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Les «prévisions» d'économistes: à prendre avec un gros grain de sel! (1)
«Les chiffres sont aux économistes ce que les lampadaires sont aux ivrognes: un appui, mais non une illumination.»
Ce proverbe britannique, fort sage par ailleurs, Jacques Parizeau, lui-même économiste de formation, aimait lbien e citer lorsqu'il était ministre des Finances.
Et pourtant, depuis quelques années, on dirait que les économistes, du moins parmi les plus connus en Occident, en sont venus à remplacer les curés: toujours près, semble-t-il, à nous prédire les feux de l'enfer et l'apocalypse.
Ici, vous les connaissaz. Les médias font souvent appel à certains d'entre eux. Habituellement les mêmes, soit les plus pessimistes et les plus enclins à dépeindre la situation économique du Québec en noir très, très foncé.
Les gouvernements s'en réclament, les citent. Parfois même, il les embauchent carrément pour tenter de convaincre l'opinion publique que l'avenir est si sombre, à moins, bien entendu, qu'elle ne consent aux «sacrifices» qu'on lui imposera de toute façon.
C'est ce que le gouvernement Charest a fait en mandatant quatre économistes connus pour leurs idées plus conservatrices. Lesquels ont évidemment produit tout récemment des rapports proposant, entre autres, des hausses importantes de tarifs plutôt qu'un retour à une fiscalité plus équitable.
C'est un choix. Un choix essentiellement idéologique, puisqu'on ne les entend jamais critiquer les dizaines de milliards de dollars en baisses d'împots et de taxes que les gouvernements Harper et Charest ont consenti depuis quelques années. Lesquelles ont surtout profité aux entreprises et aux mieux nantis.
En fait, et cela, on le dit trop rarement, si ces gouvernements font ajourd'hui des déficits d'opération, c'est principalement parce qu'ils ont eux-mêmes privé l'État de revenus importants.
Prenez le Québec et son déficit courant de plus ou moins 5 milliards de dollars – LA raison qu'on vous donne pour s'apprêter à couper dans les services et augmenter les tarifs.
Eh bien, depuis 2003, et ce seulement pour les particuliers, le gouvernement Charest a réduit les impôts de 5,3 milliards de dollars. Si on ajoute les 2 points de TPS qu'il aussi refusé d'occuper depuis que le fédéral les a laissé vacants, de même que les baisses d'împots et de taxes pour les entreprises, c'est déjà plus de 15 milliards de dollars de plus dont le Québec disposerait aujourd'hui.
Et si on ajoutait à cela les redevances que les compagnies ne payent presque plus sur certaines de nos ressources naturelles, l'évasion fiscale, etc., le Québec jouirait en fait d'une marge de manoeuvre budgétaire exceptionelle.
Et donc, de services publics de meilleure qualité. Et donc, un besoin radicalement moindre pour des services offerts par le privé…
Mais lorsque cette campagne de persuasion défendant le point de vue plus conservateur ne suffit pas, quelques ex-politiciens aux penchants eux aussi conservateurs sortent pour appuyer le discours halloweenesque du déclin, de la souffrance et des sacrifices élevé au rang de vertu nationale. Séraphin Poudrier et Maurice Duplessis, sortez de ces corps…
Ici, au Québec, ceux que j'appelle affectueusement les «économistes à cravate», et que Jacques Parizeau baptise avec ironie les «déclinologues», ne cessent de nous marteler que le «Québec est dans le rouge» et qu'on «fonce sur un mur»!
Certains osent même avancer que le Québec serait en danger de devenir la Grèce de l'Amérique, comme d'autres, de manière aussi absurde, propageaient dans les années 70 que nous devenions le Cuba du Nord….
Des épouvantails à moineaux
D'ailleurs, vous aurez sûrement remarqué que ce diagnostic catastrophiste s'accompagne toujours de la même prescription: ne pas retourner à des impôts plus élevés pour les mieux nantis et les entreprises, mais imposer plutôt une brochette d'augmentations de tarifs, dont les frais de scolarité.
