se passe (politiquement, j’entends…).
Cette fois, vous nous aiguillez du côté de la notion de « maître à penser ». Ce qui n’a rien d’exceptionnel en soi, car chacun puise çà et là ses influences, selon ses intérêts et ce qu’il pourra estimer s’avérant préférable. Non pas que cela soit effectivement toujours préférable, ou ne le soit pas inversement, mais parce que cela répond à une vision personnelle de la réalité.
En ce moment, c’est au tour de Michael Sabia d’être sur la sellette. Serait-il déjà fautif avant même d’avoir posé un geste? Ses motivations seraient-elles intrinsèquement biaisées, voire malhonnêtes? Vous semblez de cet avis. Pour ma part, je n’en sais rien – et je préfère donner sa chance au coureur. Monsieur Sabia n’est probablement pas un incompétent, du moins je l’espère. Et on verra bien si l’approche qu’il paraît préconiser est la bonne, et n’est peut-être même qu’un premier pas en vue de redresser les problèmes de la Caisse. Il pourrait subséquemment modifier le cap, une fois un certain niveau de bonne performance retrouvé.
Bien entendu, je pourrais être trop généreux et trop optimiste. Attendons tout de même un peu avant de blâmer…
L’essentiel n’est pas dans tous ces commentaires….La Caisse comme toutes les institutions comparables suit un modèle qui n’est pas soutenable basé sur;
Des rendements annualisés de l’ordre de 8% par an qui sont insoutenables.
Un modèle (?) économique basé sur une expansion constante modèle rendu possible depuis les années Reagan par un crédit surabondant (la récréation est terminée).
Un système basé sur la capitalisation alors que le seul modèle soutenable ne peut-être basé que sur la répartition et non pas sur la capitalisation.
Sabia ou Charest ou Bernard Landry (pour ne pas évoquer les braiements populistes du critique PQ de service) suivent la même idéologie qui va entrainer la Caisse à une ruine totale.
La théorie du complot est commode (et je n’accorde AUCUN crédit à Power Corp ou à ses sbires) mais ne peut remplacer un changement de fond de la gestion de la Caisse qui doit-être dirigé vers des investissements monétaires seuls capables de permettre sa survie. Investir au Québec pourquoi pas mais surement pas pour soutenir des industries (Abitbi-Bowater par exemple) qui sont des créations au bord de la faillite à cause de taux d’endettement insupportables ou soutenir des entités régionales que l’évolution énergétique à long terme va forcer à fermer ou qui sont dans un marché sans avenir (les 2×4 en Abitibi ou l’industrie automobile….).. A l’époque de ces acquisitions et concentrations tout le monde criait au miracle…Quel est devenu l’investissement de 3.5 milliards de $ dans les tuyaux de Videotron ?
Il ne faut pas oublier que le portefeuille immobilier de la Caisse (géré par la SITQ) est également en perdition provoqué par l’écroulement du marché locataire commercial aux USA et ailleurs.
Pour ceux qui veulent en savoir plus et ouvrir leurs yeux un seul site à lire d’urgence
pensionpulse.blogspot.com
L’animateur Leo Kolivakis a collaboré avec la Caisse de Dépôt et a une connaissance abyssale sur l’ensemble des systèmes de retraite (et sur la Caisse…).
A lire particulièrement;
Caisse closed ?
pensionpulse.blogspot.com2009_04_01_archive.html
Une critique de fond en comble de la réorganisation (?) de Michel Sabia. Un petit extrait…le site est en anglais.
How can you possibly change the culture of an organization when you keep the same individual in charge of Human Resources and Organizational Development? That brings me to my second point. How can you say you are placing the priority on risk management when you are keeping Ms. Kudzman on as the Chief Risk Officer?
When a pension fund goes through a $40 billion train wreck, someone in charge of risk dropped the ball. It really was a Caisse of risk management theater. And it wasn’t just Ms. Kudzman’s fault. Her right hand man in risk management, Ernest Bastien, was in charge of the policy portfolio risk. It was his changes that allowed the Caisse to increase their exposure to non-bank asset-backed commercial paper (ABCP). Why is he still a senior risk officer at the Caisse?
