FIJM : Les passages obligés
Musique

FIJM : Les passages obligés

Encore une fois, le Festival international de jazz de Montréal offre cette année une brochette d’artistes gigantesque où il peut être difficile d’arrêter ses choix. À travers les légendes, les jeunes talents en pleine montée et les plus méconnus, voici une sélection pas piquée des vers pour tout mélomane en quête d’aiguillage.

Les monstres sacrés

Évidemment, qui dit FIJM dit artistes influents qui ont marqué le paysage musical de manière indélébile. Cette édition ne fait pas exception à la règle, les étoiles y seront encore une fois en grand nombre. Au rang des incontournables, on retrouve entre autres Dr Lonnie Smith, cet organiste de génie qui a accompagné George Benson dans les années 1960 avant de se tourner vers une carrière solo prolifique de 24 albums. Passant aisément du jazz standard aux styles plus «fusion», on sait qu’il présentera principalement des titres de son plus récent album, Evolution. Autre formation qu’on ne peut omettre d’évoquer, Kool & The Gang sera de passage pour faire groover les festivaliers. Véritable légende du funk et du disco, le groupe se passe de présentation. Une performance qui risque d’être explosive! On peut également compter sur la présence du grand Joey DeFrancesco cette année, autre organiste de légende. Un soliste incroyablement précis qui réussit à combiner une virtuosité extrême à une sensibilité très blues dans sa musique.

Kool & the Gang
Kool & the Gang

Les nouveaux joueurs

Le FIJM, ce n’est toutefois pas seulement que des superstars de la musique. On y va tout autant pour voir les grandes idoles que pour découvrir les futurs gros noms. Parmi ceux-ci, on peut assurément compter Taylor McFerrin. Fils de l’illustre Bobby, ce jeune musicien profite d’un talent qui lui coule dans les veines. Par contre, il n’est pas seulement là parce qu’il est le fils de l’autre. Son album Early Riser, paru en 2014, prouve qu’il reprend le flambeau à merveille, livrant un R&B et une soul empreints de modernisme et de finesse. Il saura certainement faire vivre l’héritage du nom McFerrin pour encore de nombreuses années. Plus près de nous, l’excellent pianiste Jean-Michel Blais livrera aussi en concert son tout premier album, II. Sa musique, bien que provenant résolument du monde classique, explore des terrains alternatifs qui lui ouvrent les portes d’un public beaucoup plus large. Sa présence au FIJM lui vaudra probablement de nombreux nouveaux fidèles qu’il mérite amplement.

Les méconnus

Au-delà des icônes incontournables et des petits nouveaux, il y a également au FIJM un grand nombre de musiciens incroyables qui roulent leur bosse depuis longtemps sans être très (assez?) connus du grand public. De ce nombre, on peut notamment compter Charlie Hunter. Muni d’une guitare comprenant trois cordes de basse et cinq de guitare, il joue simultanément lignes de basse, accords et mélodie et possède un groove des plus contagieux. Sa grande virtuosité se combine à un sens de l’improvisation impressionnant pour livrer avec son trio des concerts toujours étonnants. Du côté des cuivres, le trompettiste Erik Truffaz sera également de la partie cette année. Combinant des éléments hip-hop, rock et dance à des sonorités jazz plus standards, il a un son réellement unique. Il sera accompagné de son plus récent quartette, qui ajoute également des voix maliennes par-dessus ces bases solides. Un concert qui devrait certainement brasser les conventions.

Du 29 juin au 9 juillet
montrealjazzfest.com

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