Ghostly Kisses : Empreintes nostalgiques
Musique

Ghostly Kisses : Empreintes nostalgiques

Ghostly Kisses, ce duo d’électro nostalgique de Québec, roule de succès en succès depuis un peu plus d’un an. Faisant partie du Festival d’été de Québec cette année, le groupe nous livre les secrets de sa formule plus que gagnante.

Sa naissance sur la toile il y a un petit peu plus d’un an a fait rapidement de Ghostly Kisses une sensation web assez impressionnante. Générant plus d’un million d’écoutes sur Spotify, leur titre Such Words a ensuite plus largement présenté au monde la voix susurrée et envoûtante de Margaux Sauvé, flottant au-dessus d’une production tissée serrée par Dragos Chiriac. La douceur de son timbre capte immédiatement l’attention et les quatre chansons désormais disponibles n’étanchent pas la soif qu’on a de cette musique aux ambiances à la fois fantomatiques et chaleureuses.

Préparer le terrain

«On ne s’attendait pas à un tel succès, c’est certain. Le projet a toujours été très sérieux, explique Margaux, mais je n’aurais jamais pu imaginer que l’on aurait autant d’attention aussi vite. C’est au-dessus de nos attentes, mais on ne s’assoit pas là-dessus, on veut raffiner la musique au maximum.» Après quatre titres lancés à la pièce à plusieurs mois d’intervalle, il est normal de se demander quelle est la stratégie que le groupe compte employer dans le futur. Selon Margaux, ce n’était pas un plan établi que d’espacer ainsi les sorties. Seulement, après avoir lancé la première chanson pour présenter le projet, les contraintes de temps et les aléas de la vie ont fait en sorte que les deux comparses ont poursuivi dans cette voie. «Je sais pas précisément pourquoi, mentionne-t-elle, mais ça a toujours adonné comme ça. Ça s’est improvisé à mesure, mais c’est certain qu’on a hâte de prendre le temps de s’isoler quelque temps en studio pour faire un album complet. On en est rendus là, je pense.»

Ghostly Kisses est donc présentement en mode composition, et les deux musiciens se sont penchés sur un plan à plus long terme. Ils n’ont pas encore défini si ce sera un long album ou un EP de quelques titres, mais la prochaine fois que l’on aura droit à du nouveau de la part du groupe, ce sera certainement en quantité plus grande. Les deux acolytes ne se mettent toutefois pas de pression: «On a envie d’explorer de nouvelles choses. Je veux prendre plus mon temps pour m’amuser, faire de nouvelles collaborations, livrer un produit vraiment plus complet. Je pense qu’on prend ce qui va sortir pour la suite réellement comme un tout, par opposition à sortir des singles à la pièce, ce qui était un peu plus improvisé dans la réalisation.»

Photo : Dragos Chiriac
Photo : Dragos Chiriac

Un travail de pure collaboration

Lorsque le groupe met ses idées musicales dans la boîte, chacun des membres du duo a son rôle bien défini. Margaux, ayant une formation classique en violon au Conservatoire, est plutôt responsable de la composition. Ghostly Kisses, à la base, c’était ses chansons couchées sur papier. Elle n’a pas eu de formation vocale en soi, et a donc attendu assez longtemps avant de commencer à se mettre au chant. Selon elle, son côté classique transparaît d’une certaine façon dans sa musique, le lyrisme du violon n’étant pas étranger à la nostalgie profonde qui habite ses lignes de voix. Alors qu’elle occupe cette position, Dragos se révèle plutôt être le travailleur de l’ombre, celui qui réalise en coulisses à la fois la production musicale mais aussi l’identité visuelle du projet. En concert, il se retrouve dans la foule armé d’un appareil photo plutôt que sur la scène, qui se trouve occupée par Margaux et plusieurs musiciens invités. «Dragos, c’est un peu le magicien derrière Ghostly Kisses. C’est lui qui fait toutes nos photos, nos vidéoclips, c’est lui qui réalise les chansons. C’est également dans son studio maison qu’on enregistre nos tounes, c’est vraiment l’homme à tout faire, si on veut!»

Pour ce qui est de la composition des textes, Margaux se laisse aller à l’inspiration du moment. C’est une méthode d’écriture où l’idée de base lui vient toujours spontanément, où elle peaufine ensuite le matériel brut pour le mettre en musique de façon à la fois rêveuse et mélancolique. Les thèmes entourant les relations amoureuses sont omniprésents. «J’écris à propos de ce qui me touche. Je m’inspire soit de mon vécu, soit de ce que je vois autour de moi… Le sujet des relations amoureuses, ça m’a toujours intéressé et je pense que ça transparaît; j’écris presque tout le temps là-dessus finalement!» Gardez l’œil ouvert pour ne pas manquer la prochaine sortie de Ghostly Kisses, un album ou un EP qui saura certainement plaire aux âmes empreintes de nostalgie.

ghostly kisses sera au feq le 15 juillet à 20h sur la scène fibe