Big Rude Jake et le Tennessee Voodoo Coupe : Pour l'amour du rockabilly
Musique

Big Rude Jake et le Tennessee Voodoo Coupe : Pour l’amour du rockabilly

Pilier de la scène musicale indépendante de Toronto depuis nombre d’années, Big Rude Jake renoue avec ses premières amours aux côtés de son groupe Tennessee Voodoo Coupe

«J’aime et écoute du rockabilly depuis que je suis ado. Mais quand j’ai commencé à faire ma propre musique, je me disais que c’était mieux de choisir le jazz. Le genre me permettait un côté émotionnel semblable à ceux de Leonard Cohen et Tom Waits, des artistes qui m’inspiraient beaucoup. Et il n’y a pas de place pour des paroles comme ça dans le rockabilly.»

Actif sur disque depuis le regain du swing du début des années 1990, Big Rude Jake joue dans cinq bands en même temps, en plus d’animer les restaurants et bars de la Ville reine en guise de job alimentaire. Son chèque de paie régulier, pour reprendre ses mots. Il sera bientôt de passage à Québec accompagné du Tennessee Voodoo Coupe, groupe qu’il a formé par pur plaisir, parce qu’il avait envie de jouer avec le bassiste Steve Good et d’autres musiciens d’expérience. «On a enregistré un premier album que ma femme s’est mise à vendre sur Internet à des gens de partout dans le monde. On s’est vite rendu compte qu’il y avait un intérêt, qu’on devait faire des shows avec tout ça.» Résultat: un spectacle à Montréal ce mois-ci, un autre à Québec et une participation au Viva Las Vegas Rockabilly Weekend dans une semaine. «C’est la première fois qu’on sort de l’Ontario, même si le groupe existe depuis maintenant six ans.»

La promesse? Celle d’un spectacle festif et de beaucoup de bonheur sur scène. Un exercice de style aussi, puisque le groupe s’habille chic dans la plus pure tradition rockabilly pour être en osmose totale avec la musique. Tout pour recréer l’ambiance old-fashioned du Tennessee dans les années 50. «Elvis Presley est une grande source d’inspiration pour ce band. Parce qu’en fait, aucun des musiciens n’est originaire de là. C’est un peu une blague. Si on s’appelle comme ça, c’est parce que le rockabilly a été créé au Tennessee. À mon avis, ça s’est passé au Sun Studio de Memphis quand Elvis et d’autres jeunes ont jammé en mélangeant du blues, du gospel et leur propre touche.»