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Rétrospective 2011

Musique locale 2011 : Top 5

1- Francis Faubert

Un bonhomme sympa à la personnalité rugueuse et aux nombreux sourires en coin. Primé à Granby, le sublime L’impression d’exister s’impose toujours comme l’une des belles réussites de la chanson des derniers mois.

« J’ai passé une bonne partie de l’année à chanter dans les concours et les beaux festivals d’été. J’ai fait la cigale sans trop me soucier de l’hiver qui s’en venait et je n’en regrette rien. Je profite de cette revue de l’année pour lever mon verre aux rencontres que j’ai faites et à tous les passionnés qui s’investissent dans ces événements essentiels à la survie culturelle.

Il faut par contre sortir de Montréal pour apprécier ce dynamisme. En région, les gens sont fiers de leur place, de leur festival. Ils accueillent les artistes avec respect. Ce qui m’a le plus frappé, c’est l’ouverture d’esprit du public. Ils ont un préjugé favorable à toute nouveauté. Ils se déplacent en masse pour découvrir l’artiste et ils écoutent. Ils écoutent le spectacle, ils écoutent les textes. Ben oui, ça existe du monde qui écoute les textes! C’est rassurant. Je lève aussi mon verre de scotch au Festival de l’Outaouais émergent, qui relève les défis et compose avec maintes difficultés. Exilé à Montréal depuis quelques années, j’aurai toujours l’Outaouais dans le sang.

Que ce soit en Gaspésie, à Natashquan, dans Charlevoix ou chez nous, tous ces gens qui s’unissent pour offrir au public des spectacles émergents de qualité permettent aussi aux artistes privilégiés de rencontrer des publics de qualité. Je me suis senti à ma place partout grâce à vous. J’espère faire la cigale dès les premiers bourgeons de 2012. En attendant, je lève mon verre, ça me tient au chaud et ça m’aide à passer l’hiver. »

– Francis Faubert

2- Ferriswheel

Avec Un peu au nord et sans distorsion, Ferriswheel asservit la pop de chambre instrumentale pour créer la trame sonore d’un film aux images qui vous hanteront pendant des semaines.

3- Kalle Mattson

Comme autant de spectres planant au-dessus d’une scintillante mélodie ou d’un vers pas mal bien tourné, Kalle Wainio a fait d’Anchors, l’album de Kalle Mattson, l’une des réflexions rock indé les plus réjouissantes de l’année.

4- Andrea Simms-Karp

Sur Hibernation Nation, sa sublime seconde offrande, Simms-Karp murmure à nos oreilles l’aliénation amoureuse et l’isolement hivernal ottavien. Comment ne pas fondre d’amour?

5- Fevers

Synthés spasmodiques, rythmes programmés et mélodies trépidantes évoquent largement cet électropop omniprésent dans les boutiques branchées. L’album Passion Is Dead devrait toutefois faire rougir d’envie les plus établis du genre tant il s’avère accompli.

Mentions spéciales à Bourbon Bay, FET. NAT., D-Trak, Roxanne Potvin, Camp Radio et Slim Moore & The Mar-Kays.

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