Le point de Leo Kolivakis est que l’on ne PEUT PLUS assurer des traitements de retraite basé sur la capitalisation. Il y a également des articles de fond sur les régimes à prestations déterminés et leur écroulement (GM, Air Canada, Abiti-Bowater, etc.).
A lire absolument plutôt que des commentaires sur Charest ou sur la bas de laine……
@ Alain Maronani
Très bon commentaire. Je suis moi-même étonné que l’on donne une promotion pour mettre en charge de l’implantation du nouveau plan de gestion de risques la personne même qui etait dans la cuisine des PCAA: Mme Susan Kudzman. Aucune question sur ce sujet en Commission parlementaire.
………
Vous posez une question de fond: Peut on optimiser le capital indéfiniment pour soutenir le financement de s Caisse de retraites au détriment de l’optimisation de la biosphère alors même que l’on frappe présentement le mur ? Peut avoir la prospérité sans la croissance: http://contreinfo.info/article.php3…
Pour repondre a ce défi il nous faudra dégagé une stratégie d’État d’envergure pour reoriente notre développement vers une économie durable. Cet perspective est impossible a imaginer avec Charest et sa clique d’affairistes au pouvoir.
……………….
Petit bemol: Videotron est une placement stratégique d’une grande importance pour la culture (populaire) du Québec, lequel ne posera pas de problème de rentabilité a la fin du cycle de placement même si l’investissement a été fait au peak du marche au départ.. (c est d’ailleurs l’élément clé de la rentabilité de Quebecor actuellement). A cet égard il faudrait posé une question a M Rousseau lors de son prochain passage en Commission parlementaire: Pourquoi a t il convié M P K Peladeau a un diner pour lui proposer de se départir de Videotron au profit de Roger; a qui profitait cette initiative, si non a Paul Desmarais etGesca La Presse, propriété de Power Corp… son nouveau patron !.
……….
Hier, dans la foulée des commentaires des journalistes sur Sabia, j’ai attrapé au vol une information à l’effet que Robert Tessier, le nouveau PDQ de la CDP, se plaignait de ce que l’on doive travailler en français au Québec. La Caisse performerait mieux si l’on y parlait anglais, aurait-il dit.
L’éblouissement qu’il a ressenti, lorsqu’il a vu la nomination de Sabia, s’explique-t-il par le fait que ce dernier soit surtout anglophone (un allophone assimilé à l’anglais)?
Il faudrait creuser cette question. On a raison de se demander dans quelle langue sera gérée la CDP.
Les amis de Charest sont décidément inquiétants.
@ Suzanne Lachance
Votre commentaire, en regard des enjeux (faillite de la Caisse) est d’une bêtise consternante. Sabia est né au Québec. Ce que vous ne comprenez pas c’est le fait que ces gestionnaires partagent la même idéologie de l’argent et du profit…sans frontières et sans limites..Pour eux peu importe la langue qui n’est qu’un véhicule de communication comme un autre
Essayez-donc de travailler en francais chez CGI, une création d’un petit gars du lac St Jean ou chez Bombardier Aerospace (plus québécois que ca tu meurs…) pour ne nommer que ces deux entreprises…….
Une faillite de la Caisse en francais va surement rassurer tout le monde…Lisez-donc mon commentaire précédent et si vous lisez un tant soit peu l’anglais accédez-donc le site recommandé pour vous faire une idée de ce qui s’en vient.
Je n’ai AUCUNE confiance dans l’équipe actuelle et ne fais pas partie de ces gogos qui avalent tout rond le titre ronflant, en francais, du Journal de Montréal
Sabia fait le ménage à la Caisse…
PS
J’ai été consultant à la Caisse et son mode de fonctionnement interne est uniquement en francais
@alain maronani
Vos commentaires concernant l’aspect économique et l’idéologie des actionnaires de la Caisse de Dépôt peuvent sembler tenir la route , personnellement je ne suis aucunment un expert en ce domaine .
