La rentrée poésie : Éclats de vers
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La rentrée poésie : Éclats de vers

La rentrée poésie, aussi diversifiée qu’imposante en nombre mais sans grand éclat, semble marquée par la cohérence et les valeurs sûres.

Commençons avec les Éditions du Noroît, qui proposent pas moins de 14 titres d’ici juin. D’abord, arrivent ces jours-ci sur nos tablettes Affûts, précédé de Rue de nuit, de Guy Cloutier et Cobra et Colibri de Jean-Paul Daoust, ainsi que quatre nouveautés qui s’ajoutent à la collection Initiale, vouée aux auteurs qui, peu importe l’âge, entrent dans le monde de la publication de poésie. Il s’agit de Cette heure n’est pas seule de Katerine Caron, de Naissances de la professeure Claudine Gaudreau, de La Ligne entre les rives de Claudette Frenette et de Les Ailes closes de Catrine Godin. En mars, paraîtront Paroles pour un voyageur d’Hugues Corriveau et Dans l’ombre saccagée du désir de Luc Lecompte. Avril sera marqué par le retour de Jacques Brault avec L’Artisan, et un recueil de Mona Latif-Ghattas, Ambre et Lumière. La saison se terminera avec Jean-François Beauchemin et Nos pas sur la terre, Jean Chapdelaine Gagnon avec Cantilène, et Alain Cuerrier avec Fragments échappés du froid, de la collection Lieu dit, qui cerne l’univers poétique d’un auteur inspiré par une ville.

À Trois-Rivières, aux Écrits des Forges, plusieurs ouvrages sont prévus dont Quartier des heures de Charles Gagnon, Par la fenêtre de Paule Doyon, Les mots sont des oies sauvages de Micheline Boucher et Les Ailes de la mer de Pierre Chatillon. Aux Herbes rouges, c’est François Charron qui revient doublement à la charge avec un essai sur Saint-Denys Garneau et un recueil intitulé Ce qui nous abandonne. Également prévus, L’Eau de Kiev de René Lapierre, La Somme des vents contraires de Mario Brassard (jeune auteur qui fut, tour à tour, finaliste pour le prix Émile-Nelligan, le Prix du Gouverneur général, de même que pour le Grand Prix du livre de Montréal), et un nouveau venu, Stéphane D’Amour, qui présente Île Napal. Aussi dans la collection Five O’clock, Comment vient l’amour de Simone Routier, un choix et une présentation de Louise Dupré, professeure, poète, romancière et, depuis peu, une dramaturge dont on entend beaucoup parler grâce à la pièce Tout comme elle.

Aux Poètes de Brousse, maison maintenant indépendante des Éditions des Intouchables, Poèmes français, de Réjean Thomas (pas le médecin, le professeur de cégep!), et Tombe Londres tombe, de Jean-François

Poupart, qui nous a donné quelques ouvrages remarquables par le passé, et qui dirige avec Kim Doré cette maison d’édition consacrée surtout aux nouvelles voix et à la contre-culture. Aux Éditions de l’Hexagone, depuis peu la propriété de Quebecor, on propose Rock land de Tony Tremblay et Un désert de sel entre les doigts de Louis-Frédéric Pagé, un nouvel auteur déjà connu des amateurs de lectures publiques. Fernand Ouellette, dont la réputation n’est plus à faire, poursuit sa proposition avec L’Inoubliable II – rappelons que le premier tome fut finaliste au Prix du Gouverneur général. Aussi, Robbert Fortin, directeur de la collection L’Appel des mots de cette même maison, nous offre Les Dés de chagrin.

Chez Triptyque, on publie Cinéma gris de Jean-Paul Daoust, Une tonne d’air de Maude Smith Gagnon et Neiges de Carolyn Marie Souaid, traduit par Alain Cuerrier. Aux Éditions Rodrigol, Claudine Vachon présente un livre de spoken word qu’on dit "live", et au Lézard amoureux, Un émoi sans frontières, recueil inspiré du Québec par le Français Frédéric Jacques Temple, illustré par René Derouin et accompagné d’un poème-préface de Pierre Morency. À la même enseigne, un nouveau recueil de Martin-Pierre Tremblay que l’on dit sous-titré pour les malentendants!