Ce qui ne ferait que réduire le pouvoir d'achat de la classe moyenne et des travailleurs à petits salaires.
Quant aux pauvres, on n'en parle même plus. Faut croire qu'il n'en reste plus…
Soit dit avec respect pour la profession, le problème est néanmoins que – pour revenir au proverbe de M. Parizeau -, l'économie n'est pas une science exacte. Vraiment, vraiment pas.
Prenez un exemple récent: la dernière récession.
Trois petites semaines seulement avant qu'elle ne frappe en décembre 2008, ni les économistes, ni les ministres des Finances Jim Flaherty et Monique Jérôme Forget, ne l'avaient vu venir!
Au contraire, tout ce beau monde prévoyait pour 2009 qu'il y aurait zéro récesssion, zéro déficit.
Alors, il faudrait maintenant les croire lorsqu'ils nous aspergent de leurs prévisions pour les 10, 15 et même 20 prochaines années?
Non, merci.
Sans compter que certains nous ont même fait croire que cette récession-ci était encore pire que le Grande dépression de 1929!
En fait, ici comme ailleurs en Occident, on en compte plus depuis les années 70, les économistes qui ont prédit l'apocalypse économique et financière. Et dont plusieurs gouvernements se sont servis pour affaiblir l'État providence et permettre ainsi qu privé de prendre de l'expansion au détriment des services publics qu'on amputent continuellement.
Mais il existe aussi des économistes plus pragmatiques, moins idéologiques et donc, moins catastrophistes. Et pour qui la préservation des services publics et une fiscalité plus équitable sont vus comme essentiels à une économie de marché plus saine.
On peut d'ailleurs en lire quelques un sur http://www.economieautrement.org/
Mais comme leurs analyses vont souvent à l'encontre du discours dominant, on les entend malheureusement beaucoup moins sur les tribunes publiques…
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(1) En complément de ma chronique hebdomadaire: http://www.voir.ca/blogs/jose_legault/archive/2010/03/03/des-budgets-made-in-usa.aspx
Voir aussi cette brillante analyse de Paul Krugman du New York Times (désolée, c'est en anglais seulement):
http://www.nytimes.com/2009/09/06/magazine/06Economic-t.html?_r=1
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«La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. » – Paul Valéry
Très chère Josée,
Vous dites…
« …depuis 2003, et ce seulement pour les particuliers, le gouvernement Charest a réduit les impôts de 5,3 milliards de dollars. Si on ajoute les 2 points de TPS qu’il aussi refusé d’occuper depuis que le fédéral les a laissé vacants, de même que les baisses d’impôts et de taxes pour les entreprises, c’est déjà plus de 15 milliards de dollars de plus dont le Québec disposerait aujourd’hui… »
Et bien…
C’est le genre d’arguments qu’on s’époumonent à expliquer dans la gauche politique Québécoise depuis 1998 avec le PDS, le RAP, l’UFP et aujourd’hui à Québec Solidaire.
On peut bien parler des libéraux, mais vous savez comme moi que c’était la même fichue de mentalité au PQ.
J’ose à peine imaginer dans quel genre de pays nous aurions tombé si c’est Lucide Bouchard qui nous l’avais donné !
Une chance qu’y’en comme vous qui comprennent de temps en temps…
Ça fait changement des « déclinologues » qui nous entourent de tous bords tous côtés…
Une chance qu’on vous a !
Sincèrement,
Merci.
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Christian Montmarquette
Je sais bien que vous ne pouvez appuyer des campagnes partisanes…
Mais.. .
Disons qu’il y en a d’autres des 5 milliards autrement…
«Campagne courage politique de Québec Solidaire » :
http://www.couragepolitique.org/
.
.
Discour du trône
Stephen Harper annonce un régime minceur à Ottawa. Connaissant le bedonnant Stephen Harper, je suis certain qu’il ne résistera pas longtemps à se rendre dans un Tim Hortons, c’est bien plus agéable manger des beignes avec le simple monde que des hors-d’oeuvre en compagnie des grands de ce monde dans des rencontres du G-20.
