Elsiane : Chant libre
Musique

Elsiane : Chant libre

Le binôme montréalais Elsiane monte sur scène avec son premier album, une oeuvre modelée par l’amour de la création et portée par la voix du coeur.

De temps en temps émerge un jeune groupe qui, malgré une feuille de route succincte, affiche la maturité des anciens. On le sait sérieux dans son rapport à la création. Fier auteur d’une musique riche et porteuse. Déterminé à suivre sa voie coûte que coûte. La définition sied parfaitement au duo montréalais Elsiane, actif depuis 2000, et qui vient tout juste de lancer son premier album, Hybrid.

Le disque en question est une oeuvre suave, luxuriante, riche en texture. Son cadre sonore ne nous est pas inconnu: une oreille curieuse reconnaîtra des éléments d’electronica, de jazz, de musique de film… Mais la fusion de ces influences, parfaitement réussie, fait naître un supplément d’âme.

Malgré tout, on voudra comparer, on ne pourra s’empêcher de comparer, le réflexe est humain. La signature vocale d’Elsieanne fait penser à Hooverphonic, à Lamb, à Björk, même… Flatteurs ou irritants, ces rapprochements?

"Je dirais que nous ne sommes pas irrités par les comparaisons… à ce stade-ci", répond en souriant Stephane Sotto, batteur, ajoutant que la nature exotique de la voix d’Elsieanne (Caplette, chanteuse) ne peut faire autrement que de nous inscrire dans cette palette bien particulière. Au bout du compte, ça sera aux gens de se faire leur propre idée."

L’auditeur fasciné par le mystère du chant humain sera servi. Les prouesses vocales d’Elsieanne Caplette sont toutes réalisées sans filet. "J’ai étudié la musique, mais je n’ai jamais suivi de cours de chant, confie l’artiste. J’ai toujours traité ma voix comme un instrument. J’ai toujours voulu qu’elle soit naturelle. Sur le disque, je n’utilise aucun effet. Ça vient du fait, qu’à l’époque, je n’avais pas les moyens de recourir aux artifices numériques, alors j’ai travaillé de façon à pouvoir les reproduire naturellement."

Conçu au mépris de tout plan marketing, Hybrid s’est développé sans pression, sinon celle de vouloir créer un disque qui allait s’inscrire dans la durée. "L’expérience studio a été à la fois difficile et agréable, avoue Stephane Sotto. C’était nous deux, avec notre producteur (David Kakon), enfermés entre les quatre murs du studio, tâchant de suivre la bonne voie…" Le travail s’est accompli librement, aux diktats extérieurs – le groupe a magasiné un label pour son disque seulement après l’avoir enregistré…

L’heure est justement venue d’offrir Hybrid à un public "vivant". Bien que fier de l’album, Stephane croit que "la scène devrait être une expérience supérieure à l’écoute du disque, où l’on peut apprécier vraiment l’énergie du groupe." À bon entendeur…

Le mardi 3 juillet
Au Club Soda

À écouter si vous aimez
Angelo Badalamenti
Hooverphonic
Lamb

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