LG Breton : Tout arrive…
Musique

LG Breton : Tout arrive…

Avec son premier album Consider It Done!, LG Breton, en plus de signer une relecture accomplie des éléments fondateurs de la musique populaire, propose le travail d’une vie.

LG Breton est de ceux qui font de la musique un choix de vie. Une carrière qui ne se passe pas nécessairement à l’avant-plan puisque, depuis presque 20 ans, le musicien prend part à une foule de projets des plus variés. Quand il ne signe pas de musiques pour des publicités, il compose pour la danse moderne ou collabore à des manifestations de toutes sortes (on l’a vu sur scène avec le spectacle de Gilles Bélanger 12 hommes rapaillés, entre autres).

Consider It Done!, paru à l’automne 2011, se révèle un projet que le musicien originaire de l’Outaouais caressait depuis plusieurs années. "C’était mon 30e album en carrière, lance LG Breton, rencontré dans les bureaux de Voir. Mais le tout premier qui porte mon nom. Consider It Done!, le titre, envoie un message à tous ceux qui m’ont déjà demandé si j’allais faire un album un jour. Aussi, l’album a trouvé son titre que quand j’ai écrit la chanson Consider It Done qui, elle, n’a rien à voir avec ça!"

Bercées par des arrangements opulents, les chansons de l’opus trouvent écho auprès des piliers du rock’n’roll; les mélodies de McCartney-Lennon sont évoquées au gré de l’écoute, autant que les envolées psychédéliques de The Who… Pour Breton, ces influences ne sont que purement naturelles. "C’est vrai qu’il y a des références aux années 60 et 70. Mais c’est pas tout comme ça; je crois que la clé se trouve dans le songwriting. La vraie chanson n’existe presque plus de nos jours. Prends Rihanna ou Lady Gaga: chez elles, c’est la production qui prime, c’est d’abord une question de gros son. Pour cet album, je voulais faire ce qui me plaisait: des chansons. Des vraies."

"Cela étant dit, je ne voulais pas faire d’hommage à cette époque, c’est pourquoi les différentes décennies sont représentées. En fait, ce qui est très 2000, c’est ce mélange des genres."

Il prend l’exemple de la twangy Saviour, qui adopte des sonorités country. "Je me suis inspiré du prêchi-prêcha de la droite chrétienne, donc musicalement on est plus près de l’americana. C’était logique de lui donner ces couleurs."

Fait inusité, l’album renferme une reprise de See Emily Play, classique de Pink Floyd, décrite comme un "bijou de toune pop". Questionné à savoir si l’obtention des droits lui a donné du fil à retordre, Breton explique: "Ça a été facile, une question de deux ou trois courriels. On pourrait penser que c’est archi-difficile, mais non. C’est juste une redevance que je vais donner sur le nombre d’exemplaires imprimés."

Il conclut, poussant la réflexion encore plus loin: "Ce qui unirait le plus l’album, c’est le côté cinématographique. Là, tu retrouves du pop-punk, plus loin, c’est une fausse bossa à la Beck… Chaque fois, c’est comme un petit bout de film et, ensemble, c’est comme un long métrage."

Le 3 octobre à 20h
Au Cabaret La Basoche

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