Every Time I Die : Travailler
Musique

Every Time I Die : Travailler

Every Time I Die travaille avec acharnement à pulvériser nos oreilles.

C’est ce bon vieux Lucien Bouchard qui serait fier d‘Every Time I Die, une belle bande d’ouvriers acharnés de la musique qui bûche. Fondé en 1998 à Buffalo, le quintette phare du metalcore ascendant math rock enfile encore et toujours, 15 ans après sa fondation, les spectacles comme un alcoolique écluse les shooters, malgré ses six albums au compteur (dont l’essentiel Gutter Phenomenon) et ce statut de vétérans sur lequel d’autres s’assoiraient un instant pour souffler. «C’est assez rare qu’on se demande si on va repartir en tournée, on discute plutôt à propos de quelle tournée on va faire. Notre style de musique et notre longévité nous permettent d’essayer différentes choses, de jouer avec Gwar [groupe de trash métal parodique célèbre pour ses costumes de films d’horreur de série B], de faire ensuite le Vans Warped Tour [grand pow-wow du punk mainstream], tout en conduisant nos propres affaires», explique le guitariste Jordan Buckley, qui se dépense sans compter chaque soir sur scène en compagnie de son frère Keith (voix), d’Andy Williams (guitare), de Stephen Micciche (basse) et de Ryan «Legs» Leger (batterie). «C’est rare que nous soyons plus d’un mois sans prendre la route.»

Every Time I Die compte parmi ces rares formations issues de la communauté métal/hardocre que porte dans son cœur la presse musicale généraliste, fait d’armes sans doute attribuable aux structures angulaires de ses raids sonores et à ce désir d’inscrire le mot «mélodie» à l’ordre du jour du genre. Ex Lives, son plus récent album zigzaguant entre des rocks poing-en-l’air qui pourraient se tailler une place sur les ondes de Radio X2 (Revival Mode) et des bastonnades en règle (The Low Road Has No Exits), témoigne de la vaste gamme de coups au visage et au plexus que peut administrer le groupe. «C’est notre album le plus varié à ce jour, affirme Buckley. Pour que l’écriture de chansons demeure un processus intéressant après toutes ces années, il faut absolument qu’on varie les tempos, les atmosphères, les états d’esprit.»

C’est la forme, donc, mon Jord? «Nos corps sont résolument plus endoloris qu’avant quand nous nous levons le matin. Nous ne sommes plus des jeunes poulets. Je me sens toujours comme de la merde les lendemains de concert, ce qui ne m’arrivait jamais dans le passé. Mais quand je vois les kids devant la scène, je me dis que ça en vaut la peine.»

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