

Exit : Benoît Joly
J.-F.D.
Au titre idéal, cette bande dessinée presque surréaliste se présente comme une porte d’entrée directe sur le petit univers fascinant et très personnel du Québécois Benoît Joly. Véritable thérapie à peine voilée, Exit esquisse la fuite frénétique du surmoi paranoïaque d’un écrivain, passant de l’aliénation urbaine à la quête d’identité. Ce processus de rédemption par l’art démarre en trombe pour ne ralentir qu’à la toute fin avec le passage au deuxième récit, astucieusement imbriqué dans la trame de départ. Au trait tout en rondeur et très ample, l’ouvre de Joly séduit par sa liberté sans pudeur. Éd. Kami-Case, 1999, 54 p.