Marie-Hélène Breault : Marie-Hélène's Gesang
Musique

Marie-Hélène Breault : Marie-Hélène’s Gesang

La flûtiste Marie-Hélène Breault présente l’une des œuvres les plus imposantes qui aient été écrites pour son instrument: Kathinka’s Gesang, de Karlheinz Stockhausen. Événement.

Ce n’est pas souvent que l’on vous parle d’un récital de fin de doctorat comme d’un événement à ne pas manquer (qui plus est, gratuit!). Celui-ci en est un. On vous parlait déjà de Marie-Hélène Breault en août dernier à l’occasion d’un concert du Quintette Mont-Royal, dont elle est membre. Elle revenait alors d’Allemagne, où elle a suivi les cours d’été donnés chaque année par le compositeur Karlheinz Stockhausen dans le but de constituer un bassin d’interprètes capables de jouer sa musique correctement. C’est que celui que beaucoup considèrent comme le compositeur vivant le plus important écrit des œuvres qui nécessitent, c’est le moins que l’on puisse dire, une certaine détermination de la part des interprètes.

Comme plusieurs , Marie-Hélène Breault a soufflé dans sa première flûte alors qu’elle était dans l’harmonie de l’école secondaire. "En fait, explique-t-elle, je n’avais pas spécialement de coup de cœur pour la flûte; je préférais le piano. Je me suis inscrite en flûte au Conservatoire tout en continuant aussi les cours de piano en leçons privées, mais mon professeur Lise Daoust m’a amenée à m’intéresser davantage à mon instrument premier et, peu à peu, j’ai délaissé le piano." À sa sortie du Conservatoire, en 2000, elle reçoit le Prix avec grande distinction (son parcours est d’ailleurs jalonné de prix et récompenses de toutes sortes) et passe un Artist Diploma à Yale auprès de Ransom Wilson avant d’aller à l’Université de Montréal pour faire un doctorat avec, hé oui, Lise Daoust. Cette dernière est sans aucun doute l’une des meilleures flûtistes au monde et c’est elle qui donnait en février 1990 à la SMCQ la première nord-américaine de Kathinka’s Gesang als Luzifer Requiem (Le Chant de Kathinka ou le Requiem de Lucifer), pour flûte et bande, de Stockhausen – un extrait de son monumental cycle opératique Licht.

La pièce, qui fait un peu plus de 30 minutes et comporte de la mise en scène et de très nombreuses innovations techniques pour l’interprète, est un sommet du répertoire pour flûte. "Je crois qu’après avoir maîtrisé ça, tout le reste du répertoire me semblera beaucoup plus abordable, note l’interprète; ça m’a donné une longueur d’avance." Le rythme soutenu des cours d’été du compositeur, où Marie-Hélène a pu travailler l’œuvre avec sa dédicataire, Kathinka Pasveer, a porté ses fruits. Elle y avait déjà remporté un prix l’année précédente pour son interprétation de Zungenspitzentanz, "qui est un peu l’œuvre sœur de Kathinka’s Gesang, mais qui est moins imposante".

Si l’interprétation de la musique de Stockhausen demande beaucoup d’implication, Marie-Hélène Breault joue aussi d’autre chose (son professeur insiste d’ailleurs pour dire qu’elle excelle dans tous les genres). Lors de son récital, nous entendrons aussi Dialogue du silence, de Katia Makdissi-Warren, et Fantôme caprice, pour flûte alto et marimba (Catherine Meunier), d’Emily Hall. Elle ira jouer l’œuvre de Stockhausen à Boston en octobre durant le symposium annuel de la Greater Boston Flute Association.

Le 27 septembre
À la Salle Claude-Champagne
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ORGUE ET COULEURS

Déjà une 7e édition pour le Festival d’automne Orgue et couleurs, mis sur pied dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve en 1999 pour mettre en valeur le grand orgue Casavant de l’église Saint-Nom-de-Jésus. Poussé par le vent d’automne, le festival présente une fois encore une programmation fort diversifiée. Du 23 septembre au 3 octobre. Info: (514) 899-0644 ou www.orgueetcouleurs.com.

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