Beat Sexü : Sexualité implicite
Musique

Beat Sexü : Sexualité implicite

Oubliez Marvin Gaye et son Sexual Healing, Tom Jones et sa bombe de sexe. Beat Sexü aborde la chose comme on lève sa main dans un cours de FPS en secondaire 2, la bas ventre qui chatouille en prime.

« Quand on est kid, on est trop gêné pour dire le mot « sexuel » au complet. Le nom, Beat Sexü, vient de là. » Rencontrés un jour avant le lancement de leur premier EP intitulé Première foisJean-Michel Letendre-Veilleux et Maxine Maillet sont émoustillés comme des puceaux à l’idée de faire danser filles et garçons ce vendredi soir. Et on les comprend sans mal puisque leur vidéo-jockey Antoine Bordeleau profitera de l’occasion pour offrir un espèce de mashup visuel à base de vidéos érotico-vintage dénichées sur le web.

Un peu comme dans le vidéoclip mis en ligne il y a deux semaines.

 

Né entre les murs du Pantoum, le projet musical ne vise pas seulement à stimuler les déhanchements de madame et coups de bassin de monsieur. « En plus de nos compositions originales, il y a nos covers sexü de bands locaux. C’est une façon pour nous de rendre hommage à Québec et à sa scène », explique la belle acadienne qui s’adonne (aussi) à être la seule fille du groupe. Mais dis moi Maxine, qui sont les artistes qui passeront au tordeur? « À date, on a demandé à Ponctuation, Les Indiens, Gab Paquet, LOS et ils ont dit oui. On fait aussi une version disco de Je t’aime tellement par Jérôme Charette-Pépin. C’est vraiment super quétaine parce que c’est J-E (N.D.L.R.: Jean-Étienne Collin-Marcoux) et moi qui la chante. » Détail important: mademoiselle et monsieur forment un couple dans la vie.

 

La magie de la dernière minute

Formé à la va-vite, Beat Sexü s’est vu offrir son premier contrat sans même avoir composé de chansons au préalable. « C’est parti d’un blague. J-E est directeur technique au Show de la Rentrée de l’Université Laval et les organisateurs avaient du mal à trouver des bands. Il leur a dit, en joke, « je pourrais venir jouer avec Beat Sexü, le band que je veux faire avec Jim et Antoine. » » Puis, les représentants de l’association étudiante (la CADEUL) l’ont pris au mot et… un peu de court. « On a eu trois jours pour écrire des chansons et jammer. C’était les 28, 29 et 30 décembre et on jouait le 11 janvier. Finalement, on y est arrivés. »

Conscient de la chance qu’ils ont d’être déjà en demande avant même de pouvoir être entendus sur Soundcloud ou Bandcamp, Jean-Michel (alias Jim) a quand même sa propre explication face à l’engouement: « On est déjà connus à Québec, on a déjà une certaine street cred. Moi, je joue dans Leafer, dans Hallucinol avec Max et dans Mom Jeans. Antoine, J-E et Symon Marcoux notre bassiste sont aussi dans X-Ray Zebras. En plus, on est trois à habiter au Pantoum. »

Habitués de travailler sous pression, Jim et Max avouent ne pas être encore totalement prêts pour le lancement et le spectacle prévu demain soir au Pantoum. « J-E finit de mixer les tunes de l’album ce soir et on va les mettre sur Bandcamp demain matin si tout se passe bien. […] Il n’y aura pas de copie physique mais on serait vraiment down pour identifier les CDs avec un marqueur et emballer ça dans du carton. Faire quelque chose de vraiment DIY. »

En attendant, Maxine et Jean-Michel useront de leurs talents de bricoleurs pour imprimer les t-shirts de Beat Sexü qui seront vendus sur place demain soir. Une opération rendue possible grâce au studio de sérigraphie aménagé à même le Pantoum.

 

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Lancement du EP Première fois

Vendredi 23 mai à 21h au Pantoum

(En première partie de FrankySelector)

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