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Petites études sociologiques


Le Grand Rire a attiré, lors de sa première soirée, une foule aussi impressionnante que celle-ci croquée lors de l'édition 2005.
Photo: Jocelyn Riendeau
 

J'ai toujours cru que la sociologie m'emmerdait jusqu'à ce que je commence à faire ce métier. Je vois plusieurs spectacles dans une année et chaque fois, je suis fascinée de voir le public changer.
Ce soir, au Grand Rire, on dirait que tous les ados de Sherbrooke s'étaient donné rendez-vous sur la Well. Les très jeunes adultes soucieux de leur apparence aussi. J'ai pas vu beaucoup de têtes grises ni beaucoup d'enfants. Nombre de nez de clowns bleus aperçus: zéro! Peut-être qu'en fendant la foule, j'aurais remarqué d'autres types de gens?
Je me suis contenté de contempler le grand écran perché au-dessus de la scène avec une impression ordinaire de regarder un Gala Juste pour rire à la télé. Suis-je la seule à en avoir marre des jokes de Normand Brathwaite sur sa richesse, son ex et sa fille?… Et à ne plus trouver drôles les séries de «J'te cré pas» «Ben, j'te le dis!». Ça doit être parce que je ne fais pas partie du public-cible.