

Robert Lalonde : Le seul instant
Tristan Malavoy-Racine
L’auteur du Monde sur le flanc de la truite et de Iotékha’ signe un autre de ces petits livres exquis, invitations à mieux voir et ressentir les beautés terrestres. Le seul instant, c’est le récit d’un été à Sainte-Cécile-de-Milton, havre chéri où l’écrivain et homme de théâtre vient oxygéner sa tête et laisser prendre forme les questions qui l’habitent. Les courts textes de ce carnet, dans lequel Robert Lalonde a glissé quelques aquarelles et pastels de sa main, témoignent des interrogations d’un homme rendu assez loin sur le chemin de la vie autant que d’instants de communion avec la terre, nous épargnant le bonheur béat et le fleuri qui encombrent souvent ce genre d’exercice. Ainsi nos défenses tombent, et on se laisse volontiers conter «la clairière, le jardin – bientôt un grand cimetière sous la neige -, l’envol désordonné du pluvier, la pluie obstinée, les livres fraternels». Éd. du Boréal, 2011, 120 p.
Hommage à Robert Lalonde
J’avance lentement sur le sentier de votre oeuvre
Chaque phrase a ses couleurs et ses parfums
La tendresse qui l’habite émerge
Et m’oblige à rebrousser chemin
Chaque phrase a ses couleurs et ses parfums
Éprise par la lumière qu’elle dégage
Et sa tendresse à l’odeur du jasmin
Son incommensurable beauté m’enivre
Cécile Léveillé (autodidacte)