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Silverstein : Les eux côtés de la médaille
Musique

Silverstein : Les eux côtés de la médaille

Silverstein entreprend l’année en faisant une tournée des régions. Selon le batteur Paul Koehler, c’est le meilleur moyen de rester connecté aux fans, de garder les pieds sur terre et d’évoluer en tant qu’artiste.

 « C’est important pour nous de jouer en région. On a eu une discussion à ce sujet l’automne dernier. On se disait que c’était frustrant de toujours jouer dans des villes comme Montréal et Toronto, qu’on a visitées plusieurs fois depuis la sortie de This Is How The Wind Shifts (en février 2013). On s’est dit qu’on pourrait profiter des périodes plus tranquilles pour jouer dans des villes qu’on visitait plus régulièrement à nos débuts et où on sait qu’il y a aussi des fans. Peut-être qu’ils n’ont pas l’occasion d’aller à Montréal ou Toronto. Peut-être qu’ils n’ont jamais été voir un concert. Peut-être qu’on sera leur premier concert », s’exclame le batteur Paul Koehler quand on le questionne sur l’itinéraire de la tournée de Silverstein, qui s’arrêtera notamment à Chicoutimi, Sherbrooke et Québec.

 

Pour le batteur de la formation de Burlington, en Ontario, jouer dans des petites salles et de gros festivals constitue deux expériences très différentes, mais essentielles au développement d’un groupe: « On y apprend beaucoup sur le plan musical et sur la façon d’entretenir les liens avec les fans. Vivre les deux expériences nous aide à devenir de meilleurs artistes », estime-t-il.

 

Repousser nos limites. Être plus créatifs. Offrir une expérience différente aux fans. Ces trois affirmations reviennent souvent dans le discours de Paul lorsqu’il est question de leur 6e disque, réédité en octobre 2013 sous le titre This Is How The Wind Shifts: Addendum, avec deux nouvelles chansons intitulées I Will Illuminate et Kill The Lights: « On a écrit ces morceaux pour compléter certains chapitres de This Is How The Wind Shifts », explique Paul avant de rappeler le concept de l’album: « On l’a divisé en deux et chaque moitié contient une chanson complémentaire. Par exemple, la chanson 1 est complétée par la chanson 8, la 2e par la 9e et ainsi de suite. Le concept nous a permis d’explorer des thèmes alternatifs, de se poser la question qu’est-ce qui serait arrivée si… », énumère le batteur, avant de mentionner que le concept de This Is How The Wind Shifts n’a pas d’impact sur les spectacles: « On conçoit un album pour qu’il soit écouté du début jusqu’à la fin, alors qu’on monte le concert en pigeant sur chacun de nos disques pour qu’il soit agréable, divertissant et énergique. »

   

Forcément, le questionnement qui a mené à l’écriture des textes de This Is How The Wind Shifts a eu un écho au sein du groupe complété par le chanteur Shane Told, le bassiste Bill Hamilton et les guitaristes Josh Bradford et Paul Marc Rousseau: « On venait de se séparer du guitariste Neil Boshart et on songeait à recruter Paul Marc, qui était un ami de longue date. On a considéré toutes les options avant de prendre notre décision. Ce questionnement nous a aidés à trouver nos repères, ça nous a unifiés. Ça nous a permis de constater qu’on peut encore repousser nos limites même après près de 15 ans d’existence. »