Par contre , ceux et celles qui ont des doutes sur la bonne foi du nouveau patron de la Caisse , sur celle de Charest et sur la mainmise de l’économie Canadienne par le grand patron de Power Corporation , un anti-souverainiste notoire , ont parfaitement raison de se poser des questions . Vous traiter les commentaires des autres de » bêtises consternante » quand VOTRE propre commentaire ne fait qu’effleurer un aspect du problème .
Personnellement avoir été consultant pour la Caisse de Dépôt je me garderais une petite gêne compte tenu de la situation actuelle .
Qui trop embrasse mal étreint. Serait-ce ici le cas. La Caisse a tellement d’argent à gérer qu’elle ne le maîtrise plus.
Si la Caisse doit favoriser l’investissement au Québec, ne serait-il pas séant que notre argent serve à développer l’industrie de l’éolienne, québécois à 100 %.
Il faut déclarer caduque, nulle et non avenue, toute entente avec l’entreprise privée pour le développement et l’exploitaion de cette énergie. En reprenant possession de notre patrimoine, bradé par M. Landry, entre autre, nous mettons le Québec en selle pour un avenir riche en développement, en attendant la géothermie, que l’on pourrait aussi développer en parallèle.
Mais quel est l’homme courageux, quel serait le parti courageux pour aller de l’avant. Au diable la spéculation, vive l’investissement à long terme. Visons loin. Nous sommes capables.
Sursum corda. Debout les coeurs.
Destitution du gouvernement Charest :
« Les organisations politiques, syndicales et populaires doivent initier une mobilisation générale afin de destituer le gouvernement et provoquer de nouvelles élections. »
Élue de manière illégitime en dissimulant des faits déterminants à la population ; les abus, la corruption, l’immoralité et l’irresponsabilité de l’administration libérale mettent actuellement en péril l’intégrité économique, sociale et politique du Québec.
L’entreprise de dilapidation systématique des finances publiques par le gouvrenement de Jean Charest commande une riposte à la hauteur de la gravité des gestes posés.
Organisations politiques, syndicats, groupes et associations populaires et communautaires ; travailleurs, chômeurs, artistes, fonctionnaires, enseignants, policiers, étudiants et citoyens. Tous doivent s’unir, faire blocus et en appeler à la mobilisation générale afin de destituer le gouvernement et provoquer de nouvelles élections.
Tous les députés dissidents sans égard à leurs partis devraient immédiatement quitter leur siège appuyer et rejoindre la lutte populaire et faire grève devant l’Hôtel du parlement.
Une telle succession d’abus, de dérives éthiques et de corruption ordonne une réaction immédiate et force la riposte citoyenne.
Le peuple doit apprendre à se défendre lorsque des gouvernements scélérats usurpent le pouvoir et menacent l’État.
« Nul n’est au dessus du peuple, nul n’est au dessus de l’État»
– Christian Montmarquette
Références :
Lien vers le débat d’origine :
http://www.vigile.net/Les-organisations-populaires
.
Destitution du gouvernement Charest :
« Les organisations politiques, syndicales et populaires doivent initier une mobilisation générale afin de destituer le gouvernement et provoquer de nouvelles élections. »
Élue de manière illégitime en dissimulant des faits déterminants à la population ; les abus, la corruption, l’immoralité et l’irresponsabilité de l’administration libérale mettent actuellement en péril l’intégrité économique, sociale et politique du Québec.
L’entreprise de dilapidation systématique des finances publiques par le gouvrenement de Jean Charest commande une riposte à la hauteur de la gravité des gestes posés.
Organisations politiques, syndicats, groupes et associations populaires et communautaires ; travailleurs, chômeurs, artistes, fonctionnaires, enseignants, policiers, étudiants et citoyens. Tous doivent s’unir, faire blocus et en appeler à la mobilisation générale afin de destituer le gouvernement et provoquer de nouvelles élections.
Tous les députés dissidents sans égard à leurs partis devraient immédiatement quitter leur siège appuyer et rejoindre la lutte populaire et faire grève devant l’Hôtel du parlement.
Une telle succession d’abus, de dérives éthiques et de corruption ordonne une réaction immédiate et force la riposte citoyenne.
Le peuple doit apprendre à se défendre lorsque des gouvernements scélérats usurpent le pouvoir et menacent l’État.
