BloguesMarie Laliberté

Où tu vas…?: la suite

 Où tu vas quand tu dors en marchant…?, hier soir, prise deux. On en revient dépaysé, joyeux, comme d’une grande fête de famille, d’un événement hors de l’ordinaire. J’en ai encore le sourire de bonheur accroché au visage!

La suite est aussi belle que ce que j’avais vu la veille. Plus, même, l’effet de l’ensemble s’ajoutant à la beauté de chaque élément. Ça devient époustouflant. J’ai tout vu, et revu, donc. Première étape : Jardins secrets (Véronique Côté). Une petite histoire, juste pour soi, racontée les yeux dans les yeux par un comédien, dans un lit. Magique. On en ressort ému, léger, le cœur gonflé de cette confidence d’un inconnu, de ce contact soudain et surprenant. Et le décor : que du blanc, des draps et du vent…

La suite : on doit renoncer à Apparitions, étape malheureusement annulée hier, à cause de la pluie insistante en début de soirée, pour ensuite aller, de nouveau, sourire devant les machines à bruit de Pascal Robitaille. Et puis… c’est la promenade en autobus d’Avancez en arrière (Frédéric Dubois). Un voyage ailleurs, pourtant au cœur de la ville, enfilade de visions de cauchemar, images fugaces d’un monde parallèle – mais qui est pourtant le nôtre -, de ce qui nous entoure et qu’on n’a pas toujours envie de voir. Tout ça à travers des personnages bien actuels ou hors du temps, des images fortes, poignantes, toujours déjantées. C’est complètement fou, onirique et saisissant, ludique et stupéfiant, et en même temps, d’une étonnante profondeur. Faut voir, absolument.

Ensuite, c’est Noctambleu (Sébastien Dionne) : tableaux vivants dans les vitrines, idées brillantes, étonnantes et parfois décalées, dans une rue Saint-Joseph toute bleue. Et La Noce (Harold Rhéaume), enfin : le parvis de l’Église Saint-Roch, immense, livré à l’enthousiasme de la danse, sous des éclairages magnifiques. Quel décor et quelle joie! Qui, rapidement, se propage à toute la place…

Merveilleux cadeau que ce parcours! Ne ratez pas cette chance de participer à un événement unique, qui fait de nous des voyeurs, des penseurs, des enfants, des promeneurs. Des rêveurs.