16e édition d'Elektra: Rendez-vous avec le son
Musique

16e édition d’Elektra: Rendez-vous avec le son

Pour sa 16e édition, le festival d’arts numérique Elektra met un peu plus l’accent sur l’audio – la thématique est «Post-audio» – et introduit sa première Biennale internationale d’art sonore (BIAS), qui aura lieu jusqu’en juin cette année.

«On commence la BIAS de façon un peu plus modeste, avoue le fondateur d’Elektra Alain Thibault en entrevue. L’idée c’est de contraster avec la Biennale d’art numérique (BIAN), qui est une thématique plus claire, établie et franche et qui touche à tout au niveau de l’art numérique. Tout l’aspect visuel est présent, tandis que la BIAS, l’accent c’est vraiment le son.»

Ça débute ce mercredi avec l’ouverture d’une installation performative au Musée d’art contemporain, Nyloïd, «une espèce de bibitte robotique organique sonore» des frères suisses Décosterd [Cod.Act]alors qu’à l’Université Concordia, le collectif français Art of Failure présentera son installation documentaire Resonant Architecture, dans laquelle les trois artistes font vibrer et résonner des sons de bâtiments atypiques.

Une autre nouveauté en cette 16e édition est l’inauguration d’un nouveau lieu, la Galerie Elektra, située dans l’immeuble où se situent désormais les bureaux du festival, le Complexe de Gaspé (5445 avenue De Gaspé). La galerie hébergera le talentueux artiste montréalais Nicolas Bernier y présentera Frequencies (Friction) dès le 16 mai et fera place à Coincidence Engine One: Universal People’s Republic Time du 6 au 27 juin.

Quant aux spectacles de la programmation principale d’Elektra numéro 16, ils seront à nouveau présentés à l’Usine C. L’un des incontournables: CI du duo berlinois Diamond Version, fondateur du label Raster-Noton.

«C’est deux grands artistes et c’est un projet spécial, un peu plus accessible tout en étant edgy sur les bords. Ce qui est intéressant, c’est l’union de l’expérimental et de la pop. Ils ont fait la première partie de la tournée de Depeche Mode en fin 2013 du côté de l’Europe de l’Est. C’est une performance très «Elektra» avec visuels, musique, etc. S’ajoute un troisième membre qui se joindra à eux en deuxième partie de spectacle, un artiste japonais Atsuhiro Ito qui lui aussi a créé une interface sonore assez spéciale. Il joue avec un espèce de néon et contrôle des sons avec ça.»

Côté local, Alain Thibault démontre beaucoup de fierté lorsqu’il parle de l’artiste Myriam Bleau. Sa performance audiovisuelle Soft Revolvers proposée ce jeudi 14 mai à l’Usine C, qu’Elektra a présentée en mars à Londres dans le cadre de l’événement Digital Québec, profite déjà d’un beau et grand succès à l’international.

«De par ses nouvelles interfaces, elle a créé quatre toupies transparentes avec des senseurs qui lui permettent de contrôler en temps réel les sons qui sortent d’un ordinateur», précise Alain Thibault, avant de mentionner: «ce qui est super intéressant c’est qu’il y a à présent plus d’artistes féminines qui s’intéressent à l’art numérique.»

Et cet intérêt est aussi vrai du côté du public. Alain Thibault explique qu’au moins 40% est composé de femmes. «Ça, on est super content parce qu’en général, dans les manifestations à caractère un peu techno, c’est bourré de gars à 75%. Tout l’aspect visuel, les expositions et les installations nous permettent d’attirer un public plus féminin et aussi d’avoir plus de femmes artistes, ce qui est important.»

La 16e édition d’Elektra, du 13 au 17 mai / elektrafestival.ca

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Martin Messier // Projectors

Le son étant le moteur de ses créations, Martin Messier sera bien entendu de la 16e édition d’Elektra. Compositeur, performeur et vidéaste en art numérique, Martin Messier ouvrira le festival le 14 mai à l’Usine C avec Projectors, une «œuvre chirurgicale, où sont manipulés des projecteurs 8 mm, sous la lumière d’un projecteur numérique. Par un travail d’éclairage et de resynthèse de leur grondement quasi mythique, ces derniers reprennent vie, hors de la salle de projection, pour se transformer en machines à bruits, étranges et explosives. Décalée, inusitée et incongrue, l’œuvre amène le spectateur dans un univers hors du temps, en se situant quelque part entre dialogue, rencontre et contraste technologique.» Martin Messier est le porte-parole du Printemps numérique, qui regroupe 70 organismes (dont Elektra) et qui vise à faire rayonner la créativité numérique montréalaise. Le 2e Printemps numérique se poursuit jusqu’au 21 juin 2015. printempsnumerique.info

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