Live à Montréal : Subb/FlashlightTom Walsh/NOMA
Musique

Live à Montréal : Subb/FlashlightTom Walsh/NOMA

Subb/Flashlight
Le 3 mars au Spectrum

C’est vendredi dernier que Subb lançait son deuxième album, Until the Party Ends, au Spectrum, devant une foule surexcitée. Mais avant de parler du groupe de Saint-Jean, quelques mots sur le spectacle de Flashlight, qui a réchauffé la salle avec Stinking Dog et Naked’n’Happy. La formation ontarienne a offert une prestation très rafraîchissante dans un style beaucoup plus rock. Les quatre membres sont très drôles sur scène et leurs chansons font flèche de tout bois.

De leur côté, les gars de Subb, heureux d’être de retour avec du nouveau matériel, ont littéralement cassé la baraque. Dans l’article paru la semaine dernière, les cinq ont affirmé qu’ils étaient nerveux en prévision de ce premier spectacle en tête d’affiche au Spectrum. Malgré quelques pépins techniques, rien n’a semblé perturber leur party de retrouvailles. Pendant une courte heure, ils ont enfilé avec beaucoup d’aisance les pièces de leurs deux albums. La grande force de Subb, c’est leur capacité de surprendre le spectateur en mélangeant plusieurs genres musicaux. À leur ska californien, ils ont greffé des éléments de reggae (comme pour la chanson Brad Nowell, un hommage au chanteur décédé de Sublime), de rock (surtout avec la puissante Ain’t No Way) et de punk: voilà pourquoi on ne s’ennuie jamais avec Subb. De plus, sur scène, les gars font preuve d’une redoutable efficacité, qui ferait pâlir d’envie n’importe quel groupe de Californie. Avec le temps, ils prennent de plus en plus d’assurance et ils nous l’ont prouvé avec force vendredi. (Frédéric Boudreault)

Tom Walsh/NOMA
Le 4 mars au Théâtre La Chapelle
Je ne sais pas comment se sont déroulés les concerts de jeudi et vendredi, mais le Théâtre La Chapelle était bondé en ce samedi soir, au point où l’on avait même – chose exceptionnelle, pour les concerts à tendance «actuelle» – ajouté deux rangées de chaises devant la scène.

Tromboniste au registre étonnant et chef d’orchestre allumé, Tom Walsh a commencé la soirée en douceur, se pointant d’abord sur scène avec un trio de jazz relativement classique, en compagnie du batteur Pierre Tanguay et du contrebassiste Normand Guilbeault. Alors que ce dernier assurait la transition en caressant les cordes à l’aide de son archet (une technique qu’il allait employer une bonne partie de la soirée), les quatre autres compères qui composent l’édition 2000 de NOMA se sont joints à la fête. Tant du point de vue sonore que visuel, la formation en éventail proposait le meilleur de cet ensemble de musiciens de haut vol. Déployées autour de Walsh de façon parfaitement symétrique, on trouvait les deux basses (dont Al Bakulis offrait le pendant électrique), les deux batteries (Tanguay et Tom Gossage), puis les deux guitares, tenues par Rainer Wiens et Guy Kaye, qui manipulait un nombre absolument effarant de pédales et d’effets. Visiblement ravi de la tenue de son ensemble («What a band!» s’est-il exclamé au rappel), Walsh arpentait la scène comme un fauve, lançant des cues à la volée, modifiant de toutes les manières possibles la sonorité de son instrument et manipulant quelques échantillonnages et séquences à l’aide d’un petit clavier. Variée à souhait, avec quelques détournements majeurs vers le funk, l’exploration quasi bruitiste et même le hard rock, la performance du groupe a ravi autant les fans de jazz, qui ont eu droit à quelques solos pas piqués des vers, que les adeptes de métissages modernes. Chose certaine, NOMA a prouvé de brillante façon que l’on pouvait concilier la pop et l’avant-garde, sans nuire à l’une ou à l’autre. (Nicolas Tittley)

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