Vincent Vallières, Les Trois Accords, Jaune et Mike Goudreau : Les gloires locales
Musique

Vincent Vallières, Les Trois Accords, Jaune et Mike Goudreau : Les gloires locales

La Fête du lac des Nations consacre son mardi aux gloires locales: Mike Goudreau and the Goodmen Band, Jaune, Vincent Vallières et Les Trois Accords. Voir a badiné avec eux en mai dernier sur une terrasse sherbrookoise.

Petit cachottier, ce Vincent Vallières. On a jasé 15, 20 minutes avec lui lors de la conférence de presse divulguant la programmation de la Fête du lac des Nations et jamais il n’a évoqué la chanson qu’il s’apprêtait à larguer sur la Toile, Et c’est un départ (à télécharger au www.fordfranco.ca), du cousu main pour les grosses foules de festival, avec un refrain qui fait pop, tout en "papapapapa". On entend déjà les estivants reprendre la chose en choeur, avant que le chanteur ne lance un "je vous entends pas, encore plus fort!" de circonstance.

De quoi a-t-on discuté, alors? De sa première fois (à la Fête du lac, s’entend), en première partie de Kevin Parent. C’était en 1998. Qu’a-t-il appris depuis? "Faut savoir gérer son party. Le mode de vie de tournée, c’est exigeant. Quand tu pars le week-end une fois de temps en temps, c’est tel que tel, mais là, j’ai une quarantaine de shows en ligne cet été. C’est sportif."

Sur ces sages paroles, on est allé rejoindre Mike Goudreau, qui se terrait sous un parasol, tout sourire. Et pour cause, son récent album, Dancing shoes, enregistré avec l’organiste Lorrie Goodman, fleure bon les Green Onions de Booker T. and the M.G.’s (des légendes du soul). De l’orgue B3, est-ce assez rassembleur pour un festival grand public? "Je trouve que l’orgue installe une ambiance, un feeling. Et un B3, quand c’est joué par quelqu’un de compétent, ça peut être aussi puissant qu’un big band."

On a ensuite tenté de repérer dans la foule Stéphanie Blanchette et Raphaël Rioux, les leaders de Jaune, en vain, pour finalement se rabattre sur Johnny Maximum, le batteur (ben non, c’est une joke, on l’aime, Johnny!). Sa bande venait tout juste de mettre en marché la version physique de l’album Au bout du vent et préparait ses traditionnelles tournées estivales de la Gaspésie et de l’Abitibi. "On se considère très privilégiés d’être de la Fête. On est non seulement contents de compter parmi les représentants sherbrookois, mais aussi fiers d’être de la belle brochette d’artistes francophones", a-t-il confié.

Sur ces entrefaites, Alexandre Parr et Simon Proulx, des Trois Accords, se sont immiscés dans la conversation. Offusqués, les gars ne pouvaient concevoir que leurs hits n’aient pas été retenus pour un des feux d’artifice (il faut savoir que tous les feux exploseront cette année au son de succès du rock classique). "J’ai entendu Queen, les Rolling Stones, Bryan Adams. Je me suis dit qu’à un moment donné, ils allaient nous nommer, mais non", s’est vexé Proulx, pince-sans-rire. On a conclu en demandant aux ex-Sherbrookois d’adoption s’ils comptaient dépoussiérer Auto-cannibal, la chanson la plus rébarbative de leur catalogue, sur la scène principale, le 12 juillet prochain. "Pour 25$, ça pourrait s’arranger", a répondu Parr, conciliant. Mais comme l’équipe de Voir n’avait pas un rond en poche, les festivaliers devront se contenter de Saskatchewan et autres Dans mon corps.