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Cannibal Corpse : Divertissement sanglant
Musique

Cannibal Corpse : Divertissement sanglant

À moins d’être enfermé en studio pour composer ou enregistrer un album, Cannibal Corpse est presque toujours en tournée. Il était donc normal pour le groupe de fêter ses 25 ans en concert.

«Quand on y pense, on peut dire qu’on a eu une carrière bien remplie jusqu’à maintenant. On ne s’est jamais arrêté plus d’un ou deux mois d’affilée. C’est un peu plus difficile pour le corps lorsqu’on a seulement une dizaine de jours de congé entre deux tournées, mais on continue parce que c’est comme ça qu’on aime faire les choses», explique le batteur Paul Mazurkiewicz au sujet du rythme de tournée que s’impose Cannibal Corpse depuis 25 ans.

De la même façon, la formation reconnue pour ses pochettes d’albums sanglantes ne ménage pas ses efforts en ce qui concerne la composition. Torture, le 12e album de Cannibal Corpse, s’est hissé à la 38e place du palmarès Top 200 de Billboard à sa sortie en 2012. Selon le batteur, malgré les années qui passent, le groupe tente toujours de se surpasser à tous les niveaux: «On essaie de ne pas faire du surplace parce qu’on aime la musique qu’on fait», note Paul, tout en soulignant le travail remarquable du réalisateur Erik Rutan (de Hate Eternal), qui collaborait avec eux pour une troisième fois consécutive: «Je crois sincèrement que c’est ce qu’il a fait de mieux pour nous sur le plan sonore. Torture reflète notre énergie en concert et c’est ce qu’on attend d’un disque de Cannibal Corpse», croit Paul.

En plus de l’énergie et de la brutalité inhérente au death métal, un album de Cannibal Corpse ne serait pas pareil sans les textes sanglants. Quand ça fait 25 ans qu’on tue des gens dans des chansons, est-il possible de trouver des idées fraîches? «On pourrait penser que c’est plus difficile, mais non», affirme l’auteur de cinq des douze textes de Torture, dont Demented Aggression et Encased in Concrete: «J’ai mis un certain temps à trouver des idées, mais je n’ai pas l’impression de m’être répété. Une fois que j’ai un bon titre ou concept, je me sers de mon imagination pour inventer des petites histoires d’horreur qui ont pour but de divertir, même si elles sont écrites avec sérieux», précise Paul.