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Le Festif! jour 1: Robert Charlebois, Bernard Adamus, Sweet Grass

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En ce jeud soir, j’arrive à la maison familiale de Baie-Saint-Paul sur le tard. Pointe de pizza frette, Red Bull, pis aweille au centre-ville tout juste à temps pour Robert Charlebois sur la grande scène. Ça part raide!

Malgré les 11 degrés (come on l’été, force-toé!), y’a foule ce soir. C’est que L’Illustre frisé débarque avec la cavalerie: près d’une douzaine de musiciens (dont une section de cuivre et deux batteurs). En plus de tous les succès, Charlebois n’aura sans doute pas besoin de faire grand-chose pour mettre la foule dans la petite poche de son blouson à paillettes.

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Mais quand même. Je m’attends à un peu plus. S’il y a de l’énergie sur scène, elle provient surtout du band, solide comme un roc. Mais attention, je touche à un monument alors je mets des gants blancs. Charlebois a 71 ans. On ne s’attend pas à ce qu’il monte dans les racks de lumières, mais peut-être juste à ce qu’il laisse tomber davantage le pilote automatique pour faire ressortir sa folie d’antan.

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C’est ce qui arrive finalement à la moitiée du spectacle quand Charlebois balancent Les ailes d’un ange et surtout J’t’aime comme un fou, repris à plein poumons par une foule qui fait de la buée. Ah ok, il devait économiser ses forces pour faire ses mythiques pas de jogging, serviette au cou. Un sage homme!

Pour terminer la soirée, on s’en va dans le sous-sol de l’église rempli à pleine capacité. D’un type de 50 ans de carrière, on passe à Sweet Grass, un groupe de quatre musiciens qui doivent totaliser 50 ans d’âge. Bon, j’exagère, mais ils sont jeunes…et «gênés» (ce qu’avouera candidement la chanteuse à la vue d’un public aussi nombreux). Néanmoins, ils s’en sortent très bien. Leur folk planant possède un certain charme (avec cette flûte traversière qui donne le goût de courir nu dans les prés). Sauf que la foule n’est pas vraiment là pour planer. Ça veut swinguer comme des damnés, ça veut Bernard!

Et ça a Bernard, un grand Bernard en grande forme, qui envoie Entre ici pis chez nous d’entrée de jeu. Aussitôt, ça danse, ça bodysurf, ça sent le païen en ce lieu saint. Même les énormes ventilateurs ne font pas le poids et les plafonds ont tôt fait de dégoûter. Outre ses crasseux petits bijoux, Adamus offre la surprenante Faire des enfants de Jean Leloup ainsi que Hola Les lolos, le premier extrait du nouvel album que connait déjà la foule par choeur.

Le party est poigné solide quand on se résigne à quitter avant la fin du spectacle. Avec tout ce que Le Festif nous réserve dans les prochains jours, on veut survivre. Juste aujourd’hui, y’a Galaxie, Reel Big Fish, Planet Smashers, Mara Tremblay, Mononc’ Serge…Ouf.

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