
Moi, Mello Pouliot, jeune femme pseudo-féministe, éduquée, exilée, expatriée… Ma terre d’accueil – la Turquie. Repères ébranlés, choc assuré, exaltation garantie. Je ne m’ennuie pas depuis 2 ans dans mon pays d’adoption. Pendant une loooooongue période, j’ai observé, analysé, accepté… J’ai fait le choix de fermer ma gueule. Trop, même!!! Jusqu’au point de me perdre, de m’oublier… Mais qui était cette étrangère qui vivait en moi? Sûrement le propre de tout expat. Mais voilà ce temps est révolu, renouant avec moi-même je me cogne à la réalité…
Clash! Bang! Crash! Oouchhhhhh…
Marre, j’en avais marre de ma petite vie rangée montréalaise de 9 à 5 au travail, de 5 à 7 au pub, de 7 à 8 à la cuisine, de 8 à 10 devant la télé. Trop peu pour moi. J’ai exploré auparavant quelques lieux lointains, deux semaines par-ci, deux semaines par là, mais ces incursions dans ces mondes inconnus ne me satisfaisaient plus. Alors pourquoi ne pas faire Le Grand Saut, me suis-je dit? Qu’est-ce qui m’en empêche?
Ayant déjà séjourné à deux reprises en Turquie le choix de ma destination m’a semblé évident, un choix du coeur et non pas de la raison. Un pays qui m’a marqué, attiré, un pays que j’avais envie de découvrir plus à fond.
Munie de mon sac à dos et de ma petite valise, j’ai donc quitté mon univers, prête à perdre mes repères, à ébranler mes convictions…et à plonger dans le vide. Je suis partie ainsi, mon plan étant justement de ne pas avoir de plan. Aaaah quel moment grisant et angoissant à la fois.
Bon, assez de cette entrée en matière quelque peu narcissique!!! Tel n’est pas l’objet de mon blogue. Je n’entend pas trop vous ennuyer avec mes états d’âmes. Alors portrait objectif? Non plus. Pas de place ici pour les données, les références scientifiques et bibliographiques, vous ferez vos propres recherches. Je vous présente tout simplement et humblement MA PERCEPTION de ce pays magnifique, intrigant, envoûtant…
Je brûle de vous faire découvrir mon univers, pour le moment Istanbul, ville de 18 millions d’âmes, si peu… Mon univers, peuplé de Turcs, des gens intenses, très intenses, qui s’expriment bruyamment, klaxonnent facilement et s’emportent naturellement. Ajoutez à ça des millions de voitures, bus, dolmus, autobus, motos, mobylettes, quelques bicyclettes, ça grouille, ça court, ça roule!!! Aaaah Montréal, quelle ville paisible au final…
Non, Istanbul ce n’est pas que des mosquées majestueuses, des rives magnifiques et des bazars en tout genre. Je me donne comme mission de vous faire découvrir un autre Istanbul, ou plus justement, ces autres Istanbul. Istanbul violent, puant, bruyant, pollué, surpeuplé, pauvre et rempli d’âmes esseulées. Istanbul Mâle. Istanbul, terre d’accueil d’étrangers, de réfugiés, faisant fuser les inégalités, les inéquités… Il y a de la matière, vous me direz…
Un Istanbul qui, dans une optique plus large, fait partie d’un pays en pleine mutation politique et sociale, un Istanbul au coeur d’une région en pleine crise. Spectatrice quelque peu impuissante face à ces événements, ils occupent quotidiennement mes pensées
En quelques mots, je me donne comme mission de vous initier à CES AUTRES Istanbul, peut-être moins beau, moins léché, loin des touristes et des photos cartes postales… Mais, à mon avis, beaucoup plus proche de la réalité, du moins de ma réalité.
BIENVENUE DANS CET AUTRE UNIVERS. BIENVENUE À ISTANBUL TRASH!!!!
Enfin!!! Braaaaaaavo!
Ça donne vraiment envie de lire ton prochain article et de découvrir la facette d’Istanbul que tu nous présenteras !
Très intéressant d’avoir le point de vue d’une petite québécoise en Turquie
Bravo Melanie,
Même si depuis des centaines de lunes que nous nous sommes pas vus, tu reste la même , intense, aimant la vie… Je vais suivre, en lecture, l histoire , le vecu, le coeur de celle que j ai vu grandir. Continue.
Bravo
Du courage la vie est vraiment une question de choix
Quelle expérience!!! J’ai un peu l’impression d’y être en te lisant! J’attendrai la suite!
Tres interessant ,bien hate de lire la suite et sourtout bien fiere de ma grande soeur
Congrats Melanie! Good article… Wanna hear more about the « The Other Istanbul » in our next article
Tu écris bien Mélanie !J’adore
Wow!
« Moi, Mello Pouliot, jeune femme pseudo-féministe, éduquée ? » éduquée !!! J’ai dû mal à comprendre si c’est ironique ou pas. Dans le cas où cela ne le serait pas, comment te permets-tu de te placer au-dessus des « non-éduqués » ? et qui sont-ils ?
Je ne me place au-dessus de personne, il s’agit que d’une manière de me qualifier parmi tant d’autres… Voilà tout, sans plus et sans prétention…
merci pour votre facon tres positive d’evaluer le monde autour de toi; mais a mon avis istanbul a perdu beaucoup de son ame qui la distinguie au moins de l’europe.
Toujours super trippant de te lire et te suivre Mel dans tes péripéties…continu !
J veux partir moi aussi mais je manque de courage
Lorsque j’ai pris la décision de m’expatrier les gens de mon entourage me disaient sans cesse « Comme tu es courageuse de partir… » Je ne crois pas…Pour moi ce grand changement était d’une évidence, un appel qui venait des tripes et non pas de la raison.
Bonne chance dans ton parcours.
Bonjour Mélanie, j ai passé 5 mois à Antalya l hiver dernier et j ai déresté les turcs mais j ai adoré la Turquie. A plus tard je m excuse
Je ne voue pas chaque jour un amour inconditionnel à mon pays d’adoption, mais d’apprécier sa culture et ses gens me semble primordial.
Certes les Turcs sont très intenses, et c’est ce que j’adore et déteste à la fois!!!