Musique

Domaine Forget : Un air d’été

Pour les instrumentistes en herbe, le Domaine Forget est devenu un endroit mythique. Tout musicien ou spectateur qui a fréquenté l’Olympe de Charlevoix et son temple _ la toute jeune salle Françoys-Bernier _ en revient la tête remplie d’anecdotes et de sons.

Pour la 22e fois cet été, les mélomanes pourront s’en mettre plein la vue (et plein l’ouïe) puisque le Domaine Forget présente une série de concerts sous le signe de la diversité.

L’événement le plus couru est probablement le Festival international (du 19 juin au 21 août), qui regroupe cette année 25 concerts et, pour la première fois depuis 1989, deux spectacles de danse présentés par les Ballets jazz de Montréal. Les amateurs de musique de chambre pourront entendre notamment Les cuivres du Domaine Forget, le clarinettiste Ricardo Morales et le Quatuor Arthur-Leblanc, le Los Angeles Guitar Quartet, ainsi que les flûtistes André Papillon, Lise Daoust, Ransom Wilson, Marie-Andrée Benny, Robert Cram, Susan Hoppner et Raymond Guiot qui rendront hommage à Alain Marion, qui fut professeur de l’Académie du domaine pendant 19 ans. Aussi, cinq concerts seront consacrés à la musique d’orchestre. Les Violons du Roy présenteront deux soirées consacrées respectivement à Haydn et à Mozart, qui mettront en vedette les solistes Pieter Wispelwey, Régis Pasquier et Steven Dann. L’orchestre du festival, sous la direction du jeune chef anglais Paul Watkins, présentera quant à lui des ouvres d’Elgar, Mozart et Beethoven. Finalement, L’Orchestre universitaire Caen Basse-Normandie s’arrêtera à Saint-Irénée dans le cadre de sa tournée canadienne, tandis que le Chour et l’Orchestre du Domaine Forget, dirigés par Fernando Eldoro et Chantal Masson-Bourque, présenteront des ouvres de Britten et de Brahms. Plusieurs solistes feront cette année leur première apparition à ce festival, notamment l’alto Daniel Taylor, au grand bonheur des amateurs de musique ancienne, et la pianiste jazz Diana Krall. Ces nouveaux s’ajouteront aux anciens, dont le très attendu flûtiste Emmanuel Pahud et la soprano Karina Gauvin.

Ce Festival international fort bien rempli sera précédé d’un concert réunissant Tuba et Jazz, qui met en vedette Roger Bobo au tuba et Suzanne Goyette au piano, suivi en deuxième partie du trio de jazz de Lorraine Desmarais, une habituée du domaine. La musique du XXe siècle sera quant à elle mise à l’honneur une fois le festival terminé. Le Nouvel Ensemble moderne, qui célèbre cette année son 10e anniversaire, présentera des ouvres de Magnus Lindberg, Jean Lesage et Salvatore Sciarrino, tandis que le saxophoniste Jean-François Guay interprétera des ouvres de Mather, Rossé, Lemay, Hindemith, Denisov et Takemitsu. Ce volet contemporain se terminera par le récital du pianiste Cédric Tiberghien, premier prix du Concours Marguerite Long en 1998.

À ces concerts présentés en soirée s’ajoutent les Brunches-musique, qui sont présentés tous les dimanches de 11 h à 14 h dès le 13 juin, et qui regroupent cette année plusieurs musiciens bien connus des mélomanes de Québec. Les amateurs de chanson française pourront entendre Donald Roussel, Christine Boillat et Daniel Marcoux dans un spectacle intitulé De Brel à Séguin en passant par Ferland, ainsi que Paule-Andrée Cassidy. Les friands de musique du monde seront quant à eux intéressés par Les Mandolines de Québec, qui présenteront des danses espagnoles et des airs tziganes, mais aussi par Tomas, Azur et Saldana, qui feront entendre tour à tour des musiques latines, brésiliennes et sud-américaines. Pour des matinées jazzées, les auditeurs pourront se tourner vers les guitaristes Denis Poliquin et Marc Bélanger ou encore vers le trio de jazz du contrebassiste Daniel Marcoux.

L’été promet donc d’être riche en anecdotes et en plaisirs musicaux. Tellement riche qu’il est difficile de les nommer tous. Souhaitons donc que le mythe devienne réalité et que la salle Françoys-Bernier reste hantée par cette dernière saison du millénaire.

Du 19 juin au 21 août
Au Domaine Forget