Oktoplut : La suite naturelle des choses
Musique

Oktoplut : La suite naturelle des choses

Une nouvelle bête fait surface dans le paysage rock québécois : huit membres, deux têtes, un son poids lourd. Voici Oktoplut.

Projet réunissant deux musiciens qui ont fair leurs classes dans le punk rock local, Oktoplut tient presque de l’accident de parcours selon ses artisans. «Ça a adonné comme ça, car on n’était pas sensé faire un band avec ça», tranche Laurence «Larry» Fréchette, batteur et chanteur du duo. Et  le guitariste de Mathieu «Mathias» Forcier d’ajouter : «J’écoutais nos premières tounes récemment et disons que ça ne volait pas haut! On était loin de se douter qu’on ferait des shows avec ça ensuite!»

Avant d’en venir à Oktoplut, l’idée était donc pour les deux compères de “jammer” ensemble après les répétitions de leur ancien groupe. «Comme tu peux voir, c’était ambitieux dès nos débuts!», renchérit Larry au passage. Le duo allait quand même produire un 7” en 2012 avant d’en venir à Pansements, un premier album complet.

À la croisée de Weezer et Converge… genre

Si la facture musicale d’Oktoplut rappelle celle de Solids et Metz, Fréchette et Forcier – qui n’écartent pas ces référents, allant même jusqu’à les souligner dans leurs communications de presse – indiquent qu’ils puisent leurs inspiration plus loin. Beaucoup plus loin, même.

«On a des influences vraiment semblables, mais on en a d’autres qui sont très différentes», fait valoir Laurence. «Mathias, par exemple, est beaucoup plus Converge que moi alors que, de mon côté, je vais puiser dans ce qui est plus «gros pop rock« à la  Weezer. Ça fait un mélange qu’on trouve ben le fun à faire!» «Il y a quand même une base très punk, c’est juste», poursuit Mathieu, «mais c’est quand même la première fois qu’on a un projet  aux tounes aussi longues, où on incorpore beaucoup plus d’éléments de musiques plus « pop » et pour lesquels on écrit en français.» Plus tard, Fréchette indiquera que sa décision de chanter dans la langue de Desjardins est plus darwiniste que politisée.

«À quoi bon? Ça rime à quoi?»

«Je pense que c’était la suite naturelle des choses», muse Larry. «T’sais, quand t’es dans la vingtaine et que tu commences à faire de la musique dans un band punk, t’es souvent influencé parce que tu écoutais quand t’étais adolescent et c’était souvent de la musique en anglais», laisse-t-il tomber, notant que les projets francophones n’intéressait pas les ados qu’ils étaient pour se retrouver dans leur culture musicale. «Par la suite, quand tu commences vraiment à écrire tes propres paroles, t’en viens à te dire « À quoi bon? Ça rime à quoi de chanter en anglais quand t’es francophone? » Dès là, je me suis dit que les prochains projets auxquels j’allais collaborer seraient en français.» Un choix qui, mine de rien, tient également du défi. «C’’est plus difficile, car le français n’a pas la même musicalité que l’anglais, mais si on y travaille, il y a moyen de faire de quoi de rock avec!»

De l’importance de ne pas chômer

À l’image de la musique du groupe, les prochains projets d’Oktoplut sont empreints d’urgence. En plus du lancement – en formule 5 à 8 sur le plancher d’Aux 33 Tours – le groupe parcourera le Québec et dévoilera deux nouveau clips au cours des prochaines semaines. Comme si ce n’était pas assez,  les frères d’armes planchent sur une nouvelle tournée pour l’automne et préparent déjà un nouvel album. «On a déjà plein d’idées, conclut Mathias. On ne chômera pas là-dessus!»

Quelques concerts : au Petit Chicago de Gatineau le 22 juin (ainsi que le 11 juillet), au Zaricot de Saint-Hyacinthe le 9 juillet, au Rockaganza de Drummondville le 18 juillet,  et de prévoir d’autres concerts à Joliette. La suite sur la page Facebook d’Oktoplut.

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