Je suis entièrement d’accord avec vous Josée. Merci ! Je lis avec un grand intérêt tout vos textes et quand je le peux, je vous écoute le vendredi matin à la radio de Radio-Canada.
M. Montmarquette nous éclaire lui aussi avec des remarques pertinentes.
Continuez votre bon travail, on a besoin de vous !
Daniel Pontbriand
C’est vrai que le gouvernement du PLQ a baissé les impôts des Québécois pour mieux gagner son élection et qu’il n’a pas écouté la suggestion du PQ d’ajouter à la TVQ, le 2 % coupé par le fédéral sur sa TPS ce qui aurait diminué le déficit du Québec d’autant.
Maintenant, le gouvernement du PLQ va augmenter les tarifs et probablement la TVQ. Il n’y a pas de miracle dans ça, nous gouvernements prennent leurs fonds dans nos poches pour arriver.
La gauche préfère imposer les riches vu que les pauvres ne paient déjà pas d’impôt et la droite préfère augmenter les tarifs et couper dans la fonction publique et certains services.
S’époumoner toute sa vie n’est pas bon pour la santé des poumons et rend agressif ce qui n’est pas bon pour le cœur et les artères.
Voilà un bel exemple de collusion.
Le FMI y est aussi pour quelque chose. Je ne me souviens plus des détails, mais dans les années 90 sous les judicieuses recommandations de ses conseillers financiers, Paul Martin ou Brian Mulroney, avait fait des emprunts aux FMI pour régler sa dette ou son déficit….devant l’incapacité de rembourser du Canada, le FMI avait dit à Paul ou Brian, coupe dans tes services publics. Ce qu’il a fait.
«Courage» qui s’est répercuté jusqu’au Québec et qui a éventuellement pris la forme du déficit zéro.
Excusez pour l’imprécision de l’info.
«Au commencement ils vous ignorent…
Puis ils vous trouvent amusants…..
Ensuite ils vous combattent…
Et finalement…
Vous gagnez.»
– Mahatma Gandhi
Bon !
Un sujet économique et revoilà la propagande solidaire qui repart . Pourtant sur le sujet des accommodements déraisonnables et l’histoire de cette jeune musulmane , pas un mot de la part des » soldaires » et nous savons pourquoi !
Concernant le sujet , nous seront TOUJOURS manipulés par cette droite tant et aussi longtemps que nous serons une province dans le Canada . Et croire que le Québec deviendra majoritairement de gauche sans cette souveraineté c’est d’une utopie quasi adolescente !
» Le système fédéral tel qu’il est pratiqué est une source de gaspillage , d’éparpillement et rend tès aléatoire la réalisations d’objectif cohérents . Dans ce sens , l’indépendance du Québec n’assure pas que les choses s’amélioreront mais elle le PERMET »
» L’indépendance du Québec , c’est la capacité pour les québécois de déterminer leurs lois , leurs IMPÔTS et les traités qui les lient aux autres pays »
Jacques Parizeau
La Souveraineté du Québec : Hier , aujourd’hui et demain !
@monsieur Asselin,
Le billet porte sur les prévisions d’économistes, par sur le niqab, pas que ça n’intéresse personne, mais bien parce que ce n’est pas le sujet. Il y a eu un billet de madame Legault hier, http://www.voir.ca/blogs/jose_legault/archive/2010/03/02/qui-est-derri-232-re-ce-niqab.aspx
Allez-y donner votre avis.
Je croyais être le seul a penser comme ça et me battre contre les Duhamel et Grenier des médias.
Voici la recette du PLQ pour faire plaisir à leurs amis et faire avaler la pilule aux contribuables. Précisons d,abord qu’il doit faire passer l’odieux sur le dos des travailleurs et travaileuses de la fonction publique les supposés gras durs responsables des mots du QC et de la pauvreté et des faibles salaires versés par certainex bopites privées sans scrupules.
1- Comme gouvernement, vVous réduisez volontairement vos revenus tout en vous assurant que vos amis privilégiés sont à l’abri.On diminue les impôts de 5 milliards. Vous refuser même de prendre des opportunités en ne prenant pas au moins un des 2pts de taxes disponibles.