« Nul n’est au dessus du peuple, nul n’est au dessus de l’État»
– Christian Montmarquette
Références :
Lien vers le débat d’origine :
http://www.vigile.net/Les-organisations-populaires
.
Selon ses propres dires Michael Sabia aurait refusé de nombreux emplois extraordinairement payants pour pouvoir devenir le grand patron de la CDPQ. Sachant qu’il a renoncé aux primes extravagantes auquel il aurait eu droit dans son nouvel emploi, M. Sabia travaille réellement pour des peanuts. De deux choses l’une, ou bien Michael Sabia est en mission commandée contre récompense adéquate en temps opportun ou bien ce type fait preuve d’un dévouement qu’on ne voit plus, particulièrement depuis quelques décennies. Dans ce dernier cas il mérite une médaille. Mais peut-on réellement imaginer qu’un type de ce « calibre » ou de ce « talent » puisse lever le nez sur un beau paquet d’argent pour gagner son ciel ou pour passer à l’histoire? Il me semblait qu’on pouvait être à la fois riche et célèbre.
Quant à Jean Charest c’est clair depuis longtemps qu’il n’est qu’un valet d’un pouvoir beaucoup plus grand que le sien. Ça explique pourquoi il n’a pas de projets, pas d’idées concernant l’avenir et pourquoi il donne toujours l’impression d’improviser constamment. S’il improvise c’est que les ordres viennent souvent sur le tard.
Il est bien difficile, M. Mitriou, de ne pas partager votre analyse.
M. Charest ne semble pas en contrôle en effet. Il est un drôle de pistolet, ce John James.
M. Sabia a dit que les Bureaux chefs étaient insignifiants, et qu’il n’y avait aucune raison de se battre pour les conserver au Québec. Que pense-t-il du coup de la Brinks de 1980? 🙂
Je croyais que les bureaux chefs déterminaient le lieu d’imposition. Si le bureau chef est à Montréal, l’impôt est payé au Québec. Est-ce que je me trompe? Si j’ai raison, M. Sabia se fout de Québec comme de sa première chemise. Nous sommes entre bonnes mains.
La réaction des péquistes et de leur porte-voix François Legault reflète parfaitement leur suspicion atavique envers tous ceux qui ne «communient» pas inconditionnellement à leur option «indépendantiste-souverainiste-associationniste ou whatever, advienne que pourra!», qui varie depuis plus de 40 ans au gré des sondages et circonstances!
Michael Sabia ne peut tout de même pas être tenu responsable du gâchis, tout à fait «pure laine», de Henri-Paul Rousseau et cie. et n’a surtout pas à justifier d’aucune façon ses origines dans le but de prouver ses compétences!
Si les principaux arguments de l’opposition sont fondés sur d’aussi douteuses prémisses, ils ne sont définitivement pas «sortis du bois» dont ils cherchent encore et toujours l’éclaircie depuis près d’un demi-siècle de palabres et tergiversations!
M Sabia nous dis qu’il a appris des erreurs passées et que son nouveau plus plan de gestion de risque vise a prévenir de tel dérive a l’avenir. Peut on me dire pourquoi Mme Susan Kudzman qui était directement dans la cuisine des PCAA a été promu en charge de l’implantation du plan Sabia. . Aucune question sur ce sujet en Commission parlementaire.
Autre aberration de Sabia. Il ne semble pas savoir que la création de la Caisse découle d’une stratégie d’État d’envergure (a l’époque ou les politiciens en avaient) qui en faisait un puisant levier pour le le développement du Québec. Son commentaire pour ramener une telle strategie d’État a un débat académique démontre que sa mission n’est pas celle de servir l’intérêt supérieur du Québec ( he could nt care less). Mais l’intérêt de qui alors ?
Autre source d’inquiétude: La rencontre de Sabia avec le Québec inc (ou ce qui en reste relève) en cachette, sous l’égide du clan Desmarais au siège social de chez Power Corp démontre qui est le patron de la Caisse pour ce nouveau Président. Un caricature de ce que le Québec est devenu sous Charest: Lequel a ouvert toutes grandes les portes a une clique d’affairistes qui squattent systematiquement notre État, a leurs profits et au détriment du bien publique.
