Monogrenade : Bombe éclectique
Musique

Monogrenade : Bombe éclectique

La bombe Monogrenade ne semble pas vouloir se consumer comme un feu de paille. Les quatre passionnés de musique entretiennent la flamme.

À peine quelques semaines après un périple en France, Jean-Michel Pigeon (voix, guitare, clavier), Marianne Houle (violoncelle), Mathieu Collette (batterie et programmation) et François Lessard (basse) pensent déjà à refaire leurs valises pour le Vieux Continent. C’est que Tantale, le premier album de la formation en vente au Québec depuis la fin de l’hiver 2011, y sera lancé le 17 avril prochain. "Pour un band francophone, c’est super encourageant de voir que ça marche en France. Au Québec, la musique indépendante, ce n’est pas super évident. Ça nous motive", se réjouit le leader du groupe, Jean-Michel Pigeon.

Selon lui, la musique émergente manque de diffusion pour… émerger! "La question à se poser, c’est quel est le mandat culturel des diffuseurs? se demande-t-il. Le mainstream prend beaucoup de place comparativement à la scène montante et il n’y a pas d’arme contre ça. Il faut être plus persévérant. Souvent, il faut faire plus pour moins d’argent."

Déjà, la bande planche sur un nouvel opus, sans toutefois ressentir le fameux stress du deuxième album. "On est un jeune band, ça fait deux ans et demi qu’on existe. On apprend encore à jouer ensemble. On est encore au stade où on s’améliore."

Le deuxième effort risque d’être légèrement "mais pas complètement" différent du précédent, qui avait été enregistré dans un chalet au nord de Montréal. "On vient de se construire un studio chez ma mère. On risque d’y faire beaucoup de takes. Puis on aura une partie de studio mobile pour aller chercher des ambiances naturelles", raconte l’auteur-compositeur qui a déjà en tête une église où il aimerait bien travailler. "On ne s’arrête pas à un style. On garde ça mélangé", assure le chanteur de la formation souvent comparée à Karkwa. "C’est flatteur. On ne se cachera pas que ce groupe fait partie de nos influences. Mais il me semble que ça ne se ressemble pas. Il n’y a pas beaucoup de bands indé francophones qui font du pop-rock, donc la comparaison est facile."

La corde sensible

En spectacle, Monogrenade veut calquer l’ambiance de Tantale, qui se veut assez éclectique. "C’est un mot qui nous caractérise assez bien. On passe de la musique douce à la musique forte, de l’électro à l’acoustique."

Sur scène, le groupe est toujours accompagné de deux "violoneuses". Une présence qui s’avère plus que nécessaire pour reproduire le son de l’album, enregistré avec un quatuor à cordes. "Les cordes sont prédominantes dans notre son, donc c’est essentiel d’avoir au moins deux violons en spectacle. En fait, l’idéal serait d’avoir un quatuor à tous les shows, mais c’est impossible sur le plan financier ", explique le musicien qui ne vit pas encore totalement de sa musique. Mais ça ne saurait tarder.

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Peter Peter

La deuxième tête d’affiche du spectacle, Peter Peter, s’est taillé une place dans la chanson québécoise moderne après avoir remporté les grands honneurs à Ma première Place des Arts dans la catégorie Auteur-compositeur-interprète en 2008. Plume inventive, chant relâché, pop indie mélancolique: Peter Peter aime les chansons courtes et simples et les pièces presque linéaires. "Pas besoin d’arrangements raffinés ou d’un bridge trop élaboré", dit-il. Réalisé par Howard Bilerman (Godspeed You! Black Emperor, Arcade Fire, Grant Hart), son premier album (homonyme) a été lancé au printemps dernier. D’ailleurs, sa pièce Homa a remporté le titre de chanson francophone de l’année 2011 selon iTunes Canada.

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