2- Vous coupez dans le personnel de services publiquez tout en mettant à la préretraite des milliers de travailleurs de ce secteur.
3- Par la porte arrirère, vous embauché et utilisez les services privés qui coûtent jusqu’à 300% de plus tout en passant par les organismes de services. Exemple, on utilise des infirmières de boites privées et la gestion est faite par les CSSS. La facture gonfle, mais on peut laisser croire que ce sont les employés du secteurs publique syndiqués qui sont responsables de l’augmentation exponentielles des coûts.
4- En prenant bien soins de manipuler les chiffres et les infos, comme faire croire que les fonds de retraite sont entièrement défrayés par les impôts des contribuables en plus de leurs salaires et avantages supposément en or, vous faites croire aux gens que les demandent des travailleurs et travailleuses des services publiques sont telles, qu’elle tueront l’économie, rendant le Québec semblable à un pays du tiers monde.
Voilà la table est mise pour démolir le secteur des services publiques et faire entrer les amis du privé par la grande porte comme des sauveurs.
Un vrai beau cheval de Troie qui aurait tôt fait de gruger les coffres de l’État et saigner les contribuables.
@Alain Thomas
Mon commentaire précédent porte sur le sujet…. si vous êtes capable de dépasser le premier paragraphe !
Faut lire au complet avant de critiquer !
Ces « déclinologues » ont même dit que le Québec serait dans la m… comme la Grèce, si le Québec n’avait pas l’Hydro… or nous l’avons, l’Hydro! Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose. (Je crois que c’est de Goebbels).
M.Bousquet est le déclinologue de ce blogue.
Je me permet d’ajouter mes félicitations à Mme Legault qui maintient cette vision équilibrée d’un discours qui s’acharne sur nous depuis Bourassa, celle de ces écono qui dilapident les avoirs du peuple. Seulement se rappeler des petits honoraires de M. Bouchard lors de son intervention chez Olymel. Le mépris n’aura qu’un temps.
Avant d’insulter ou de complimenter une personne en le désignant comme un déclinologue, faudrait, par prudence, commencer par lui expliquer ce que ce mot veut dire, vu qu’il ne figure pas encore dans nos dictionnaires et écrire pourquoi il est comme ça.
Un peu de lecture pour déclinologues…
» Indiquer la dette brute d’un pays sans offrir le portrait global, ça n’a aucun sens. » (…) Pourquoi le ministère des Finances agit ainsi ? C’est bien simple, en prenant en compte la dette nette (plutôt que la dette brute), impossible de faire peur au monde ». – Jean-François Lisé.
» Quand les brutes parlent de dette, c’est pas net ! »
– Jean-François Lisé
http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/quand-les-brutes-parlent-de-dette-cest-pas-net/2240/
Est-ce que, à la fin, quelqu’un, une gentille personne, pourrait me donner la définition du mot : » déclinologue » afin d’améliorer ma culture et de mieux comprendre ce genre d’insute ou de compliment ?
Nous pouvons tirer toutes les conclusions que nous voulons de l’énorme montant de notre dette et sur le fait que le Québec continue d’en accumuler à chaque année, de plus en plus.
Un fédéraliste pourrait conclure ce qui suit : Si le Québec est très endetté, ce n’est pas le temps de se séparer et si, en tenant compte de ses actifs, il est considéré très peu endetté, ça veut dire qu’il se porte bien dans le Canada et qu’il n’est pas nécessaire de se séparer.
Grosses dettes ou pas grosses dettes provinciales, pour un souverainiste, c’est le contraire, il va y trouver une raison, le contraire du fédéraliste, pour vouloir séparer le Québec du ROC.
D’une façon ou d’une autre, le Québec doit des montagnes d’argent « des centaines de mille millions » avec sa Caisse de dépôts sur le dos, qu’il devra renflouer, tôt ou tard, pour ne pas qu’elle cale.
