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Musique

The Faint : La petite mort

The Faint fait plaisir aux mélomanes en poursuivant son projet jouissif: jouer son cultissime album Danse Macabre sur scène.

Le groupe dance rock américain The Faint revient de loin. Résumé des épisodes: en 2001, il lançait Danse Macabre sous étiquette Saddle Creek, un troisième album adulé par la critique. Puis, en 2004, suivait Wet From Birth, reçu tièdement. Quatre années plus tard, le collectif se séparait de son label pour fonder le sien – blank.wav – et dévoiler Fasciinatiion, un bide. Depuis, silence radio. Ce qui nous mène à 2012 où le quatuor reprend la route pour réinterpréter Danse Macabre en entier alors que Saddle Creek déploie une édition «de luxe» du classique.

À l’autre bout du fil, le leader Todd Fink s’esclaffe. «On dirait que vous glissez le mot “nostalgie” comme s’il s’agissait d’une injure!» note-t-il avant d’aborder la nature du projet. «Je ne crois pas qu’il soit question ici de nostalgie et, de toute façon, je ne vois pas ce qu’il y a de “nostalgique” ou “d’étrange” à jouer un vieux disque – que ce soit sur une scène ou sur une platine. C’est une bonne idée en ce qui nous concerne. Le reste – la perception de cet album ou de la présente démarche – nous importe peu. On le fait parce que ça nous tente!»

Ainsi, le fait d’enchaîner les pièces de cet album-culte ne serait significatif que pour le public. «Ce n’est pas un si grand effort pour nous, pour tout vous dire!» confie-t-il en revenant sur la réinterprétation du classique. «La plupart des pièces de ce disque sont plutôt amusantes à jouer. On n’a dû se réajuster que dans quelques pièces qu’on interprétait moins souvent, et cet “apprentissage” était plus amusant que barbant, de toute façon. C’est parfois satisfaisant de prendre ses distances avec une œuvre puis d’y revenir des années plus tard.» Idem pour les planches, selon le principal intéressé. «Bien qu’on se soit toujours donné à fond sur scène – pour le public, mais aussi pour nous faire plaisir –, je crois que nos tournées à répétition ont fait en sorte que l’étincelle n’y était tout simplement plus. Je ne sais pas si c’est la réaction du public en général ou notre excitation de reprendre la route après tant de temps sans tournée, mais ça va très bien, en fait!»

Une question d’étiquette

Considéré par plusieurs critiques comme le fer de lance de la mouvance dance rock du début des années 2000, The Faint se complaît dans ce statut particulier. «C’est un honneur, tranche Fink. Contrairement à plusieurs étiquettes, je suis très confortable avec celle-ci. Le dance rock, c’est tellement vague! Tout ce que j’en sais, c’est qu’on nous compare souvent à The Rapture et d’autres groupes qu’on aime bien», lance celui qui précise que du nouveau matériel de son groupe sera bientôt dévoilé. «En plus de Danse Macabre, on joue d’autres chansons favorites ainsi que de nouvelles pièces, dont une sélection qu’on retrouve sur un disque offert uniquement à nos concerts. En ce qui concerne la suite, on ne sait pas trop la forme que ça prendra – un album? une série de maxis? –, mais on y travaille. C’est déjà ça!»

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