Quatuor Molinari : Pop art!
Musique

Quatuor Molinari : Pop art!

Frédéric Lambert, du Quatuor Molinari, aborde musique populaire et peinture en prévision du prochain concert de l’ensemble au Musée national des beaux-arts.

L’ensemble classique montréalais a connu un début d’année particulièrement chargé. La troupe s’est également lancée dans une tournée pancanadienne qui s’est littéralement terminée en spectacle marathon où il a joué les 13 quatuors à cordes de la Seconde École de Vienne, soit l’équivalent de trois prestations, en deux séances de longue haleine données en une seule journée. De plus, l’ensemble a aussi participé à un happening très couru à l’Église Saint-Jean-Baptiste de Montréal en compagnie des artistes folk Philippe B et Avec pas d’casque.

Ce genre d’associations — où le classique rencontre la pop — a été le sujet d’un reportage des Francs-Tireurs dans lequel l’illustre critique Claude Gingras est sorti de ses gonds alors que Richard Martineau mentionnait ces événements de l’OSM où virtuoses et interprètes fort appréciés du grand public — Marie-Mai et Simple Plan dans ce cas-ci — collaborent pour le meilleur… et pour le pire. «Je ne suis pas nécessairement en désaccord avec le propos de Claude Gingras», lance d’emblée l’altiste. «Pour ma part, je suis relativement contre. Je trouve que, souvent, c’est trop poussé. C’est des musiques qui sont souvent, à la base, très simples et qui n’ont pas besoin d’aller dans des élans si gros», précise-t-il, notant que le Quatuor Molinari choisit minutieusement ses projets et refuse, justement, les aventures où le résultat final serait aussi extravagant. «En ajouter trop fait en sorte que ça devient tellement léché que ça devient plus émotif que ce que ça devrait être à la base. Souvent, c’est exagéré.»

Celui-ci, par contre, est loin de mettre cette mouvance au pilori. «Comme Catherine Perrin le mentionne dans le reportage, il y a de plus en plus de collaborations du genre et ça s’améliore. Déjà, celle de Marie-Mai, qu’on aperçoit dans l’émission, je l’ai trouvé plus réussie que celle de Simple Plan. Et je suis curieux de la prochaine que l’OSM prépare avec Coeur de Pirate et Adam Cohen.»

Couleurs musicales

Ainsi, la prochaine «collaboration» du Quatuor Molinari n’est pas avec un artiste pop, mais bien avec le Musée national des beaux-arts, là où le quatuor se donnera en concert dans le cadre de l’exposition Les Plasticiens et les années 1950-1960 où on peut voir des œuvre de Claude Tousignant, Yves Gaucher et… Guido Molinari, justement. Une des pièces qui va être jouée est Blanc dominant, une commande à Ana Sokolović en 1998 et qui a été inspirée par l’univers de Molinari, chaque variation de la pièce faisant référence à une toile différente de l’artiste visuel. «C’est aussi la première œuvre qu’elle s’est fait commander — elle sortait tout juste des études — et la première que le Quatuor a commandée!», glissera Lambert au passage avant d’ajouter qu’on «va aussi interpréter d’autres compositions, dont du Veberg, qui était l’artiste favori de Gaucher. On a vraiment été chercher des trucs qui se marient avec l’art visuel. Ce n’est donc pas "obscur", ça accompagne l’éclatement des couleurs auquel Molinari avait recours d’ailleurs.»

En concert le vendredi 19 avril

Au Musée national des beaux-arts

Réservation requise au 418 643-2150

L’exposition Les Plasticiens et les années 1950-1960 est présentée jusqu’au 12 mai.

Détails sur mnba.qc.ca

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