Quelques pistes de réflexion concernant la «bombe» larguée par Gilles Taillon quant à ces «aspects troublants dans la gestion des finances du parti depuis 2003», qu'il aurait cru détecter depuis quelques semaines. Au point de songer à rencontrer la Sûreté du Québec là-dessus…
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Se pourrait-il que l'article suivant paru sur le site des lock-outés du Journal de Montréal ait mis le doigt sur le rôle possiblement joué par certains «leveurs de fonds» du Parti conservateur auprès de l'ADQ du temps de Mario Dumont, lequel, de toute évidence, favorisait un Éric Caire à la tête de l'ADQ? Ou aujourd'hui, dans le tumulte, un Gérard Deltell, pour qui Mario Dumont appelait les adéquistes sur son émission de mardi soir à se «rallier» derrière cet homme qu'il dit maintenant «charismatique»: http://www.ruefrontenac.com/nouvelles-generales/politiqueprovinciale/13553-adq-gilles-taillon
Ce qui d'ailleurs rappelle cet autre article: http://ruefrontenac.com/nouvelles-generales/politiqueprovinciale/12781-housakos-adq-conservateurs
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En passant, si l'exécutif de l'ADQ venait éventuellement en effet à destituer Gilles Taillon et nommer M. Deltell chef par intérim, cela ne mettrait-il pas le couvercle sur toute cette marmite?
Cela aiderait-il également, tout au moins, à tenter de comprendre pourquoi M. Caire a démissionné avec fracas, sachant sûrement fort bien que cela précipiterait, du moins à terme, la mort politique d'un Taillon?
Et cela aiderait-il aussi à voir pourquoi, en réaction, ce dernier a choisi d'ouvrir la filière «financement» de l'ADQ avant de partir? Question de ne pas couler sans faire sauter le dit couvercle sur la marmite?
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Ce qui tend à nous ramener à l'extrême proximité réciproque qu'avaient choisi d'entretenir l'un envers l'autre M. Dumont, lorsqu'il était chef de l'Opposition officielle, et le bureau de Stephen Harper.
Une proximité à laquelle s'était justement opposé Gilles Taillon en avril dernier lorsqu'il avait annoncé sa candidature à la chefferie de l'ADQ. Ce que je notais à l'époque dans un billet intitulé justement «Ceci n'est pas Mario Dumont». Et dans lequel je relevais ceci:
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«Contrairement à Mario Dumont qui s'était pris d'une grande amitié pour le Parti conservateur de Stephen Harper, Gilles Taillon dit vouloir maintenant «garder une totale objectivité visà-vis des partis fédéraux».» |
http://www.voir.ca/blogs/jose_legault/archive/2009/04/27/ceci-n-est-pas-mario-dumont.aspx
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Bref, la question se pose:
Au-delà du vaudeville adéquiste auquel on assiste présentement, serions-nous par hasard en train d'assister aussi à plus qu'une simple lutte de pouvoir entre Caire et Taillon?
Serions-nous peut-être en train d'assister à une espèce de règlement de comptes, non pas seulement entre des «egos», mais aussi entre ceux à l'ADQ désirant continuer à se coller sur le PC de Harper ,et ceux qui, pour toutes espèces de raisons, préfèrent s'en tenir le plus loin possible?
Ajoutons à cela une pincée de lutte idéologique entre le clan Caire – nettement campé à droite à la sauce harpérienne – et le camp Taillon – campé dans les faits plus au centre-droit -, et la marmite commence en effet à déborder un tant soit peu…
Mais qui sait?
Bref, si jamais derrière tout le mauvais spectacle auquel on assiste se profilait en fait un enjeu nettement plus important comme celui-là, force serait de constater qu'il existe encore au Québec des politiciens qui, tout en étant fédéralistes, et même le faisant maladroitement et tout croche, tentent peut-être encore de préserver un tant soit peu d'indépendance vis-à-vis des «grands frères» d'Ottawa.
Mais qui sait?
En fait, ça prendrait presque un Sherlock Holmes pour s'y retrouver….
Beaucoup de questions se posent concernant cette saga et je me demande si après cette histoire ce parti pourra se relever. En ce qui me concerne le plus logique serait de mettre le couvercle sur la tombe et passer à autre chose. Un nouveau parti avec Téphane Gendron serait plus amusant pour les journalistes et le publique en général. Imaginons ce grand narcissique se contredire jour après jour.
Concernant la déclaration de Taillon et le financement du parti j’imagine que la grande justicière Sylvie Roy doit se sentir un ti-peu mal à l’aise ! Je le serais pour moins que cela !
Cé tu ça être AUTONOMISTE ??
Lors de la course à la chefferie de l’ADQ j’ai posté un commentaire pour dire que derrière les rideaux ce qui se jouait c’était la mutation de l’ADQ en Parti Conservateur du Québec. Méchant destin pour un parti dit « autonomiste » que devenir un appendice du PCC.
Le problème majeur de l’ADQ qui se disait autonomiste fut de ne jamais avoir assumer cette partie essentiel de son programme politique (je vous rappel la chance qu’il a eu d’incarner dans l’État sa proposition d’une Constitution de l »État autonome du Québec », cette chance lui a été offerte par Mme Marois alors que Charest était minoritaire. ). Voilà ou l’ADQ a basculé dans l’insignifiance.
Je suis un peu fatigué d’entendre parler de ce parti politique, l’ADQ.
Il y a des partis, celui de Harper par exemple qui disent des chose pour se faire élire et une fois au pouvoir font ce qu’ils n’ont pas dit qu’ils feraient. Il y d’autres partis, celui de Charest par exemple, qui disent des choses pour se faire élire et une fois au pouvoir ne font plus rien. L’ADQ me paraît être un parti politique qui ne sait pas quoi dire ni quoi faire.
Quant à moi il peut bien disparaître. Ça ne serait pas un tsunami.
Hier, dans mon billet « ADQ avec ou contre les conservateurs? », je posais la question suivante: « Serions