Hiromi Omura : Quelque chose de magique
Musique

Hiromi Omura : Quelque chose de magique

La soprano Hiromi Omura revient à Montréal pour Simon Boccanegra, l’une des oeuvres les moins connues de Verdi, que l’Opéra de Montréal présente pour la première fois.

On a eu le grand plaisir de découvrir Hiromi Omura à l’Opéra de Montréal en 2008, alors qu’elle triomphait dans le rôle de Cio-Cio San, dans une belle production de Madame Butterfly (Puccini), un rôle que la soprano japonaise a déjà tenu dans une dizaine de productions différentes. On la voyait alors dans l’un des grands rôles du répertoire et dans un opéra parmi les plus connus. La voici maintenant sous les traits d’Amelia, fille du doge de Gênes (Simon Boccanegra), disparue 20 ans auparavant et dont la réapparition solutionnera autant de problèmes qu’elle en aura causé.

L’oeuvre de Verdi n’est pas sa plus connue. Omura commente: "C’est un opéra merveilleux, mais malheureusement peu joué. Je n’ai d’ailleurs jamais eu le plaisir de chanter ce rôle. J’en ai déjà chanté des extraits en concert, mais pour le rôle en entier, ce sera ma première fois." Verdi est d’ailleurs l’un des compositeurs préférés de la chanteuse, qui a passé plusieurs années en Italie. "Mes débuts à l’opéra, c’était avec Violetta, dans La Traviata, et ça m’a porté chance! Presque tous les opéras auxquels j’ai collaboré sont italiens, mais la musique de Verdi a vraiment quelque chose de magique!" On reverra la soprano dans un rôle bien différent de celui par lequel nous l’avons découverte. "Amelia est bien différente de Cio-Cio San, ça, c’est sûr! Elle est italienne, et elle sait ce qu’elle veut. Elle est très intelligente, et pas victime du tout. Elle sait quoi faire pour être heureuse à la fin!"

La soprano a assisté une seule fois à une production de Simon Boccanegra: "C’était à Hambourg, dans une mise en scène très moderne. J’ai pensé à ce moment-là qu’il devait être difficile pour les gens de comprendre l’action s’ils n’avaient pas pris la peine de s’informer à l’avance. En fait, c’est difficile à comprendre, même pour nous!" L’histoire de Simon Boccanegra, remplie de quiproquos à saveur politique ou personnelle, est en effet un peu complexe, et c’est sans doute ce qui explique qu’on le programme peu fréquemment (une invitation à lire les notes de programme avant que les lumières ne s’éteignent!). "Ici, pour ce que j’ai vu jusqu’à maintenant, ce sera une mise en scène plus traditionnelle, et dans de très beaux décors [signés John Coyne]."

Hiromi Omura sera bien entourée dans cette production du San Diego Opera mise en scène à Montréal par David Gately (dont on a vu le travail dans Lucia di Lammermoor la saison dernière). Le rôle du doge sera tenu par le baryton Alberto Gazale, ce qui promet (l’année dernière, une production au Grand Théâtre de Genève virait son Simon après la quatrième représentation pour le remplacer par Gazale, qui a littéralement sauvé la mise!). C’est l’Américaine Keri-Lynn Wilson qui sera devant l’Orchestre Métropolitain de Montréal.

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