@ Bonjour. Le mot «déclinologue» vient de Jacques Parizeau. Il l’utilise dans son dernier livre pour qualifier, à sa manière, le groupe des «Lucides» et ces économistes qui crient continuellement au «déclin» de l’économie québécoise SI le gouvernement n’adopte pas les mesures ultraconservatrices que je mentionne dans le billet.
Donc, non, ce n’est pas un «compliment»… C’est plutôt de l’ironie.
Mme Legault, merci de me rafraîchir la mémoire, je ne me rappelais pas de l’origine du mot ni de la signification.
Je suis généralement d’accord avec M. Parizeau mais pas sur le fait qu’il place très peu d’importance sur l’endettement du Québec comme la « petite madame » Carbonneau qui n’est pas contre l’augmentation de l’endettement du Québec qui pourrait mieux permettre des augmentations à ses membres de la fonction publique.
Sur ce sujet seulement, je suis plus en accord avec M. Bouchard et Mme Marois qu’il faut créer de la richesse avant de la distribuer et pas le contraire, pour endetter nos générations futures. Les intérêts sur nos emprunts ne seront pas toujours à 1 %…genre.
Nos gouvernements, principalement le provincial, gouvernent mal. Ils dépensent sans compter : Voyages inutiles, énormes primes de « séparation », bonus inutiles, contrats de construction payés trop chers, énorme fonction publique avec sécurité d’emploi et retraites après 35 ans de services, genre » de 55 à 90 ans » etc. C’est pas grave, ce sont les plus pauvres, sans fonds de pension, qui paient à la fin etc. « La liste est trop longue ».
Nos gouvernements, pressés par leurs syndicats, permis sous le gouvernement Lesage, qui peuvent les défaire aux élections par leur nombre et leur poids, n’ont plus de contrôles, ils les subissent.
Bonsoir à tous,
Qui ne se souvient pas des Maisons du Québec érigées un peu partout sur la Planète ? Surtout dans les capitales de tous les pays industrialisés pour se donner une visibilité de < nation >. Cela a coûté très cher de vouloir < jouer au pays > quand tu es et que tu resteras une province Canadienne. Car et suivant l’exemple de Monsieur Maurice Duplessis et de son autonomisme, le gouvernement du Québec a toujours voulu et plusieurs fois a malheureusement réussi à dédoubler les ministères fédéraux en voulant sortir le Canada du Québec, soit l’autre facon de faire son indépendant par bravade, et cela coûte très cher aujourd’hui. Et comme disait notre ami Jacques Brel : < Il ne faut pas jouer aux riches quand on n'a pas le sou ! > Merci, Erwan Basque.
Bien oui, nos gouvernements provinciaux ont dédoublé certains services fédéraux mais, majoritairement, c’est le fédéral qui a envahi les champs de compétence provinciaux et la fiscalité alouette.
Le fédéral devrait comprendre, après avoir favorisé l’immigration anglophone, pour nous mieux noyer sous le nombre, que les francophones du Québec comme minorité, ont besoin de plus de pouvoirs pour assurer la protection de sa langue et de sa culture, au Canada.
Le fédéral n’a pas favorisé l’immigration anglohone, puisque « tous » les immigrants qui entrent au Québec doivent « D’ABORD » être acceptés par le Québec.
On doit donc « AU PQ » d’avoir accepté un forte proportion de l’immigration telle que nous la retrouvons aujourd’hui ; ce dit PQ, qui a de plus, sabré dans les programmes du MRCI.
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Le fédéral a favorisé l’immigration anglophone dans tout le Canada, pas particulièrement au Québec qui contrôle une partie seulement de son immigration.
Le Québec avait sabré dans tous ses programmes parce qu’il n’arrivait plus, déficits après déficits.
Ça a l’air que les gens de gauche n’ont rien contre les déficits incluant le « petite madame » Charbonneau.
Madame Legault,
Comme pour notre Lulu national, cette espèce envahissante d’économistes patentés m’inspire un petit commentaire poétique:
Regardez tous ces clowns
Du grand cirque de la droite.
Ils agitent leurs ballounes
De leurs mains maladroites.
