La Bronze : Jolie bête
Musique

La Bronze : Jolie bête

La musicienne originaire de l’Outaouais Nadia Essadiqi, leader de la formation La Bronze, répond à quelques questions (pas trop) existentielles sur son band

Voir: J’ai l’impression que 2013 débute sur les chapeaux de roues pour La Bronze. Peux-tu expliquer ce qui se trame chez vous?

Nadia Essadiqi: «Effectivement, il y a de beaux trucs qui s’en viennent. Je participe à Ma première Place des Arts et on a aussi été sélectionnés pour Vue sur la relève. Je sens que de plus en plus de gens s’intéressent à notre travail et le reconnaissent, c’est très encourageant et ça fait vraiment plaisir!»

Tu es de la cuvée 2013 de Ma première Place des Arts. Excitée? Comment se déroulera l’aventure?

«Oui, j’ai bien hâte! Je vais y faire quelques chansons le 18 mars accompagnée par les musiciens de l’événement. C’était un peu le même principe lors de mon passage à Petite-Vallée en tant que compositrice et c’est toujours chouette d’entendre mes tounes jouées par des gens que je ne connais pas, ça ouvre d’autres horizons.»

Est-ce que tu dissocies La Bronze de Nadia Essadiqi? Ou les deux sont intimement liées?

«La Bronze, c’est mon projet musical et esthétique, l’espace où j’éclate mon feu et mon âme avec le monde à travers le chant, la poésie, les beats et la danse. Et moi, en tant que Nadia Essadiqi, je suis aussi comédienne et auteure. Donc, oui, les deux sont directement liées, je suis Nadia Essadiqi et, entre autres, La Bronze.»

Il y a eu le EP l’an dernier; est-ce qu’un premier album est en cours? De quoi va-t-il parler?

«Oui, on travaille là-dessus, on est en plein dans les demandes de subventions et de financement. Il va parler des thèmes sur lesquels je suis en recherche constante, soit ceux de l’amour, la liberté, la passion, le partage humain, le lâcher-prise, le courage d’oser, le plongeon vers notre nature profonde. Un peu comme de l’art visuel ou des scènes de cinéma, mes chansons décrivent souvent des moments, des charges émotives, des états.»

Explique les danseuses. Elles font partie intégrante de l’équation La Bronze? Je sais que tu danses aussi, dans quelle mesure est-ce que vous adaptez les shows pour Les Bronzettes (comme je les ai baptisées)?

«Les Bronzettes! J’aime ça! Elles font complètement partie du show. Pour moi, l’aspect visuel est aussi important que l’auditif. La danse est une discipline hyper puissante et elle s’amalgame tellement naturellement avec la musique. Elles ont une énergie foudroyante et ajoutent énormément de spark au show. Pour nous, c’est vraiment exaltant de danser dans un contexte de show de musique, où les gens ne s’attendent pas à voir ça.»

La formule guitare / claviers / chanteuse-percussionniste ne se voit pas souvent. Tu tripes derrière la batterie? Il y a un côté très primitif, animal, à fesser sur des bouts de peau, non?

«J’ai été initiée à la musique dans des bands de percussions et, effectivement, il n’y a pas grand-chose d’aussi satisfaisant que de jouer des gros beats en fessant sur des drums

La chose que personne ne sait sur La Bronze et que tu souhaites dévoiler à Voir?

«Je mets toujours du ketchup dans ma poutine. Hey, juge-moi pas.»