Beck : Portrait
Musique

Beck : Portrait

Que cela soit pour ses liens avec l’Église de Scientologie, ses tendances parfois ésotériques en entrevue, sa prose des plus imagées ou son grand talent à marier les genres musicaux, Beck Hansen laisse peu de mélomanes indifférents. Découvert en 1994 avec son premier album Mellow Gold, le Californien sera rapidement connu aux quatre coins du globe grâce au supra-tube Loser. Ceux et celles qui anticipaient un feu de paille seront vite confondus, car suite aux dépouillés Stereopathetic Soulmanure et One Foot In The Grave (tous deux enregistrés avant Mellow Gold), l’imaginatif multiinstrumentiste a lancé deux disques fabuleux que sont Odelay (1996) et Mutations (1998), le premier étant plus éclaté et entraînant, le second davantage posé et introspectif. Plusieurs ont vu là une nouvelle accentuation des deux personnalités de Beck, l’une tranquille et l’autre déjantée, et qui ont continué de se relayer au fil des parutions subséquentes, Midnight Vultures (1999), Sea Change (2002) et Guero (2005).

Sur The Information, 9e album à paraître le 3 octobre, il semble, d’après les quelques extraits déjà disponibles sur Internet, que l’esprit et les sonorités se situeraient quelque part entre Sea Change et Midnight Vulture. Réalisé par Nigel Godrich (Mutations, Sea Change), la nouvelle galette de 15 titres viendra vraisemblablement avec une couverture vierge et une série d’autocollants permettant la conception d’une pochette maison, en plus d’un DVD ou d’une clé vers un site web (les sources divergent) proposant des vidéoclips pour chaque morceau. Patience.