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Veille du FEQ: le soir où le OFF a (encore) mis le feu aux poudres

via Instagram (@cathge)
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Les guérites du Festival d’été de Québec dit FEQ n’ouvrent que demain et les programmateurs du OFF ont profité du calme relatif d’avant tempête pour nous en mettre plein les oreilles. Au menu pour le jour 1? De la pop éclectique, de la musique contemporaine et des relectures geek de grands classiques.

Mon coup de coeur de cette soirée bien garnie et tout juste terminée, c’est indéniablement Sarahjane Johnston qui a donné le coup d’envoi de la 12e édition en formule 5 à 7 au Sacrilège. Une sorcière du son qui arrive à créer des univers denses avec une guitare, ses pédales et son échantillonneur. En plein contrôle de son instrument, sa voix et ses accessoires, la chanteuse maîtrise aussi les rudiments du beatbox pour donner vie à des « loops » entêtants.

Il y a quelque chose de réjouissant dans le fait de voir à l’oeuvre pareille électron libre, une femme (une des très rares!) qui montent sur scène en solo à Québec. Sa musique, résolument dans l’air du temps, ne ressemble à celle personne d’autre de par son mélange de blues, folk, hip hop, soul et de pop. On veut un album et d’autres concerts.


Après une pause-souper rapide, c’est vers la Salle Multi du complexe Méduse qu’on migre pour entendre Music for 18 musicians de Steve Reich. « Une des plus grandes pièces du répertoire contemporain », comme le directeur musical de l’Ensemble EP4 (Raphael Guay) l’a présentée en début de récital.

Aux lutrins? Des membres dudit ensemble, des professeurs de la faculté de musique de l’Université avec quelques élèves ou finissants, une des deux chanteuses principales de Men I Trust (Odile Marmet-Rochefort), les habitants du Pantoum (Jim, Max, J-E) et des percussionnistes de l’Ensemble Lunatik. Ils ont donné vie à cette partition d’une heure qui a eu pour effet d’hypnotiser une salle captive et silencieuse. Un genre de rêve.


Mon itinéraire s’est terminé avec Glenda Gould au Studio d’Essai, le projet de Mathieu Pelgag (le divin frère de Klô!) et Sylvain Deschamps de VioleTT Pi. La magie opère dès l’entrée en salle alors que les deux protagonistes demandent aux spectateurs de s’asseoir autour d’eux.

La performance qui s’en suit est décapante, les synthés stridents. Ça manque un peu de polissage, et ça rappelle surtout la trame sonore des jeux vidéos rétro, mais cette idée de retravailler les composition de Tchaïkovski ou Bach vaut son pesant d’or.

 

// À surveiller demain au OFF: KPLR, Oromocto Diamond et Fire/Works. (Horaire complet ici.)