Ce mardi, l'ancien chef de l'ADQ en était à son deuxième Mario 360 – sa nouvelle quotidienne à TQS. Oups. Au Canal V… Dont le logo, soit dit en passant, est plus dans le style de celui d'Infoman que celui des télés, disons, plus classiques.
Comme pour toute nouvelle émission, la chance est au coureur et on verra à l'usure une fois que les ratés du début seront corrigés. (Entre autres: le sujet du lundi – le Stade Olympique (?) – ne gagnera pas le Pullitzer…)
Pour l'instant, quelques observations néanmoins (oui, je sais, je ne suis pas une critique télé, mais comme je couvre la politique depuis le début des années 1990, donc depuis l'arrivée de Mario Dumont en politique active, mon réflexe d'analyste se déploie dès que je le vois …).
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– Mario Dumont m'a paru plutot à l'aise. Plus que je ne l'aurais cru, en fait. L'animation, après tout, est un métier. Mais on le sent capable de travailler son nouveau métier avec beaucoup d'assiduité.
Surtout, malgré le titre de l'émission, il ne tentait pas de «faire son Anderson Cooper». Gros soulagement. Et heureusement, parce que Canal V, ce n'est pas CNN…
Mario Dumont était lui-même. Mais, disons, en version plus télévisuelle. Donc, au «clip» moins «assassin», mais souvent plus pertinent.
– Les sections «nouvelles», à mon humble avis, laissent à désirer. De fait, on se demande presque ce qu'elles font dans l'émission. Du moins, dans leur forme actuelle. Cette tentative de ramener l'«information» à l'ancienne TQS manque de tonus et de contenu.
– Les vox pop? Trop nombreux. Ça fait un peu Canal Vox d'il y a quelques années.
– Ce mardi, LE sujet du jour était la prévention du décrochage scolaire.
Avec la rentrée scolaire et le discours audacieux sur l'éducation que donnait Barack Obama le même jour dans une école, le timing, cette fois-ci, était bien meilleur. Plus proche de l'actualité tout en étant aussi, d'une certaine manière, intemporel.
Une bonne table ronde (avec même une rareté: deux jeunes sur les quatre invités!), une bonne discussion, civilisée, de bonnes questions. Pas d'atmosphère à la 110%.
Mais deux gros oublis dans le sujet du jour: les différences marquées du taux de diplomation entre les écoles privées et publiques, de même qu'entre les réseaux anglophones et francophones.
Bon topo aussi sur le projet FOCUS de l'école secondaire publique Joseph-François Perrault, une polyvalente située dans St-Michel – un quartier ouvrier de Montréal.
JFP, en passant, c'était aussi MON école secondaire. Une école que j'ai adorée. Je sais qu'elle a énormément changé et que ses défis dans ce quartier sont nettement plus complexes à relever que ceux de mon «époque», mais ce topo confirme que JFP a encore de la détermination et du courage à revendre. Un bel exemple à donner dans le cadre du sujet abordé.
Donc, oui, bon topo montrant une approche novatrice dans un environnement pas facile, centrée sur la réussite de l'élève, de petites classes, etc..
Ce qui a donné lieu à cette observation de l'animateur: «C'est comme si pour assurer la réussite, il faut faire le contraire de ce qu'on fait partout!»…
L'argument se défend, avouons-le.
Le tout pour conclure sur le temps qui continue à se perdre en attendant encore le «plan» de la ministre de l'Éducation contre le décrochage…
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Il y a eu aussi une entrevue fort intéressante avec un journaliste d'enquête de Ruefrontenac.com – le journal en ligne des lock-outés du Journal de Montréal. Comme quoi, l'ancien adéquiste peut aussi montrer qu'il comprend une chose ou deux dans les conflits qui se vivent dans le milieu des médias…
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Sur une note plus légère, notez aussi la fermeture de l'émission: «tout de suite après, la Guerre des clans!»
Je ne sais pas, mais j'ai comme l'impression qu'à chaque jour que Mario Dumont répétera le titre de l'émission qui suit la sienne, ça lui rappellera un tout petit peu l'atmosphère de l'Assemblée nationale…
Donc, c'est à suivre.
