Under the Snow : Ah! comme la neige a neigé!
Musique

Under the Snow : Ah! comme la neige a neigé!

Under the Snow: un nouvel événement musical vient enrichir le paysage festivalier de la métropole. Rencontre avec Jeff Rioux, le fondateur.

Finis les hivers culturels désertiques se limitant à quelques manifestations isolées. Désormais, janvier, février et mars ressemblent de plus en plus à des mois "normaux", ponctués par des festivals dont le nombre va croissant.

À preuve, un petit nouveau, baptisé Under the Snow, vient s’installer sur une plage temporelle de plus en plus convoitée. Faisant le pont entre Pop Montréal et le Festival international de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV), le micro-événement cherche à séduire un public averti en quête d’inédit.

Jeff Rioux, fondateur du festival, explique que la programmation d’Under the Snow est ancrée "dans le rock moderne, ce qui comprend aussi bien le post-rock, le shoegaze, l’expérimental que l’électronique." Laissant aux autres les têtes d’affiche "faites pour le Métropolis", Rioux s’est intéressé à des formations moins connues, mais sur le point de percer. L’objectif, affirme-t-il, consiste à "amener le public à découvrir de la nouvelle musique."

Par exemple? En primeur canadienne, on pourra voir We vs Death, "un groupe des Pays-Bas vraiment impressionnant, mais encore totalement inconnu ici, dit Rioux. On attend aussi Calla, qui n’est pas venu depuis deux ans." On nous suggère également de prêter l’oreille à Merkin Dream, "un groupe qui devrait plaire autant aux fans de Belle and Sebastian qu’à ceux de Slowdive". Enfin, comme plat de résistance, Under the Snow présente Panopticon Eyelids, projet pilote de Fly Pan Am, dont la prestation s’annonce "très expérimentale, très improvisée". Étalés sur quatre soirs, les spectacles seront présentés à la Casa Del Popolo et à la Sala Rossa.

Primeurs, visites rares… pour une première édition, on a déjà vu pire. Est-ce que la réputation enviable de Montréal – nouvelle mecque musicale – aurait aidé au recrutement? "Tout le monde est attiré par Montréal, mais ça ne rend pas les négociations avec les promoteurs plus faciles", fait remarquer Rioux. Conscient de la précarité de son entreprise, le jeune promoteur admet que les coûts de mise en branle sont "très, très élevés. Rien qu’en promotion, on a investi deux fois plus que ce qu’on avait prévu au budget." Confiant, il ajoute cependant qu’en "gardant une mentalité indépendante, on devrait s’en tirer pour quelques années". C’est la grâce qu’on lui souhaite. www.underthesnow.ca.

Du 3 au 6 mars
À la Casa Del Popolo et à la Sala Rossa

Voir calendrier Rock / Pop