J’en ai assez d’entendre dire que les pauvres ne paient pas d’impôts. Je suis travailleur autonome et même dans mes pires années, j’ai toujours dû payer de l’impôt.
Qu’est-ce que ça vaut un dollar ?
Aujourd’hui on peut acheter une bonne imprimante pour 80$. Mais les cartouches d’encre se vendent 40$. Logiquement, soit les imprimantes devraient se vendre 800$, soit les cartouches d’encre devraient se vendre 4$.
Si on pouvait payer les 5 milliards qui manquent avec la sorte d’argent qui sert à acheter des imprimantes, ça serait beaucoup plus facile que si on utilise la sorte d’argent que ça prend pour payer les cartouches d’encre.
En fait, tout le système économique, à la base, repose sur de grossières approximations, que ce soit pour fixer le prix des marchandises ou la valeur d’une heure de travail.
Le même produit ou service peut se vendre 10$, 50$ ou 100$ selon les circonstances. Comment peut-on additionner des chiffres arbitraires et arriver à un chiffre précis. En fait, le chiffre de 5 milliards ne correspond à aucune réalité tangible. C’est un chiffre totalement aléatoire.
Tout ce système économique est un château de cartes et le vent se lève. Si ce n’est pas la prochaine crise qui le fait tomber, ce sera la suivante. Mais, veut, veut pas, il ne pourra résister encore très longtemps…
Mme Legault vous nous dites : «Certains osent même avancer que le Québec serait en danger de devenir la Grèce de l’Amérique, comme d’autres, de manière aussi absurde, propageaient dans les années 70 que nous devenions le Cuba du Nord….»
Cuba du Nord…..ce n’est pas entièrement négatif. D’abord le système de santé de Cuba est entièrement gratuit, tout le monde a un médecin de famille et le temps d’attente dans les hôpitaux et les cliniques est raisonnable. Le taux de mortalité infantile est inférieur à celui des enfants noirs américains.
L’éducation est entièrement gratuite jusqu’à l’université et son programme de médecine est internationalement reconnu pour être dans les meilleurs. Les médecins cubains sont en demande partout et plusieurs de nos concitoyens vont s’y faire soigner. Le taux d’alphabétisation est de 98%.
L’embargo économique envers Cuba en 1962 a fait que ce pays a fait du commerce avec la Russie jusqu’à son effondrement en 1989. Cuba s’est vu alors privé de produits nécessaires à son agriculture, tels engrais chimiques et pesticides. Ce qui l’a amené à révolutionner sa manière de faire de l’agriculture, laquelle a pris le tournant vers la souveraineté alimentaire et le respect de l’environnement.
La production à petite échelle et bio diversifiée a fait que Cuba produit du riz qui comblent 65% des besoins de la population. Il produit aussi 50% des fruits et légumes consommés par les cubains. Le reste est importé.
Je crois que nous avons beaucoup à apprendre d’eux.
Je vous envoie ce lien à un texte écrit par quelqu’un qui en connait beaucoup sur Cuba :
http://www.canoe.com/infos/chroniques/jacqueslanctot/archives/2010/01/20100107-122401.html
J’aime bien votre article Mme Legault mais je trouve que vous prenez la crise financière mondiale un peut trop à la légère. Ça va très très mal aux États-Unis et l’Union européenne est en danger avec les attaques spéculatives sur la Grèce et l’Espagne. Il est vrai que le Canada échappe miraculeusement à tout cela. Justement les économistes sont excellents pour maquiller les vrais chiffres et le véritable taux de chômage aux États-Unis est autour de 20%.
Ce qu’il y a d’ironique c’est que les augmentations des déficits publics surviennent en périodes de récession. Or quels sont les responsables de la crise financière mondiale qui a provoqué cette récession? Ce sont les banquiers conseillés par les économistes financiers!
Maintenant qu’ils ont été sauvés par les états, ceux-ci ont le front de dire aux états-nations de couper leurs dépenses!! Il est temps que de véritables hommes d’états mettent les banques au pas sinon c’est toute la civilisation qui va s’effondrer.