Festival d'été de Québec, du 3 au 13 juillet : Programme des réjouissances
Musique

Festival d’été de Québec, du 3 au 13 juillet : Programme des réjouissances

À côté des têtes d’affiche et des habitués, le Festival d’été de Québec promet cette année de belles découvertes. DANIEL BÉLANGER, JÉRÔME MINIÈRE, TONY LEVIN et DANIEL LANOIS côtoieront des nouveaux venus et des grands dont on attend avec impatience la première visite. JEAN BEAUCHESNE, directeur de la programmation, en fait le tour avec nous.

Qu’est-ce qui a changé en 36 ans de festival? "Le public est devenu de plus en plus connaisseur et de plus en plus sélectif", explique Jean Beauchesne. Et il exige une programmation toujours à l’avant-garde, notamment du côté de l’électronique: "Mais c’est plus difficile car ça prend le contexte pour présenter cette musique. Il y a moins de live donc c’est moins évident." La table est tout de même mise pour Cinematic Orchestra. "Une partie de leur répertoire est carrément du répertoire de jazz et ils font beaucoup de relectures des grands standards." Aku Fen, Ramasutra, Crackhaus et Deadbeat seront aussi de la partie.

De quelle venue est-il le plus fier cette année? "Ça serait injuste de dire que j’en préfère quelques-uns à d’autres! Il y a vraiment de tout pour tous, et vraiment des artistes à découvrir." À commencer par Hawksley Workman, qui vaut incontestablement le détour. "On est content de lui avoir trouvé un bon complément d’affiche avec Bob Geldof." Aussi à surveiller, Michael Franti et son projet Spearhead, jeune artiste soul, R&B et rappeur, avec une voix à la Marvin Gaye et une esthétique résolument funk, engagé et revendicateur.

La parole est en effet à l’honneur dans cette programmation. "Il y a un regain d’intérêt pour la chanson, après certains passages à tabac dans les années 80, affirme M. Beauchesne. L’engouement pour la nouvelle chanson réaliste nous a permis d’inviter des gens comme Lo’Jo, La Rue Kétanou, Polémil Bazar."

Les métissages sont aussi nombreux, avec The Waifs et leur "country-folk alternatif à la Indigo Girls", et The Derailers, "avec un country qui emprunte autant aux Beatles qu’à Buck Owens. Il y a de très belles harmonies, des bons arrangements. Comme si leur père spirituel était Brian Wilson." Harry Manx et son blues teinté de raga, Tony Furtado and the American Gypsies, Robert Randolf and the Family Band se situent eux aussi dans cette vague de musique enracinée dans les traditions populaires de l’Amérique.

Mentionnons aussi la présence de Howe Gelb, des New Pornographers et Neko Case, de Billy Bragg et de Sierra Maestra, groupe issu de la grande révision du son cubain des années 1970. Galaxie 500, Les Chiens, Paul Cargnello seront de la fête ainsi que le Mai Tai Orchestra, qui donne dans le lounge hawaïen des années 1950. Curieux? Pour en savoir plus, visitez infofestival.com.