Premiata Forneria Marconi : Même pas morts!
Musique

Premiata Forneria Marconi : Même pas morts!

Premiata Forneria Marconi, groupe de rock prog italien, fait le point sur son étonnant parcours en dents de scie. Après une pause de 10 ans et un retour inespéré il y a quelques années, PFM pète le feu.

On les avait presque oubliés, et en fouillant dans la discothèque pour les retrouver, on s’aperçoit qu’on avait eu bien tort… En 1973, le disque Photos of Ghosts assurait au groupe italien Premiata Forneria Marconi le succès international. Après l’apogée, le déclin et un arrêt de 10 ans, le groupe revenait à la fin des années 90, mais c’est la première fois depuis très longtemps que l’on aura le plaisir de les voir à Montréal. Patrick Djivas, le bassiste (et le Français) du groupe, s’est joint à PFM en 1973; nous nous sommes entretenus avec lui alors que la formation venait tout juste de donner deux concerts au Brésil dans le cadre de cette nouvelle tournée américaine.

Le plus surprenant dans cette histoire est sans doute le retour du groupe après un arrêt de 10 ans, qui a sérieusement esquinté sa popularité; Djivas explique: "Il y avait en 1987 pas mal d’années que l’on tournait, à raison de 300 concerts par année, alors on était fatigués! Il n’a jamais été question pour nous de dissoudre le groupe, mais plutôt de prendre une pause. L’idée était que chacun puisse faire quelque chose d’autre, acquérir de nouvelles expériences. Alors, en effet, la pause a quand même duré 10 ans… Puis un jour on a eu envie de refaire des choses ensemble et tout s’est très bien passé, si bien même que ça nous a surpris. Ces deux dernières années, il y a eu un développement incroyable pour PFM en Italie."

Lorsque nous lui faisons part de notre plaisir à réécouter les premiers albums "anglais" du groupe, qui s’inscrivaient parfaitement à l’époque dans la mouvance progressive, avec un son qui peut rappeler Yes ou ELP à l’occasion, mais qui reste tout à fait original, Djivas assure: "Oh! Vous savez, c’est toujours aussi bon! C’est surprenant, bien sûr, parce que nous ne sommes plus des jeunots et les gens s’attendent à assister à un concert plus "réfléchi", disons, mais ce n’est pas du tout ça! Il y a la même énergie, et peut-être même davantage, qu’auparavant. La scène, c’est notre truc; on a fait un peu plus de 4000 concerts depuis les tout débuts, et la caractéristique de PFM, c’est de placer des moments d’improvisation au milieu d’envolées progressives, alors que c’est assez inhabituel. Cependant, on n’aurait pas pu donner autant de concerts en faisant toujours la même chose!"

Le quatuor original a malheureusement perdu un membre pour cette tournée, le claviériste Flavio Premoli devant rester à Milan pour des raisons de santé. Il est remplacé par Gianluca Tagliavini qui a déjà été associé au groupe. Les deux autres membres originaux sont Franco Mussida (guitare) et le chanteur Franz Di Cioccio (aussi à la batterie), auxquels se joignent Lucio Fabbri (violon) et Roberto Gualdi (batterie). Après trois concerts au Brésil, le groupe fera le bonheur des spectateurs du NEARfest, en Pennsylvanie, en pré-ouverture du fameux festival américain de rock progressif.

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