Alexandre Poulin : Sur la route
Musique

Alexandre Poulin : Sur la route

Alexandre Poulin n’a rien d’un beatnik, mais il prend la route, la guitare en bandoulière et des chansons-fleuve plein le baluchon.

Quelques mois après la sortie de son album éponyme, difficile pour Alexandre Poulin d’éviter un quelconque bilan à ce sujet. Or, l’exercice ne s’avère pas une corvée. Au contraire. "C’est au-delà de mes attentes, dit-il d’emblée. Les réactions ont été super bonnes. Les ventes sont là, les spectacles aussi. J’hésite à dire que je suis surpris, car je crois en ce que je fais, mais reste que c’est mon premier véritable album."

La recette de son succès? Il écrirait un livre s’il le savait, mais ses efforts acharnés – il a mené sa carrière de manière indépendante pendant plus de 10 ans – n’y sont sûrement pas étrangers. "J’ai vendu des démos partout à travers le Québec. Je commence à peine à récolter ce que j’ai semé."

La récolte est tout particulièrement heureuse, car elle se fait à plusieurs. Habitué à porter différents chapeaux pour vivre de son art, Alexandre Poulin peut désormais compter sur l’équipe des Disques Victoire, celle-là même qui gère la destinée de Mes Aïeux. Plus on est de fous…

COMME DU BON PAIN

Certains se surprennent de la fréquence à laquelle les chansons d’Alexandre Poulin jouent sur les ondes des radios commerciales malgré l’omniprésence du texte. Lui le premier. "Ce que je fais n’a rien d’un format radio. C’est plus un canevas de nouvelle littéraire que j’emploie. C’est mon choix. La route a été longue; je n’avais pas envie de m’adapter. Le danger aujourd’hui, c’est de vouloir suivre un courant et de ressembler à d’autres. Moi, j’écris des histoires qu’il faut que tu écoutes."

Ainsi, chaque chanson vient avec un texte bien dense, comme un gros pain. "J’ai écouté beaucoup de vieux Bruce Springsteen. Ça se limite souvent à une guitare, un harmonica, pis une histoire qui tourne autour d’un personnage. Le récit peut faire un film, mais il en fait une toune de quatre minutes. C’est ça qui m’anime."

En spectacle, Alexandre Poulin ne déroge pas de son canevas, qu’il soit en solo, en trio ou full band. "C’est assez libre, mais j’arrange le show pour qu’il y ait un début, un milieu, pis une fin." Comme dans les chansons de Springsteen.

À écouter si vous aimez /
Vincent Vallières, Monsieur Mono

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