Pendant ce temps, il y en a encore qui, collée au fond de la pan idéologique nous chantent ,O Canada en « bilingue ».
La situation économique du Québec ressemble a celle de 1994 ,après 9 ans de
pouvoir libéral: Une sinistrose économique. Coincidence, ceux en charge: Daniel Johnson (jr) et Charest , sont deux « canadian first and foremost « !
Pour ceux qui savent pas lire cela veut dire que l’intérêt d’un autre État passe avant celui du Québec. On s’étonne du bilan après.
Il y a deux question qui comptent en politique: Qui contrôle l État et au profit de qui ?
@ Alain Maronani:
Pour vous, la langue semble peu importer, mais ce n’est pas le cas de la plupart d’entre nous. Et d’ailleurs même Robert Tessier se plaint du fonctionnement en français des institutions québécoises. Il préférerait qu’elle (la CDP) fonctionne en anglais. Il faut le faire!
Par ailleurs, je suis d’accord avec vous sur le fait que la question linguistique n’est pas le seul enjeu de la CDP. Cependant, si l’on pense que fonctionner en français au Québec pénalise l’institution sur le plan des rendements, on est en train de retourner des décennies en arrière. Nous nous devons d’être vigilants et écarter du contrôle de nos institutions les affairistes qui croient que la seule langue de travail rentable est l’anglais.
Et je regrette, cet enjeu, quoiqu’il ne soit pas le seul, est tout aussi important, voire davantage, que les autres. Il est au coeur de l’identité québécoise. Et cela ne signifie pas, comme vous le sous-entendez, que fonctionner en français mènerait à la faillite. Nous savons quels facteurs ont mené à la situation désastreuse de la Caisse, et la langue n’avait rien à y voir.
Avant l’arrivée de M. Lévesques à l’Hydro-Québec, les réunions du CA se déroulaient en anglais, pourtant, tous les participants étaient francophones. On lui expliqua que les minutes des réunions allaient à New York et que ces minutes servaient à éclairer les banquiers sur la santé économique de Hydro-Québec.
M. Lévesque décida, hic et nunc, que désormais les réunions se dérouleraient en français et qu’une version anglaise serait envoyée à New York. C’était si simple.
Ce monsieur Tessier veut faire régresser le Québec à l’époque de l’obscurantisme et de l’asservissement. Je crois qu’un congédiement immédiat s’impose, pour manque de matière première entre les deux oreilles. Non, mais quel C…n. Peut-être vient-il de France cet oiseau.
Ne cherchez pas les racines de Michael Sabia. Ce n’est pas vraiment important. Il est beaucoup plus pertinent de savoir de qui Michael Sabia est une des racines. Michael Sabia, à l’évidence, est l’une des nombreuses racines de Power Paul. Même chose pour Jean Charest et la plupart de ses ministres. Ils sont des racines ou des ramifications de Power Paul. Que Monsieur Henri-Paul Rousseau soit un « pur laine » ou pas, peu importe. Ce qu’il est important de savoir c’est que lui aussi est une racine ou une ramification de Power Paul. Tous les employés de Gesca, ou du moins les plus importants, sont des racines ou des ramifications de Power Paul. Et la liste pourrait s’allonger encore et encore.
Nous avons un sérieux problème. Au Québec nous sommes dans une démocratie au sein de laquelle règne une petite monarchie dont le souverain est Power Paul.
Question! Quand la petite monarchie de Power Paul gouverne et dirige le Québec, sommes-nous alors dans un régime démocratique ou un régime monarchique? Si le PLQ et ses acolytes se présentaient sous leur vrai jour, en tant que valets du monarque Power Paul, la question ne se poserait pas. On pourrait toujours dire que nous avons majoritairement, délibérement et démocratiquement opté pour cette monarchie. Ce n’est pourtant pas le cas puisque Power Paul gouverne l’État québécois sans mandat direct pour le faire et parce que ses sbires ne se présentent jamais sous leur véritable jour. S’ils le faisaient ils ne seraient jamais élus.
Nous avons un sérieux problème. J’vous l’ai tu dis?