Pingback depuis Fagstein » Dumont 360: It could be worse
Vous êtes trop bonne, Mme Legault!
Pour juger cette émission, il faut d’abord établir quelle sorte d’émission elle se veut. Le site de Dumont 360 sur Facebook nous renseigne :
– émission d’affaires publiques
– référence pour connaître l’actualité en profondeur
– animateur exprimant ses opinions (dans la vidéo)
– animateur ayant une curiosité extrême (dans la vidéo).
Outre le constat de la pauvreté des moyens journalistiques, il m’est venu deux analogies en regardant cette émission : André Arthur (qui oriente les entrevues selon son seul point de vue et invite ceux qu’il sait être en mesure de le mettre en valeur ou qu’il sait pouvoir dominer) et la tentative ratée de l’émission «Le Point-débat» que Denise Bombardier avait abandonné après une seule émission (on lui reprochait d’être à la fois juge et partie, étant à la fois animatrice et débatteuse du débat; elle coupait son invité-débatteur-adversaire à sa guise). Mario Dumont semble vouloir utiliser son émission pour promouvoir ses points de vue, non pour éclairer.
Et j’ai du mal à trouver la finesse d’une position éditoriale (le segment «Mon opinion») que deux phrases suffisent à exprimer. Ce n’est pas un clip, c’est de la vacuité!
Mais bon, c’est un début, espérons que le temps bonifiera la chose.
Je n’ai pas encore écouté cette émission.
Mais, je trouve que trouve que «la sortie de la politique» de Mario Dumont n’en était pas réellement une.
En fait, il sera peut-être même plus efficace à la télévision que ce que lui permettait désormais la politique ; la première chose étant d’influencer les mentalités et éventuellement le vote.
Lorsque Dumont affirme que…
«C’est comme si pour assurer la réussite, il faut faire le contraire de ce qu’on fait partout!»
Je répondrais qu’on vient encore d’annoncer, et ce, pas plus tard que ce matin, que l’échec et le décrochage scolaire sont de loin dominants dans les milieux défavorisés…
Statistiques et simple gros bon sens se rencontrent bien là…
Mais, il me semble que «faire le contraire» en cette matière, serait d’hausser les prestations du Ministère de l’Emploi et de la solidarité sociale et le salaire minimum à des nivaux plus acceptables… Lui qui voulait couper totalement les prestations d’aide sociale après 4 ans !
Il me semble qu’il se tirait pas mal dans l’pied…
Christian Montmarquette
J’ai regardé son émission et je laisse le temps de prendre plus d’expériences. Mais à date je le trouve assez impressionnant, disons qu’il me tape moins sur les nerfs que Jean-Luc Mongrain, il se pensait au dessus de tout le monde. Aussi tout le monde parle de la qualité de l’information de V…On ne peut pas avoir des réseaux semblables, nous sommes dans un trop petit marché, je comprend pas comment des critiques télé ne comprennent pas cela encore. S’il fallait que la télé critique les journaux. Bizarre comme relation l’un fait la critique de l’autre sauf que l’autre se laisse toujours critiquer. Alors si j’étais à la télévision et je faisait la critique des journaux. C’est bien sur dans un contexte de mondialisation, Je commenrcerait à rire de voir en disant comparé aux NY times les nouvelles du journal Voir ça fait feuillet paroissial. Mais c’est bizarre on dirait que les journalistes surtout les critique télé pensent toujours que les québécois nous sommes des crétains. Non au contraire, on est conscient du marché télévisuel du Québec dans son ensemble et nous sommes conscients des efforts pour atteindre en fonction de l’enveloppe budgétaire disponible ici. En faite, les médias c’est comme une équipe de baseball, oui on sait ce que ça prend pour atteindre les séries mondiales, sauf s’il faut s’endetter pour avoir les meilleurs éléments ça ne devient plus un sport mais une simple conquête. Alors j’aime mieux du monde qui essaie selon leur moyen de gagner que quelqu’un qui achèterait la victoire. le meilleur exemple est Pierre Karl Péladeau. Lui il achète la victoire en dépendant de la caisse de dépot et le comble le journaliste en lock-out a été le celui qui a mis tous ses économies dedans pour avoir une meilleure retraite.