Jacques Allard / Rose de La Tuque : Sentiments d'époque
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Jacques Allard / Rose de La Tuque : Sentiments d’époque

Jacques Allard, l’un des fondateurs des Correspondances d’Eastman, lance Rose de La Tuque, chronique d’une époque charnière au Québec, sous forme de journal intime.

Voir: Être écrivain à Eastman, ça va de soi?

Jacques Allard: "Depuis que Louise Portal et moi avons lancé les Correspondances, il y a eu un effet d’entraînement. À Eastman, on a une petite société littéraire. [Rires.] Il y a une animation culturelle propre à notre petite ville."

Peut-on qualifier Rose de La Tuque, votre première oeuvre de fiction, de roman d’amour?

"Je pense que oui. C’est le journal intime d’une femme de 20 ans en 1939, au moment où la guerre se prépare, dans l’inconscience généralisée du Québec. Rose se désespère, car elle attend son amoureux qui est reparti en Gaspésie pour des raisons mystérieuses. C’est une chronique sentimentale, un tableau d’époque – le roman n’est pas didactique, mais tous les faits sociaux sont véridiques -, écrit à la manière d’une jeune femme qui découvre la littérature."

Qu’est-ce que permet l’écriture sous forme de journal intime?

"C’est une façon intimiste d’appréhender le monde réel; c’est peut-être la plus ancienne forme d’écriture. Pour moi, c’était un défi que de faire parler une femme, surtout que Rose fut inspirée de ma mère. J’ai voulu savoir d’où je venais. Ça m’a permis de découvrir beaucoup de choses, car toutes les familles ont leurs secrets. De cette manière, c’est aussi un roman des origines."

Dans le roman, il y a aussi cette idée de legs d’une génération à une autre. Ce roman constitue-t-il le vôtre?

"Oui. Le thème de la transmission est assez important. Je trouve que le temps est venu de nous souvenir davantage et mieux du passé."

Rose de La Tuque
de Jacques Allard
Éd. Hurtubise, 2011, 336 p.

Rose de La Tuque
Rose de La Tuque
Jacques Allard
Hurtubise