Annie Major-Matte : Briser l'image
Musique

Annie Major-Matte : Briser l’image

Annie Major-Matte, attendue depuis septembre dans la région, nous offre enfin le spectacle promis…

Comme un oiseau du matin, elle s’est éveillée tôt à une carrière artistique. L’historique de sa vie publique est impressionnant. C’est son oncle, Pierre Dumont, alors saxophoniste et chanteur, qui l’a mise sur cette piste. À quatre ans, on lui voyait déjà la binette à la télévision. À cette époque, ils n’étaient pas nombreux, les enfants qui offraient leur talent pour l’écran – on se souviendra de Jessica Barker et de Mahée Paiement, à la même époque -, rien à voir avec la multitude d’aspirantes au malheur diffusé sur écran géant qui voulaient incarner Aurore il n’y a pas si longtemps…

Très jeune, pourtant, c’est déjà la chanson qui l’intéressait. Avant même d’avoir commencé à la télévision, elle avait enregistré ses premières chansons… À deux ans, elle mettait déjà tout en œuvre pour lancer sa carrière: un magnétophone subtilisé à sa mère, qui avait pris l’habitude d’enregistrer les premiers mots que sa fille prononçait, servit ses premiers élans d’interprète, et même d’auteure-compositrice-interprète…

Quand elle a enfin sorti Dissidence, beaucoup plus tard, au printemps 2003, il y avait plusieurs années qu’elle accumulait secrètement des textes de chanson dans ses tiroirs. Depuis, en plus de ses propres spectacles, elle a fait la première partie de Garou, au Centre Bell et au Colisée de Québec. Il va sans dire que, pour elle, l’expérience est mémorable, surtout que Denis Bouchard, qui a signé la mise en scène du show, lui a aussi donné quelques conseils…

Si elle est satisfaite de son premier album, elle se demande s’il n’a pas été mal ciblé. Elle se rend compte qu’au Québec, "les gens tombent amoureux de la personne avant d’aimer la chanson". Son prochain album, qu’elle compose actuellement, devrait être plus dissident que le premier. "Je voudrais oser plus", exprime-t-elle avec fougue. Elle a envie de faire moins de compromis, de dire ce qu’elle pense. "On a une impression de moi. Je voudrais briser cette image fausse, montrer la vraie image de moi." Et qui est-elle véritablement, cette Annie Major-Matte que l’on ne connaît pas encore? "Je suis une excentrique. Une grande gueule. Je suis quelqu’un de vraiment intègre. Je veux m’affirmer." En fait, elle exprime le désir de se dissocier de l’image de chanteuse pop qui lui colle à la peau malgré elle. Sans alourdir ses textes au point où ils ne seraient que politiques, elle a envie de prendre position par rapport à plusieurs sujets qui lui tiennent à cœur. Parlant des jeunes dans la vingtaine, elle affirme avec aplomb: "On est tous révoltés. On a tous des choses à dire."

C’est au Café-théâtre Côté-Cour que nous pourrons assister à son spectacle, à la fois intense et intime. Elle fera généreusement retentir ses chansons – dont ses succès Feu de paille, La Guerre, Folie douce amère, pour ceux qui la connaissent – et se dévoilera, portée par son rythme séduisant, à ceux d’entre nous qui gagneraient encore à la connaître. Peut-être aurons-nous déjà un aperçu de cette image demeurée trop longtemps camouflée derrière l’avatar d’une chanteuse pop…

Le 24 novembre
Au Café-théâtre Côté-Cour
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