

Coral Egan : Chant Coral
La chanteuse Coral Egan promet de revenir avec un nouvel album d’ici l’automne. En attendant, on pourra la voir en spectacle vendredi, au Granada.
Élise Giguère
Coral Egan se dit dans une période d’introspection, de doute, de réflexion. C’est qu’elle planche sur son prochain album, qui fera suite à l’estimé My Favorite Distraction, un cd qui l’a littéralement mise sur la carte musicale du Québec. Pour le moment, le nouveau disque s’annonce dans la continuité de l’autre. "Je pensais que ça aurait été beaucoup plus différent, mais c’est moi!" dit la jeune femme de 32 ans. Elle espère toutefois que l’album, réalisé à nouveau par Charles Papasoff, sonnera plus cru, plus près de ce qu’elle fait avec son band. "Ce sera peut-être moins produit, plus simple. On veut que ça reste intègre."
C’est d’ailleurs avec son band qu’elle viendra au Granada. Tandis qu’elle jouera du piano et de la guitare, Martin Auguste l’accompagnera à la batterie, Georgi Stankov, à la basse, et Jay Atwill, à la guitare. Ce dernier cosigne avec elle la plupart des chansons de l’album à paraître. "J’adore la musique qu’il fait!" dit-elle avec son joli accent.
My Favorite Distraction a surtout entraîné des retombées au Québec. Son auteure a même reçu le Félix de l’artiste s’étant le plus illustré dans une autre langue que le français en 2004. Bien sûr, pour l’album en devenir, les visées sont plus larges. "Mais ça prend une équipe, de l’argent", constate Coral, qui avoue du même souffle se chercher un gérant. "Le business, c’est le côté le plus difficile de la job. […] C’est très difficile de ne pas perdre le lien avec le pourquoi-tu-crées quand tu es influencée par une nécessité de business, continue-t-elle. C’est très facile de se perdre."
Certains ont suggéré à Coral Egan de déménager à Toronto pour tenter de percer les marchés canadien-anglais et américain. Mais, visiblement, l’idée ne lui plaît pas. "Ici, je me sens un peu comme une enfant gâtée, car je viens d’une famille connue. J’ai été très chanceuse." En fait, tout ce que Coral souhaite, c’est de faire la musique qu’elle aime et que ça fonctionne bien pour elle. Disons qu’elle est déjà sur une bonne voie.
Le 3 février à 20 h 30
Au Théâtre Granada
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